Les 8 (vrais) Meilleurs Vélos Électriques 2019 – Comparatif Complet

Mis à jour le 19 novembre 2018

Après plusieurs heures de recherches, j’ai enfin fait ma sélection des 8 meilleurs vélos électriques parmi plus d’une cinquantaine de modèles commercialisés en ce moment.

J’ai pour ma part une petite préférence pour le EasyBike M16-D8, qui allie performances et design soigné.

Vous trouverez aussi à la fin de cet article un guide d’achat pour vous aider à trouver le vélo  électrique qui vous correspond le mieux !

Meilleur pas cher
EASYBIKE Velo Electrique Easymax M16-D8 Gris Caviar 24'
Meilleur milieu de gamme
RICH BIT RT022 1000W vélo électrique Smart e-Bike 48V*17Ah Li-Batterie (Yellow Deluxe Edition)
Meilleur haut de gamme
Haibike Sduro Cross 4.0 W
EasyBike M16-D8
Rich Bit RT022
Haibike Sduro Cross 4.0
1 369,44 EUR
Dès 490,00 EUR
Dès 2 095,05 EUR
Meilleur pas cher
EASYBIKE Velo Electrique Easymax M16-D8 Gris Caviar 24'
EasyBike M16-D8
1 369,44 EUR
Meilleur milieu de gamme
RICH BIT RT022 1000W vélo électrique Smart e-Bike 48V*17Ah Li-Batterie (Yellow Deluxe Edition)
Rich Bit RT022
Dès 490,00 EUR
Meilleur haut de gamme
Haibike Sduro Cross 4.0 W
Haibike Sduro Cross 4.0
Dès 2 095,05 EUR

Les meilleurs vélos électriques pas chers

Cette gamme de prix, c’est un peu les eaux troubles. À moins de 1200€, de nombreux modèles sont de mauvaise qualité, et le tri a été particulièrement épineux.

Pourtant, j’ai pu dégoter plusieurs modèles sérieux qui, même s’ils présentent quelques concessions, seront tout à fait satisfaisants pour une utilisation basique.

EasyBike M16-D8 : le meilleur pas cher

Prix
1 369,44 EUR
Avantages
Performances correctes
Design urbain ergonomique et soigné
Bon matériel - dérailleurs et freins
Inconvénients
Phares à pile

Quand on passe la barre des 1500€, on obtient quoi ? En l’occurrence, un des meilleurs vélos VAE de ville pour cette tranche de prix. Regardons ça de plus près.

On abandonne enfin la prétention – fragile – de faire du VTT à ce prix-là. Ici, on est sur un design tout à fait urbain, avec un vélo taillé pour la ville. Et à mon sens, c’est là que l’assistance électrique a tout son avantage : une suée pendant une balade à la campagne, c’est pas bien grave. Mais avant la réunion de 9h, ça fait – littéralement – tache.

Un vélo urbain, avant toute chose, ça veut dire quoi ? D’abord, c’est une coupe hollandaise. C’est pas obligatoire, mais moi je préfère : la courbe du cadre permet de passer les jambes sans effort.

En ville, ça a deux avantages. D’abord, on prend moins le risque de froisser – voire de déchirer – son pantalon. Aussi, on a tendance à davantage monter et descendre de son vélo.

La possibilité de sauter de son vélo en atteignant le trottoir et de rentrer directement dans la boulangerie, c’est pas seulement la classe suprême de quelqu’un dans l’air du temps : c’est aussi pratique.

Un vélo urbain, c’est aussi l’absence de plateau. On a ici 8 vitesses graduelles qui devraient suffire pour le paysage urbain – même Marseille et ses foutues pentes.

Enfin, c’est une taille de roue généralement plus réduite. Dans le cas présent, il s’agit d’un 23”.

Les pneus sont un peu lisses, et selon la qualité de la chaussée, il faudra envisager d’en acheter de plus costauds. Decathlon a lancé une gamme de pneus anti-crevaison qui sont compatibles avec l’épaisseur des roues de vélos urbains, ils coûtent environ 20€ l’unité et ça évite bien des ennuis.

En matière d’accessoires, c’est aussi un porte-bagage – solide, cette-fois -, des phares, un capteur de vitesse pour ne pas se prendre une amende, et une coque autour de la chaîne pour ne pas abîmer les vêtements.

Mon seul regret, c’est qu’il n’est pas équipé de rétroviseur, pourtant bien pratique quand on doit pédaler au milieu de la circulation, et qu’il faudra acheter séparément. Autre regret, les phares ne sont pas liés à la batterie contrairement à ce qu’indique le vendeur, mais fonctionnent à pile. Là encore, je vous conseille d’installer une dynamo.

