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Les 10 (vrais) Meilleurs Whiskies 2019 – Comparatif Complet

Publié le 28 mai 2019

Après plusieurs heures de recherches, j’ai enfin fait ma sélection des 10 meilleurs whiskies parmi plus d’une centaine de bouteilles différentes, après un écrémage très important (plusieurs centaines existent !).

Ma préférence revient au Auchentoshan Three Wood avec son Single Malt le plus emblématique des Lowlands, grâce à sa subtilité, sa douceur et son élégance.

 

Meilleur pas cherMeilleur milieu de gammeMeilleur haut de gamme
Old Pulteney 12 ansAuchentoshan Three WoodBUNNAHABHAIN 25 ans 1989 Sherry Finish
Old Pulteney 12 ansAuchentoshan Three WoodBunnahabhain 25 ans
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Les meilleurs whisky pas chers

Je préfère autant vous prévenir, les alcools de qualité, ça ne se trouve malheureusement pas à un prix mini… Comptez quand même entre 30 et 50€ pour un whisky de qualité à un prix abordable.

 

Old Pulteney 12 ans : le meilleur pas cher

Old Pulteney 12 ans

Avantages
Arômes agréables
Saveurs intéressantes
Joli packaging
Inconvénients
Aucuns défauts relevés

Ce whisky originaire du Nord-Est de l’Écosse a été distillé par la maison Pulteney, qui est surtout connue pour son passé de commerçant maritime. La distillerie est d’ailleurs installée sur le port de Wick, où elle a rapidement gagné en notoriété, que ce soit pour ses harengs ou son whisky !

Le Old Pulteney est un Single Malt à 40% d’alcool qui a été vieilli dans de vieux fûts de chêne américain, pendant 12 ans. La situation particulière du vieillissement a apporté à ce whisky une touche d’abord florale, puis saline et iodée en bouche ; bien entendu, l’orge maltée utilisée lui donne déjà d’agréables notes grillées, fruitées et très légèrement fumées au nez.

Pour ma part, je connais assez peu ce genre de whisky, mais ce sont clairement des arômes susceptibles de me plaire…et de surprendre mon paternel, lui aussi amateur de whiskies. Je sais déjà quel whisky goûter lors de mon voyage à Edimbourg cet été !

On est ici sur une bouteille de 70 cl, qui est somme toute assez élégante. Une belle bouteille à offrir assurément, surtout pour son prix ! Si vous préférez un whisky légèrement plus tourbé, sachez que la distillerie Pulteney propose depuis 2018 une gamme retravaillée, comprenant notamment un whisky légèrement tourbé.

 

Hudson Manhattan Rye : le survivant de la Prohibition

Hudson Manhattan Rye

Avantages
Fin et élégant
Saveurs en bouche intéressantes
Inconvénients
Peut-être sa faible quantité (35cl)

Le Hudson Manhattan Rye est un american whiskey réputé pour être le premier rye produit dans l’État de New-York depuis l’époque de la Prohibition. Bref, un incontournable du genre !

Le Hudson titre à 46% et est unique en ce sens qu’il est vieilli dans de très petits fûts et pendant très peu de temps. Au nez, il est assez élégant, arborant des notes de fruits secs (figue et abricot), de caramel, de chocolat, de cuir ainsi que de cardamome, de menthe et de thym (pour la fraîcheur). En bouche, on ressent en premier lieu la touche de vanille, qui laisse place à du poivre noir, du clou de girofle,  des notes de mirabelles et de reine-claude, et en finale, pour se conclure avec des notes de caramel au beurre salé et de myrtille.

Je suis curieuse de voir ce que ça donne, surtout que je ne connais pas du tout les american whiskies et que les notes de celui-ci sont très clairement dans mes goûts.

Bon, par contre, contrairement à la majorité des bouteilles présentées ici, on est sur une petite capacité, soit 35 cl. La forme de la bouteille est aussi assez classique, autant dire que ce rye cache bien son jeu !