Parlons un peu de la partie électrique. Comme on n’est pas encore dans des gammes hors de prix, c’est, sans surprises, un modèle assez standard.

Son autonomie nominale est de 55 km en moyenne. Elle est, en l’occurrence, assez conforme à l’autonomie réelle, confirmée à 40km. Attention, ça ne vaut que si vous n’excédez pas 95 kg, que vous avez gonflé les pneus à 4.5 bars minimum, et que vous ajustez correctement le niveau d’assistance à votre effort.

Comme pour tous les modèles à moins de 2000€, le temps de charge est assez conséquent : comptez au minimum 5h30.

Confortable, sérieux et performant : ce vélo est une excellente option urbaine que je recommande chaudement. Le VAE en ville est sans doute la meilleure manière de franchir le pas et de commencer à se déplacer à vélo, et celui-ci affiche toutes les performances requises pour le faire avec plaisir.

Rich Bit Rt-860 : une belle deuxième place parmi les meilleurs

Prix
Dès 1 468,00 EUR
Avantages
Prix correct
Pliable
Nombreux accessoires
Inconvénients
Bien vérifier les réglages avant utilisation

Bon, je vous l’ai spoilé dans le titre, mais si on tient bien un second vainqueur dans la catégorie entrée de gamme, c’est bien celui-ci. Pliable, électrique, avec de nombreux accessoires, plusieurs caractéristiques de milieu de gamme, des performances correctes ET un design agréable ?

Autant dire que j’ai pris ce vélo avec des pincettes et que j’ai longuement enquêté pour chercher la faille. Il y en a quelques-unes, forcément, mais de manière générale c’est un modèle qui tient toutes ses promesses.

Commençons par passer au crible ses prétentions en ce qui concerne le vélo lui-même. Il se présente comme un VTT pliable; déjà ça coince un peu. Bien sûr, il existe des VTTs pliables, mais pour ce prix-là, j’ai une première grosse inquiétude : la solidité sur un terrain inhospitalier.

Pour s’assurer qu’il tient bien la route, il faudrait le tester sur plusieurs mois d’activité et – spoiler alert – je ne l’ai pas fait. Mais j’appliquerais néanmoins un principe de précaution.

Les VTTs pliables sans VAE qui sont sérieux sont plus chers que ça, donc toutes ces caractéristiques ET une batterie performante, je me méfie.

Ça ne veut pas dire que c’est un mauvais modèle, loin de là, mais qu’on préfèrera dépenser 1000€ de plus si on veut l’utiliser dans des conditions “extrêmes”. Ce que je dis là est corroboré par le retour de plusieurs retours d’utilisateurs qui se sont plaints de la faiblesse du système de freinage à disques pour une utilisation en montagne.

Donc pour l’élire meilleur modèle d’entrée de gamme, vous vous en doutez, il a fallu le considérer comme les deux précédents : c’est un VTC qui peut prendre quelques collines et faire des balades. Pas encore tout à fait un VTT.

Il est temps de parler de ce qui m’a épaté, et le premier élément, ce sont les accessoires. Je suis un grand adepte d’accessoires pour vélo, notamment parce que je m’en sers quotidiennement.

Mais j’aime bien qu’ils soient inclus par le constructeur à l’achat, parce que quand je bidouille moi-même une dynamo, un porte-bagage et des phares, je finis par avoir l’air de sortir d’un film de Kusturica.

Là, tout y est, et c’est élégant. On a un porte bagage homologué qui, à vue de nez, devrait porter jusqu’à 20 kg sans trop de problèmes. Au-delà, je ne m’y risquerais pas : il est installé de manière un peu surprenante, avec un seul bras de fixation attaché à la selle, et aucun support au cadre de la roue arrière.

Parlons un peu de la partie électrique. Le moteur 250 W avec fonction brushless – moins de frottements, moins de bruit, plus de rendement – est assez prometteur. Il affiche des performances qui tombent confortablement dans la moyenne, avec une autonomie affichée de 40 km – ce qui signifie qu’il dépasse les 25 km en conditions réelles.

Malgré son petit prix, il peut atteindre les 30 km/h sur du plat avec 90 kg de charge – plus le vélo lui-même de 24kg. Pas mal du tout !

Je finis sur une petite note négative : plusieurs utilisateurs se plaignent d’avoir dû faire quelques réglages avant de l’utiliser, notamment de resserrer les vis des pédales. C’est un peu dommage.

Heureusement, le SAV est serviable et disponible pour vous aider à monter et à peaufiner les réglages du vélo avant utilisation.

En conclusion, voilà comment je le vois : un vélo pliable, c’est très malin pour la ville, surtout si on veut le monter au bureau pour le recharger pendant le travail. Le prix abordable permet de se mettre au VAE sans trop dépenser sur son premier modèle.

Au niveau du confort d’utilisation, du sérieux des performances et des accessoires, ce serait le vélo rêvé pour faire un trajet quotidien.

Aceshin : un low-cost qui vaut le détour

Prix
679,99 EUR
Avantages
Prix abordable
Bonnes finitions
Poids correct
Inconvénients
Autonomie un peu en-deçà de la moyenne

Et on commence ce comparatif avec un véritable low-cost en matière de vélos électriques. En effet, là où le prix médian d’entrée de gamme oscille entre 900 et 1200€, l’Aceshin ne dépasse pas les 700€.

D’emblée, on peut deviner à qui ce type d’appareil va convenir. De toute évidence, un amateur de vélos électriques, qui s’en sert très régulièrement et qui a des attentes assez hautes risque de ne pas le trouver à la hauteur.

Vous allez le voir, ce modèle polyvalent a néanmoins de nombreux avantages et un rapport qualité-prix très compétitif. Je le conseille aux cyclistes occasionnels qui voudraient découvrir le vélo électrique progressivement et qui n’auraient pas volontiers déboursé 2000€ dans leur premier modèle.

Il se présente comme un VTT, avec un mode tout-électrique et un mode VAE. Autant le dire tout de suite : si vous aimez les balades en forêt, tapez une gamme au-dessus.

Ses prétentions VTT ne sont pas tout à fait à la hauteur. Mais quand on connaît l’état des chaussées de France, de Navarre – et de Belgique ? – on peut considérer que c’est une bonne option de survie en ville.

Et je sais ce que je dis : j’ai été à la fois marseillais et cycliste pendant 6 ans, et je ne me serais pas risqué avec un petit Btwin citadin.

Parlons du vélo en lui-même. Il s’agit d’un 26” plutôt correct. Ses 20 kg, batterie incluse, ne sont pas trop prohibitifs. On s’en doute, à ce prix-là, le cadre est en aluminium et les efforts sur le poids n’ont pas été prioritaires.

Je note quand même que la fourche avant est en acier carbone et soulagée par des suspensions. Du point de vue de la solidité, c’est un bon point : certains vélos bas-de-gammes proposent une fourche en aluminium, beaucoup trop fragile sur le long terme.

Il inclut tous les petits accessoires les plus importants : sonnette, porte-gourde, et surtout un phare avant et arrière. Comme sur beaucoup de modèles, les commandes VAE et électrique se situent sous la poignée gauche, un choix de design classique mais efficace.

Parce qu’il se présente comme un VTT, il a obligatoirement ses 7 vitesses multipliées par 3 plateaux.

Parlons un peu de la partie électrique. C’est sans doute là qu’il faut se montrer compréhensif vis-à-vis du prix. Il ne présente pas de défauts majeurs, mais il marque systématiquement dans la moyenne du marché.

En VAE, on oscille entre 25 et 55 km d’autonomie – une fourchette déjà un peu inquiétante par sa largeur. Il faut notamment savoir que ça, ce sont les données du vendeur, donc calculées dans des circonstances particulièrement favorables.

Mon principe de précaution, c’est de toujours diviser ces données par ⅓. On a donc une autonomie réelle entre 18 et 33 km, ce qui correspond davantage aux retours de ses utilisateurs.
C’est légèrement trop bas selon l’utilisation que l’on souhaite en faire – surtout si on comptait faire une longue balade en forêt avec !

Si on ajoute à cela une vitesse de pointe capée à 25 km/h sur du plat, soit moins de 15 en pente, on se rend bien compte qu’il est plutôt taillé pour une utilisation urbaine.

Et si je dis ça, c’est aussi à cause du temps de charge. 3h30 pour une recharge complète, c’est tout à fait énorme pour une activité sportive.

Par contre, on peut tout à fait envisager une recharge nocturne et un aller-retour entre chez soi et le travail, surtout en VAE, et c’est déjà beaucoup dans cette tranche de prix.

En conclusion ? Ne vous laissez pas attendrir par l’idée d’un VTT avec VAE pour moins de 1000€. Ça n’existe pas.

Mais si vous cherchez un bon vélo avec assistance électrique pour aller au travail ou á la fac et que ça tape dans votre budget, c’est une très bonne occasion.