 

Nikka Taketsuru : l’incontournable Nippon

Nikka Taketsuru

Avantages
Goût différent mais intéressant
Design esthétique
Inconvénients
Aucuns défauts relevés

Non, on ne fait pas que du saké au Japon, on fait aussi du très bon whisky. Et le Nikka Taketsuru est une icône en la matière ! En effet, on considère Masataka Taketsuru comme le père du whisky japonais. Ce monsieur a eu l’occasion, en 1919, d’aller en Écosse pour le compte de son entreprise Settsu Shuzo (une distillerie spécialisée dans le saké et le shochu), dont il revient conquis : il fonde d’ailleurs sa propre distillerie, Yoichi, sur l’île de Hokkaido, avant d’en ouvrir une deuxième près de Sendai au vu de son succès.

Le Taketsuru Pure Malt que je vous présente ici a été lancé sur le marché japonais en 2013 et consiste en une nouvelle version sans-âge du blended malt premium de la maison Nikka. On a donc ici un assemblage de single malts d’environ dix ans d’âge, tournant à 43% d’alcool), dont le nez est assez agréable, avec des notes de pêche, de raisin, d’amande, de frangipane et de verveine.

En bouche, il est assez différent : il évoque au début plutôt le café, la réglisse, le zan, le chêne brulé, le marc de café, le cigare en train de se consumer, sur une légère amertume, puis laisse place à des arômes de camphre et d’eucalyptus. J’aurais personnellement un peu de mal, a priori, avec ce genre de finale, mais je pourrais être surprise !

On est ici sur une bouteille de 70 cl à la forme classique, certes, mais je trouve que l’étiquette est très esthétique. Simple, mais élégant, tout japonais quoi !

 

Caol Ila 12 ans : le tourbé pas cher

Caol Ila 12 ans

Avantages
Léger et fin en bouche
Bon prix pour un tourbé
Inconvénients
Côté herbacé peut gêner

Je vous présente ici, enfin, un whisky tourbé à prix raisonnable. Il s’agit du Caol Ila (nom gaélique du bras de mer qui sépare l’île d’Islay de Jura), un Single Malt tourbé d’une des régions les plus sauvages de la côte occidentale écossaise. Il s’agit de l’un des meilleurs whiskies de la région en question !

On part ici sur un whisky à 43% de 12 ans d’âge. Son nez est d’abord tourbé, puis iodé et fumé, terminant sur des notes d’amande douce, de bonbon acidulé, de cendre et de réglisse. En bouche, on ressent d’abord des notes médicinales, puis plus fumées et fruitées (fruits secs) ; on termine en beauté avec des notes florales, herbacées, pralinées et moka.

Le côté “herbacé”, s’il apporte beaucoup de fraîcheur à l’ensemble, je pense, n’est pas trop à mon goût. Mais ça, ce n’est que mon avis bien sûr ! Mais il a au moins le don d’être assez léger et fin en bouche, donc je pourrais facilement oublier ce détail.

On est ici sur une bouteille de 70 cl au design simple et sobre ; l’important, au final, c’est ce que se trouve dedans !

 

Les meilleurs whisky de milieu de gamme

La majorité des whiskies à portée de bourse et de qualité se situent dans cette gamme.

Personnellement, ce sont à acheter pour déguster entre amateurs ou à offrir en période de fêtes !

 

Auchentoshan Three Wood : le meilleur de milieu de gamme

Auchentoshan Three Wood

Avantages
Subtil, doux et élégant
Vieilli dans 3 types de fûts différents
Inconvénients
Aucuns défauts relevés

Auchentoshan, la distillerie favorite de mon paternel ! Il sera plus que ravi d’apprendre que l’un de ses whiskies favoris se retrouve dans ma sélection (oui, papa, je sais, tu ne prends que le meilleur). Auchentoshan est également la distillerie qui propose le Single Malt le plus emblématique des Lowlands. Et sa pratique de la triple distillation (chose plus que rare en Écosse) permet l’obtention d’un whisky subtil, doux et élégant, marqué le plus souvent par des notes d’herbes et d’agrumes. Bref, que des saveurs que nous adorons lui et moi !