LFB MTB : un VTT électrique qui roule bien en ville

Prix
1 284,25 EUR
Avantages
Bon prix
Construction sérieuse et cohérente
Performances correctes
Inconvénients
Insuffisant pour une utilisation VTT sportive

On passe la barre des 1000€. Autant dire que c’est une gamme de prix moins surprenante dans laquelle on retrouvera la plupart des bons – et des mauvais – modèles de vélos électriques d’entrée de gamme.

Raison de plus pour être intransigeant, et c’est exactement dans cet esprit que j’ai analysé les caractéristiques de ce vélo.

Comme notre premier modèle, il se présente comme un VTT ; et cette-fois, on y croit un peu plus. Avec “seulement” 24 kg sur la balance, de très bons freins à disque hydrauliques Promax, 7 vitesses et 3 plateaux, on est bien face à un vélo qui tient la route ; toutes les routes. Il s’agit là encore d’un vélo taille unique de 26” – ou 700 mm.

Du point de vue des accessoires, il n’y a que l’essentiel. Je note par ailleurs que les deux phares fournis sont à pile, pour un vélo électrique c’est un peu ballot.

Si je devais l’acheter, j’envisagerais d’y installer une dynamo, beaucoup plus fiable pour les têtes en l’air comme moi.

L’autonomie annoncée est de 80km en VAE. Raisonnablement, on peut s’attendre à 60 km d’autonomie réelle, ce qui est très avantageux pour ce prix. De quoi pardonner un temps de charge d’environ 5h, ce qui interdit toute recharge en cours de route.

Cette fois, on est donc face à un modèle véritablement polyvalent, autant adapté à la ville qu’à de petites balades. Attention cependant à ne pas s’enflammer, aucun des 5 niveaux d’assistance disponibles ne vous permettra de faire des prouesses sportives : il s’agit bien là d’une gamme de prix récréatives.

Le verdict ? Pour 500€ de plus que notre premier modèle, on a déjà des performances beaucoup plus alignées avec l’usage que l’on souhaiterait en faire.

Là encore, et je parle d’expérience, c’est légèrement trop bas pour une véritable utilisation sportive. Son prix abordable permet d’envisager l’achat de deux vélos, pour des promenades en couple notamment, mais risque de décevoir les initiés.

Pour un usage occasionnel, sur des terrains relativement clément ou pour circuler en ville, c’est en revanche un des meilleurs rapports qualité-prix d’entrée de gamme.

Les meilleurs vélos électriques de milieu de gamme

C’est dans cette catégorie que vous avez le plus de chance de trouver votre bonheur. En effet, pour un vélo électrique qui change vraiment la vie, il faut y mettre le prix.

Entre 1500 et 2000€, les performances commencent à être très intéressantes, et c’est notamment là qu’on retrouvera les meilleurs vélos de ville abordables.

Rich Bit TR-022 : le VTT électrique qui vaut le détour

Prix
Dès 490,00 EUR
Avantages
Design agréable
Un vrai VTT
Fonction tout-électrique
Inconvénients
Freins à disque nécessitent des réglages

On revient sur un modèle Rich Bit avec son grand-frère, le RT-022, une gamme au-dessus que le premier. C’est aussi le premier vélo de ce comparatif à présenter un mode électrique complet – avec quelques limitations, forcément.

D’abord, si mon me dit que c’est un VTT, je suis déjà plus enclin à le croire. Les pneus sont d’excellente qualité avec une très bonne tenue de route, et sa coupe sportive ne laisse aucun doute.

Comme pour son petit-frère d’entrée de gamme, il est équipé d’un porte-bagage – avec le même design surprenant -, d’une pochette de transport et de phares. Mais lui, par contre, n’est pas pliable – ouf !

Il s’agit d’un modèle 26”, adapté pour un cycliste qui mesure entre 165 et 195 cm. La première chose que l’on remarque, c’est sa capacité de charge maximale de 150 kg, qui commence vraiment à être compétitive.

Le moteur affiche une puissance de 1000 W, soit le quadruple de tous les modèles présentés jusque-là.

Cependant, il s’agit de ne pas s’emballer. Cette puissance lui permet de fonctionner en mode tout électrique, avec la poignée droite qui sert d’accélérateur – comme sur une moto.

Mais elle lui permet surtout de porter ses 29 kg, presque 10 de plus que son équivalent d’entrée de gamme, un poids qu’on peut facilement imputer à celui de la batterie.

L’autonomie réelle est en revanche très avantageuse en retour, avec 25 m en tout électrique et jusqu’à 60 km en VAE. C’est notamment grâce à une batterie 17000 mAh, la plus grosse de ce comparatif jusque-là.

La vitesse maximale de 35 km/h, elle, nous rappelle qu’un moteur puissant, ça ne fait pas tout. Clairement, on n’est pas encore dans la catégorie du speed bike.

Alors, ça s’adresse à qui un vélo comme ça ? On est toujours pas dans une gamme sportive, et plus tout à fait dans la catégorie d’un modèle pour se balader.

Je dirais que de tous les vélos que j’ai étudiés dans ce comparatif, c’est un des meilleurs rapports qualité-prix pour de longs treks tout-terrains.

Ses pneus de 4” d’épaisseur sont adaptés pour la neige, la plage, la poussière et j’en passe. Sans compter que les suspensions hydrauliques présentent un taux d’absorption des chocs très satisfaisant.

Seul bémol ? Il souffre du même problème que le Rich Bit d’entrée de gamme : les freins sont un peu faibles.

N’oubliez pas de faire des tests et de procéder à quelques ajustements avant de descendre le Semnoz à 60 km/h !

Cube Elly Ride Hybrid 400 EE : pratique et simplissime

Prix
1 715,00 EUR
Avantages
Matériel de bonne qualité
Ultra-design
Nombreux accessoires discrets
Inconvénients
Puissance un peu limitée pour ce prix

Ah qu’il est beau ! Le prochain vélo de milieu de gamme se veut résolument taillé pour la ville. Et c’est réussi.

Avec sa couleur punchy, son poids correct de 24 kg et son assistance électrique satisfaisante, c’est une option classe et pratique. Attention, il n’est disponible qu’en petite taille : au-delà des 175cm ce ne sera peut-être pas l’option la plus confortable.

C’est néanmoins un bon vélo de ville, donc, relativement léger, avec un alliage en aluminium superlite. Ce modèle de fabrication allemande est un franc succès outre-Rhin, et une partie de sa gamme débarque en France.

De prime abord, les plus aguerris diront que ce n’est pas un modèle sérieux, qu’il est trop “jouet”. Pourtant, si on se base sur la description du matériel, ce n’est pas mal du tout.

Le dérailleur notamment est signé Nexus, une marque qui équipe de nombreux VAE d’entrée et de milieu de gamme, qui est toujours un signe de qualité.

Les accessoires ne sautent pas aux yeux, parce qu’ils sont élégamment intégrés au vélo. Mais on a un porte-bagage, une béquille, deux pares-boue et les phares – reliés à la batterie, enfin, ainsi qu’un capteur de vitesse au niveau de la roue arrière et, naturellement, un écran LCD pour superviser l’activité du moteur électrique.

Seul hic, le porte-bagage me paraît un peu trop petit et fragile, il est d’ailleurs limité à 10kg.

La puissance moteur est classique pour ce genre de modèle. C’est un petit point noir étant donné le prix.

Avec 250 W de puissance nominale, on peut s’attendre à une vitesse de pointe de 25 km/h. L’autonomie, là aussi assez standard, ne dépasse pas les 25 km malgré son poids léger.

C’est un peu dommage, parce que c’est en définitive ce que l’on attendrait le plus de la part d’un vélo électrique urbain à presque 2000€.

Le prix explique en réalité la qualité du matériel et du design, et pas tant la performance électrique. En conséquence, il faut faire un choix.

Vous pouvez avoir un vélo moins cher, plus lourd et moins classe pour le même prix. Mais il faut admettre que ce modèle brille par le minimalisme et l’élégance qu’il dégage.

Ce vélo compact est un choix sûr pour la ville, et son assistance électrique reste amplement suffisante pour soulager l’effort du cycliste jusqu’à 50%.

Les meilleurs vélos électriques haut de gamme

C’est dans cette catégorie que vous trouverez les performances les plus intéressantes, de même que les vélos les plus confortables et solides. Le mot-clé, c’est la légèreté, l’endurance et la facilité d’utilisation.

On commence également à voir apparaître des fonctionnalités très intéressantes. Nous avons sélectionné un VTT et un vélo de ville, tous deux hors du commun.

Haibike Sduro Cross 4.0 : le meilleur haut de gamme

Prix
Dès 2 095,05 EUR
Avantages
Excellente autonomie
Design soigné
polyvalent ville-VTT
Inconvénients
Pas de lumières ni de porte-bagage
Ce vélo dépasse les 2000€ et s’invite dans des gammes plus sérieuses. Nommément, ce qui lui vaut une place dans ce comparatif, c’est aussi son moteur Yamaha d’excellente qualité. Pour environ 500€ de plus qu’un RichBit, vous allez le voir, les performances sont déjà toutes autres.