Je vous propose ici le Three Wood, qui est particulier en ce sens qu’il a été vieilli dans 3 types de fûts différents :  des fûts de bourbon en chêne américain, des fûts ayant contenu du xérès Oloroso et enfin des fûts de Pedro Ximénez espagnols. Le premier type de fûts, celui de bourbon, apporte des notes gourmandes et légèrement boisées, alors que les deux autres types de fûts apportent des notes d’épices, de cassis, de raisin noir et de prune.

On est sur une bouteille de 70 cl à 43% d’alcool, bref, dans la norme. Il est certes assez cher (pour un alcool), mais il en vaut le détour ! Les whiskies de chez Auchentoshan sont des incontournables pour des amateurs, c’est certain.

 

Lagavulin 16 ans : le premier whisky d’Islay

Lagavulin 16 ans

Avantages
Whisky tourbé
Belle couleur vieil or à reflets ambrés
Inconvénients
Aucuns défauts relevés

Voici le deuxième tourbé de ma sélection, lui aussi issu de l’île d’Islay !  Lagavulin en fait, a été la première distillerie à produire légalement du whisky sur l’île d’Islay. La distillerie produit un single malt tourbé dans la plus pure tradition de l’île, avec des notes fumées, marines et finement boisées. Et le 16 ans d’âge de Lagavulin est devenu le fer de lance de la distillerie, devenant l’une des références mondiales en matière de whisky.  

Il s’agit d’un whisky à 43% qui arbore une belle couleur vieil or à reflets ambrés ; son nez est marqué par des notes animales et d’orge fumée, avec une trace de tourbe onctueuse. En bouche, il est assurément tourbé et révèle petit à petit des notes marines d’iode et de poisson fumé ainsi qu’une petite touche de réglisse. On ressent le côté boisé en fin de bouche.

On est ici aussi sur du 70 cl, avec une bouteille simple, mais dotée d’un étiquetage élégant et direct.

 

Belgian Owl : un Belge qui se défend bien

Belgian Owl

Avantages
Produit belge
Arômes agréables
Saveurs sucrées
Inconvénients
Assez faible quantité (50cl)

En bonne Belge, je suis fière de voir l’un de nos produits se distinguer sur la scène internationale…et davantage pour un alcool qui n’est pas du pays ! C’est le rêve d’Étienne Bouillon, Maître Distillateur,  qui devient réalité : on peut, à partir de l’agriculture raisonnée et locale d’orge (de Hesbaye pour être plus précise). Le Belgian Owl a été reconnu en 2011 comme European Single cask Whisky of the Year, avec une note de 95,5%, bref, les Belges savent se défendre !

Belgian Owl a recours à deux alambics originaires de l’ancienne distillerie Caperdonich (Speyside, Écosse) ainsi qu’à des fûts de bourbon, où le whisky va vieillir pendant plus de 3 ans. Le degré d’alcool est plus important que ceux des whiskies que j’ai présentés dans ma sélection, puisque le Belgian Owl titre à 46%. Assez costaud !

Fort heureusement, ses arômes en font presque oublier ce détail. Au nez, il est assez fin (pas agressif, il reste agréable), avec des notes de beurre salé, de poire, de reine-claude, de vanille et de banane flambée. Il me met toujours l’eau à la bouche personnellement et je me délecte toujours, aussi bien au nez qu’en bouche ! D’ailleurs, en bouche, il est plutôt sur des notes de crème glacée, de gingembre confit, de pommes au four et de tarte au fruits ; en grande gourmande, je suis conquise. C’est assurément l’un de mes whiskies favoris en termes d’arômes “gourmands” !

On regrette d’ailleurs que la bouteille ne fasse que 50 cl, ce qui rend ce whisky assez cher à l’achat.