Ce modèle 28” est, avant tout, un bon vélo. Et la première prouesse qu’il faut saluer, c’est son poids plume de 22 kg environ – et ce malgré la présence d’une batterie plus lourde.

Il est équipé de freins à disques hydrauliques Tektro, fiables et bien calibrés, ainsi que d’une suspension avant d’une fluidité très agréable.

J’ai aussi apprécié sa coupe VTT élégante et le travail effectué sur l’aérodynamique. Même si on est à quelques milliers d’euros des gammes sportives professionnelles, il y a un réel effort sur l’efficacité du vélo lui-même.

Le design n’est pas non plus laissé de côté, avec une intégration subtile de la batterie à la silhouette du vélo. Le constructeur du Haibike n’a pas non plus laissé de côté l’aspect citadin du vélo, assez polyvalent – notamment la légère courbe du cadre, qui permet de monter et de descendre plus facilement.

Mon seul regret de ce côté, c’est l’absence d’un porte-bagage. Avec son autonomie et sa polyvalence, ainsi qu’une charge maximale de 130 kg, j’aurais aimé avoir l’option d’y transporter plus de choses.

D’autant que le diamètre des roues et la forme un peu singulière de la fourche arrière pourrait rendre l’installation d’un porte-bagage un peu compliquée. Il lui manque également les lumières avant et arrière – même si on peut les acheter pour une dizaine d’euros à Decathlon.

Pour ce prix-là, on a aussi droit à plusieurs outils de navigation, notamment un écran LCD équipé d’un ordinateur de bord. On y retrouve la vitesse actuelle, mais aussi le niveau de batterie, une estimation de l’autonomie restante, la cadence et la distance parcourue.

Le vélo dispose de 4 niveaux d’assistance, dont un mode économique très pratique pour faire tenir la batterie sur la durée. Car avec son autonomie affichée de 50 à 100km – selon le mode utilisé, on peut s’attendre à une autonomie réelle de 75km en basse consommation ! Idéal pour des sorties un peu sportives, surtout si on se sert de l’AE pour tenir le coup sur la durée.

Le moteur affiche une puissance standard de 250W, mais la légèreté du vélo lui autorise un plus grand rendement que certains concurrents.

De manière générale, ce qui me plaît dans ce vélo, c’est que c’est un modèle très bien équilibré. Comme pour tous les appareils électriques, on serait tenté de se laisser séduire par une ou deux caractéristiques techniques “époustouflantes”.

Or ce qui fait un bon vélo électrique, c’est l’équilibre entre les différentes performances qui permettent une utilisation durable, intelligente et confortable. De ce point de vue, ce vélo a tout bon.

Gocycle GS : un design singulier, mais très efficace

Prix
2 850,00 EUR
Avantages
Nombreuses fonctionnalités
Très bonnes performances
Poids plume (16kg)
Inconvénients
Difficile à charger en intérieur

On termine ce comparatif avec un vélo électrique assez singulier, le Gocycle GS. Le constructeur, WNous, affiche un objectif plutôt ambitieux : fournir le meilleur vélo électrique du monde à un prix qui défie toute concurrence.

Spoiler alert : ce n’est pas le meilleur vélo du monde, et le prix est quelque peu prohibitif. C’en n’est pas moins un très, très bon VAE.

Commençons par le commencement : son apparence. C’est clair qu’il ne ressemble à aucun vélo de ce comparatif. Contrairement aux autres modèles, qui partent d’un vélo classique – VTT ou citadin – et y fixent plus ou moins élégamment une batterie au lithium, sur ce modèle les composants électroniques sont entièrement intégrés au vélo.

C’est étrange, mais malin : certains modèles d’entrée de gamme, que j’ai écartés de ce comparatif, présentent des problèmes d’étanchéité en cas de grosse averse ou pire, n’ont pas suffisamment protégé la batterie contre les chocs. Là, il faut l’admettre, il n’y a aucun risque.

Ce choix a un prix, en revanche. Contrairement aux autres modèles, on ne peut pas emporter la batterie pour la charger en intérieur, puisque le port de charge se trouve sur le vélo lui-même.

L’autre changement par rapport à d’autres modèles, ce sont les roues. Gocycle dispose d’un brevet exclusif de fixation des roues : l’avant et l’arrière sont parfaitement identiques et interchangeables. Elles sont aussi beaucoup plus faciles à retirer et à changer en cas de crevaison.

Là, j’avoue, je suis un peu plus sceptique. Gocycle fournit des boulons antivols que l’on peut ajouter pour éviter de se faire piquer les roues devant Monoprix. Certes, mais du coup, le “brevet révolutionnaire” pour retirer les roues facilement tombe un peu à plat.

Non, pour moi, ce qu’il faut vraiment retenir de ces roues, c’est qu’elles sont en alliage de magnésium et ça, c’est assez stupéfiant. En matière de solidité et de légèreté, on fait difficilement mieux pour ce prix.

Ce vélo se veut principalement citadin, vous l’aurez compris – notamment au diamètre très réduit des roues, qui n’autorise pas vraiment des prouesses sportives. L’idée, c’est l’adaptabilité.

Au terrain, à la taille du cycliste, etc… On peut régler la hauteur de la selle et du guidon sur un très large spectre, et il est donc – vraiment – taille unique.

Ceux qui ont déjà testé ce type de design le savent : il faut un petit moment de prise en main, mais le confort de conduite en ville fait vraiment la différence. Encore une fois, ces choix se répercutent sur la balance : avec 16,5 kg, c’est le plus léger de tout ce comparatif.

C’est également le premier vélo électrique de cette sélection à être connecté via Bluetooth à votre téléphone. On y retrouve les calories dépensées, la puissance et les données de navigation habituelles. Attention cependant, c’est pas bien malin de suivre ses résultats pendant qu’on conduit.

OK. Et la fonction électrique ? Vous commencez à le comprendre, avec un poids plume pareil, c’est idéal pour la conduite en ville.

Le moteur 500W est un des plus puissants de ce comparatif, avec une autonomie réelle d’environ 40 km en mode économique.

Pas mal du tout, surtout quand on sait que la recharge rapide en option permet de faire le plein en 3h30 seulement. On peut tout à fait envisager de le charger au boulot et d’avoir rechargé la batterie avant la pause déjeuner.

Tout ça a un prix : on frôle les 3000€. Mais si vous cherchez un des meilleurs VAE urbains du moment, c’est un des nouveaux incontournables.

Les produits de ma sélection en promo pour l’instant

Comment choisir votre vélo électrique ?

C’est un milieu en pleine explosion, et comme dans tous les autres domaines, ça rend le choix très confus. Vous êtes un peu perdu en matière de performances, de critères et de fonctionnalités farfelues ?

Vous ne voulez pas vous rabattre sur un modèle Decathlon, sympa, mais médiocre pour le prix ? Je vais vous donner toutes les clés pour naviguer dans le marché des VAE sans difficultés.

On commence par le commencement : qu’est-ce qui fait un bon vélo électrique ?

Le confort

Parce que l’idée, c’est de l’utiliser au quotidien, le confort doit figurer assez haut sur votre liste. Si l’information n’est pas présentée, enquêtez auprès du vendeur pour connaître les caractéristiques de la selle.

Elle doit être ergonomique, adaptée à l’utilisation que vous souhaitez en faire – sportive ou citadine – et si possible avec un rembourrage en mousse très ferme.

Si la selle ne vous convient pas, ce n’est pas forcément grave, mais pensez bien à inclure dans le prix d’achat celui d’une nouvelle selle de qualité. On se retrouve vite à dépenser des fortunes pour combler les lacunes d’un vélo mal fini.

Il en va de même pour le guidon. Un guidon plus large est adapté à la navigation en ville, et un plus court à une utilisation sportive.

D’expérience, si vous essayez de naviguer en ville avec un guidon court, il vaut mieux être très à l’aise sur votre vélo : les virages sont plus fermes, la conduite plus nerveuse, ce qui accroît les risques de chute.

Enfin, pensez bien à choisir un vélo à votre taille. C’est la taille du cadre qui compte – et non pas les roues, figurez-vous. Les vélos de 46-50 cm sont adaptés aux cyclistes de 155-168 cm, ceux de 50-54 aux cyclistes de 168-180, ceux de 54-58 aux cyclistes de 180-193, et ceux de 58-62 cm aux cyclistes de 193-200 cm.

Comme vous pouvez le constater, la différence est à chaque fois assez subtile. Une catégorie au-dessus ou en-dessous ne tuera personne, surtout si vous êtes entre deux tailles, mais c’est dans cette fourchette que vous aurez le meilleur confort d’utilisation.

La puissance moteur

Elle se calcule en Watts. Le minimum requis, c’est 250 W. C’est là que l’AE vous offrira le meilleur support sans trop consommer de batterie.

Si vous voulez en faire une utilisation plus sportive – comprenez, aller plus vite – vous pouvez chercher au-delà des 400 W. Mais faites attention à deux choses : le prix n’est souvent pas le même, et vous ne pouvez pas dépasser les limitations de vitesse pour cyclistes en ville.