 

Knappogue Castle 16 ans : un whisky de caractère

Knappogue Castle 16 ans

Avantages
Fruité et moelleux
Finesse et arôme agréables
Inconvénients
Prix assez cher

Ce whisky irlandais de la marque Knappogue Castle à été élevé pendant 14 ans minimum dans des fûts de bourbon avant de bénéficier d’un affinage en fûts de sherry Oloroso pour atteindre ses 16 ans.

En bouche, il se révèle être fruité, et moelleux. Les saveurs en sont donc particulièrement agréables.

De type « Single Malt », le Castle 16 propose une couleur claire et dorée, marquant sa beauté naturel, qui est souligné par la non présence de colorant artificiel.

En n’utilisant pas de tourbe, Knappogue Castle offre aussi un authentique whisky de caractère.

On est ici aussi sur du 70 cl, à 40%, donc encore une fois dans la norme. Son prix est certes assez conséquent, mais sa finesse et son arôme de céréale et de biscuits épicés en valent le détour.

Amateur de bon whisky, celui-ci est fait pour vous !

 

Les meilleurs whisky haut de gamme

On trouve ici des bouteilles d’exception…et de collection, qui sont à consommer avec modération donc !

 

Bunnahabhain 25 ans : le meilleur haut de gamme

BUNNAHABHAIN 25 ans 1989 Sherry Finish

Avantages
Riche en arômes
Single malt d'exception
Très onctueux
Inconvénients
Prix très cher

Construite en 1881 en pleine période du « whisky boom » écossais, Bunnahabhain se situe au nord-est de l’île d’Islay.

Sa salle de distillation abrite deux magnifiques alambics en forme de poire à partir desquels elle produit un alcool lourd mais généralement peu tourbé. Devenue propriété du groupe Burn Stewart Distillers en mai 2003, Bunnahabhain offre depuis quelques années de jeunes versions mises en bouteilles par les négociants très fumée et tourbée.

Vieillie en fût de xérès Pedro Ximenez pendant 25 ans, cette whisky nous propose de découvrir Bunnahabhain sous un jour moins terreux qu’à l’accoutumée et est marquée par l’influence du sherry.

Riche et corpulent, sa palette aromatique met en avant les raisins secs, les notes de chocolat et de fruits exotiques. Un single malt d’exception qui fait preuve de finesse et d’une onctuosité remarquable de bout en bout.

On est ici aussi sur du 70 cl, à 46,6%, ce qui en fait un whisky relativement coriace. Son prix est quand à lui très élevé, mais bon, quand on veut vraiment le meilleur du meilleur, c’est pas là que ça passe.

 

Tomatin 30 ans : un incroyable savoir-faire

Tomatin 30 ans

Avantages
30 ans d'âges
Finesse et goût incroyable
Inconvénients
Prix très très cher

Fondée en 1895, Tomatin est sans aucun doute l’un des plus réputés d’Ecosse. Ce qui le distingue des autres, ce n’est ni son âge, ni son emplacement privilégié au cœur du Speyside, mais sa maîtrise totale de la maturation. Il est le seul éleveur-embouteilleur à faire remplir, ses propres fûts soigneusement sélectionnés, au sein même des distilleries Gordon & MacPhail.

Ce Tomatin 30 ans, distillé en 1988, a vieilli en fût de refill american hogshead avant d’être embouteillé par Gordon & MacPhail dans la gamme Connoisseur Choice Upper.

Ce single malt mêle agréablement les notes de tarte au citron, d’herbe coupée, de café moulu et de raisins secs. De toutes les gammes de négoce existantes, celle de Connoisseurs Choice est sans doute la plus ancienne. Revue et modifiée plusieurs fois depuis sa création, cette gamme sait préserver toute sa qualité et son essence. Les single malts de Connoisseurs Choice invitent les amateurs à découvrir des expressions singulières des plus belles distilleries d’Ecosse, à travers différents degrés, affinages, années, et profils. Connoisseurs Choice Upper célèbre le cinquantième anniversaire de la gamme avec de sublimes expressions sélectionnées avec soin.