L’autre point important, quand on parle de puissance moteur, c’est la présence de niveaux d’assistance. Un minimum de 4 est idéal pour ajuster l’assistance à votre force de pédalage. En sous-régime, vous allez forcer davantage sur vos jambes. En sur-régime, il y a un risque d’usure du moteur et de la batterie.

Enfin, prenez toujours en considération le poids du vélo et la charge. Un vélo de plus de 30 kg avec un cycliste de 90 kg n’offrira résolument pas la même vitesse à puissance égale.

La batterie

L’autonomie de la batterie est un sujet plus épineux, pour plusieurs raisons.

La première, c’est qu’elle est affichée en Wh, mais cette donnée n’est pas toujours représentative de son autonomie en utilisation.

D’abord, parce que ça dépend du niveau d’assistance que vous utilisez, de la pente, de la direction du vent, de la charge, de l’aérodynamique du vélo, du gonflement des pneus, de la difficulté du terrain et de la température. Rien que ça.

C’est pour cette raison que les constructeurs fournissent une autonomie indicative, mais celle-ci est toujours très optimiste. Comme toujours, un principe de précaution, c’est de la rogner d’un tiers pour obtenir une autonomie plus réaliste.

Si vous comptez vous en servir en ville, avec des pneus gonflés, par beau temps avec température de 20C sans trop de poids de charge et des pentes de moins de 15 degrés, vous tenez peu ou prou votre autonomie réelle.

La seconde, c’est que certains VAE sont équipés de récupérateurs d’énergie : votre force de pédalage recharge la batterie dans les descentes et les freinages. Cependant à ce jour, le rendement de ces dispositifs est très faible et ne modifie pas beaucoup l’autonomie réelle de votre vélo.

L’entretien d’un vélo électrique

Bien évidemment, il faut déjà en prendre soin comme un vélo normal. Ça veut dire huiler les parties mobiles régulièrement, surtout la chaîne, regonfler les pneus une à deux fois par mois, changer les patins de freins une fois par an et s’assurer qu’il n’y a pas de frottements de la chaîne au niveau du dérailleur.

À cela, on ajoute les difficultés liées à la nature électrique du vélo. Les batteries sont aujourd’hui au lithium-ion.

Autant dire que par rapport au plomb et au polymère, ça évite bien des ennuis : il n’y a notamment pas d’effet de mémoire, on peut donc faire fonctionner son vélo à 50% sans risquer de l’endommager.

Par contre, il faut faire attention à d’autres points avec le lithium. Si on le décharge systématiquement jusqu’au bout, on réduit l’efficacité chimique de la batterie. Il vaut mieux toujours la recharger à partir de 20%.

Il y a aussi un fumeux débat parmi les ingénieurs pour savoir s’il est dangereux de laisser sa batterie branchée trop longtemps. Il en est ressorti que ça dépend des types de batterie, alors on ne va pas se perdre dans les détails.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’idéalement, on débranche l’appareil peu après qu’il ait atteint 100%.

La température de stockage de la batterie se situe idéalement entre 10 et 25°C. Là encore, pour un vélo, c’est problématique. Pensez bien à enlever la batterie si vous êtes garé au soleil, et à la stocker dans un endroit sec et frais pendant l’été.

Le prix

Vous avez dû vous en apercevoir dans notre comparatif, le prix d’un VAE varie grandement. Il y a quelques règles à garder en tête.

En-deçà de 600€, méfiance. Ça risque d’être un vélo de mauvaise qualité, ou équipé d’un système électrique douteux – ou pire, les deux.

C’est au-delà de 800€, sauf rares exceptions, que vous trouverez des modèles fiables, mais ils auront des lacunes jusqu’à 1200€.

Pour un premier vélo électrique de ville, avec peu de fioritures, d’une marque low-cost relativement connue, c’est autour de ce prix que vous êtes sûr de taper juste.

Entre 2000 et 2500€, vous débloquez une gamme plus confortable, avec pas mal de fonctionnalités intéressantes, notamment en terme de puissance et d’autonomie.

Pour un bon VTT électrique sportif – ou speed bike – comptez plus de 3500€ pour avoir un modèle sérieux.

À propos de l'auteur

Nicolas Orengo

Passionné par les nouvelles technologies, le logiciel libre et la politique du net, je suis toujours à la recherche des innovations qui vont améliorer et libérer notre expérience d'utilisateur.
Je suis convaincu que les nouveaux matériaux et logiques d'utilisation peuvent nous permettre de construire un monde de l'informatique durable et indépendant, au niveau du hardware comme du software.

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