On est ici sur un volume de 70cl, mais tenez-vous bien, à plus de 59% ! Celui-ci est donc à consommer avec encore plus de modérations que les autres whisky de cette sélection (je vous aurai prévenu).

Malgré sa finesse et son goût incroyable, son prix n’en fera malheureusement pas que des ravis.

 

Les produits de ma sélection en promo pour l’instant

Aucun produit n'est en promo pour l'instant.

 

Comment choisir votre whisky ?

Quand on sait que les Français aiment les bonnes choses, il n’est donc point étonnant qu’ils se retrouvent parmi les plus grands consommateurs au monde de whisky (ou whiskey au pays de l’Oncle Sam) ! C’est aussi un alcool qui gagne en popularité auprès des jeunes adultes, notamment en raison de sa grande richesse…qui pourrait rivaliser avec le vin !

Il n’est point aisé de choisir son whisky, car de très nombreux critères rentrent en ligne de compte. Je vais tâcher de vous simplifier un peu la vie et de vous aider à faire votre choix parmi les centaines de whisky disponibles sur le marché.

L’origine

Vous me direz : “le whisky, c’est écossais, pas de doute là-dessus”…Hé bien pas seulement ! Il faut dire que la question a toujours fait débat !

Le whisky est un alcool distillé conçu à partir d’une ou plusieurs céréales fermentées, avant d’ếtre vieilli pendant plusieurs années dans des fûts de chêne (généralement entre 4 et 12, mais cela peut être plus). Et cet alcool si particulier est fabriqué, à l’origine, dans 4 pays : l’Écosse, le Japon, l’Irlande et les États-Unis (où on l’appelle “whiskey”).

Aujourd’hui, le nombre de pays qui produisent du whisky ne fait qu’augmenter ; on a par exemple des pays comme l’Inde, Taiwan ou la Belgique qui se défendent désormais très bien à ce niveau.

Les types de whiskies

On ne trouve pas un whisky, mais bien des whiskies. Vous connaissez sans doute le single malt ou le pure malt ? Hé bien ce sont deux des nombreux “aspects” que peut prendre cet alcool de grains.

Depuis toujours, et quelle que soit sa provenance, le whisky se compose toujours d’un mélange d’eau (de la plus grande qualité), de céréales (elles déterminent le type de whisky et ses arômes) et de levures. Selon les céréales utilisées ainsi que leur proportion, on obtient différentes sortes de whiskies.

Le blended

C’est assurément celui que l’on retrouve le plus et qui s’avère le meilleur marché (aussi bien à la production qu’à la consommation). Le blended résulte d’un assemblage de plusieurs whiskies de malt avec des whiskies de grain (blé, maïs, avoine et seigle).

Ce mélange a été créé par la distillerie Glenlivet et a acquis le droit à l’appellation whisky en 1909, à la suite du jugement de la commission royale.

Le pure malt (ou vatted malt)

Le pure malt, vous vous en doutez, ne contient que des whiskies de malt. Ils sont aussi propices à être typés par des assembleurs, qui recherchent à se démarquer de leurs concurrents par un whisky “reconnaissable entre milles”.

Le single malt

Le single malt est un whisky issu d’une seule distillerie.  Parmi les single malt, on trouve aussi les single cask, qui sont des whiskies provenant d’un seul et même fût (ils portent d’ailleurs le numéro du fût en question) et embouteillés entre 55 et 65° (on parle alors de cask strength).

Si un single malt est issu d’un assemblage de plusieurs fûts, on parle de traditional cask.

Et il est bon de savoir qu’aussi bien le cask que le traditional cask peuvent être allongés à l’eau lors de leur consommation.

Le Scotch écossais

En Écosse, pour qu’on puisse parler de “whisky”, le produit distillé doit offrir un degré d’alcool égal ou supérieur à 40° et être vieilli en fût au moins 3 ans…sur le territoire écossais (sinon pas d’appellation “whisky”). Il est généralement élaboré à partir d’orge maltée séchée au feu de tourbe.

On trouve essentiellement 5 whiskies écossais : le Single Malt Scotch Whisky, le Blended Malt Scotch Whisky, le Single Grain Scotch Whisky, le Blended Grain Scotch Whisky

et le Blended Scotch Whisky.

Le bourbon

Cet alcool fait partie de la famille des American whiskey, qui est fabriqué uniquement aux États-Unis. Le bourbon est réalisé à partir de maïs, en proportions différentes selon que l’on parle de straight tennessee (70% de maïs et de seigle, dont 51 rien que de maïs; le tout est filtré sur du charbon d’érable) ou de corn whiskey (plus de 80%).

Le rye

Il s’agit ici de l’autre membre de la famille des American whiskey. Il se compose essentiellement de seigle (51% minimum) et est distillé à un maximum de 80 % avant d’être vieilli dans des fûts de chêne fraîchement flambés.

L’élaboration du whisky

Comme je l’ai déjà énoncé plus tôt, le whisky est une eau-de-vie réalisée au travers de la distillation d’une ou de plusieurs céréales, et vieillie en fût de chêne. Pour ce faire, on transforme les sucres contenus dans les céréales à l’aide de levures.

Je vous fais un petit résumé ici des différentes étapes d’élaboration du whisky.

La sélection de l’orge

De toutes les céréales utilisées, c’est clairement l’orge qui apporte le plus de parfums et d’arômes au whisky (c’est aussi le cas pour les bières !).

On a recours, au fil du temps, à de nombreuses variétés d’orge, en fonction des besoins de l’époque…et des progrès de la technologie dans le domaine de l’agriculture. Mais si la variété est importante, la qualité n’est pas toujours au rendez-vous, surtout pour la production d’alcool : il faut donc faire une sélection.

Une orge riche en protéines sera dédiée exclusivement au whisky de grain (et donc au blended), tandis qu’une orge riche en amidon permettra d’obtenir des sucres susceptibles d’être fermentés (et donc transformables en alcool).

Le maltage

Le maltage est la première étape de conception du whisky. Elle consiste à transformer le grain en alcool au travers d’un processus assez long et coûteux comprenant au total 3 étapes (le trempage, la germination et le séchage).

Une fois l’orge récoltée, on la soumet à plusieurs phases d’humidification et d’oxygénation, histoire que l’humidité du grain finisse par atteindre 40%. On procède ensuite à la germination : on étale l’orge humide en couches épaisses (30 à 50 cm) afin d’obtenir l’amidon nécessaire pour le brassage et de faire germer l’embryon. Lorsque le germe atteint 2 ou 3 mm, on passe au séchage (kilning). Traditionnellement, on procédait au séchage à l’aide de tourbe, de charbon ou de coke ; aujourd’hui, on utilise aussi bien des fours (à tourbe) que des brûleurs.

La tourbe (peat) contribue surtout à donner au whisky sa palette aromatique, grâce à la fumée dégagée lors de sa combustion dans le four. Le whisky réalisé à l’aide de tourbe sera plutôt doté de notes rôties, fumées et médicinales alors qu’un whisky conçu à partir de germes séchées à l’air chaud prendra des notes biscuitées, toastées et torréfiées.

Le brassage

Qui dit brassage, dit eau ; et plus grande sera la qualité de cette eau, meilleur sera le whisky. Pour de nombreuses distilleries, le whisky doit être élaboré à l’aide d’une eau douce ayant été filtrée par la tourbe, même si chacune a ses propres standards à ce niveau (eau de rivière, de lochs, de source, riche en sel ou en fer). L’eau apporte donc du “caractère” au whisky !

L’eau chaude est mélangée au malt broyé, qui est brassé pour obtenir de l’amidon soluble. Le brassage s’effectue dans une cuve en acier ou en fonte, fermée et équipée de pales tournantes. On recourt à trois eaux successives afin d’extraire les sucres contenus dans le malt, ce qui permet d’obtenir, à terme, un “moût” sucré.

La fermentation  

Après le brassage, on procède à l’avant-dernière étape : la fermentation. Pour ce faire, on utiliser des levures de culture (yeasts) qui, en transformant le sucre (tiré de l’amidon) en alcool, permettent d’anticiper le rendement en alcool ainsi que la production d’arômes pour les différents whiskies. Chaque distillerie, pour distinguer son whisky de ses concurrentes,dispose de ses propres proportions et mélanges de levures : le secret de fabrication en somme !

Mais transformer le sucre en alcool ne se fait pas en un jour…Il faut en moyenne entre 40 et 60 heures ! Le liquide obtenu titre entre 6 et 8% et acquiert des arômes fruités, floraux et acidulés.

Le vieillissement

Le whisky, comme de nombreux autres alcools, est vieilli en fût ; pour le whisky, les distilleries ont recours, en général, au fût de chêne, qui est réputé pour sa robustesse et son étanchéité. Parmi les variétés de chêne les plus utilisées, on retrouve le chêne blanc (pour whiskies américains surtout) ou plusieurs espèces de chêne européen.

On distingue aussi les fûts en fonction de leur taille, si bien qu’on en trouve plusieurs types : le Bourbon Barrel (180 L), le Hogshead (240 L), le Sherry Butt (480 L) et le Puncheon (320 L).

Mais le fût n’est pas le seul élément qui détermine un bon vieillissement, on doit aussi compter sur les conditions extérieures, comme le climat et le chai. Tout comme les vins, les whiskies doivent être entreposés selon une température et une hygrométrie précise, même s’il est vrai que dans un même chai et selon les fûts, on n’arrive pas tout à fait à produire le même whisky.  Plus il fait froid, plus le chai est humide et plus l’alcool s’évapore, donc le whisky sera moins alcoolisé pour le même volume de liquide ; plus il fait chaud, par contre, plus le chai est sec et plus l’eau s’évapore, donc le whisky sera plus alcoolisé.

Le whisky arbore donc, au fil du temps, une belle coloration ainsi que de nouveaux arômes.

La dégustation

Un bon whisky (bref, pas l’ “arrache-gorge” ou celui que l’on utilise pour les cocktails), ça ne se boit pas comme de l’eau : on le déguste ! Le verre a son importance notamment tout comme d’autres critères, sans compter les différents arômes et la couleur, que je vais vous décrire brièvement ici.

Éveillez vos cinq sens et prenez un verre, je vous emmène pour un petit tour de dégustation !

La couleur

Le whisky, au départ, est incolore. C’est le fût utilisé pour le vieillissement ainsi que la durée pendant laquelle il est resté dedans qui déterminent donc la couleur de votre nectar !  

Plus un fût a été utilisé, plus la couleur du whisky est pâle ; à l’inverse, plus le fût est jeune (voire inutilisé), plus le whisky sera coloré. La couleur d’un whisky peut varier du jaune le plus pâle à l’ambré le plus foncé, avec des reflets dorés, cuivrés, rougeâtres, bronze ou même verdâtres.

La palette olfactive

Les différents arômes du whisky apparaissent aux différentes étapes de l’élaboration de celui-ci ainsi que lors de son vieillissement. Je vais vous donner ici quelques exemples.

Les notes de céréales, fruitées, florales (ou herbacées), tourbées (fumées ou marines) sont en vérité des arômes qui surviennent lors de l’élaboration du whisky. Pour un whisky aux notes de biscuit ou de brioche (mes favoris), on parle d’arômes de céréales ; pour un whisky rappelant la framboise, la poire ou le cassis, on parle d’arômes fruitées ; avec un parfum de foin, de bruyère ou d’eucalyptus, on est sur un whisky floral ou herbacé ; enfin, pour des notes d’iode, de cendres et de terre, on parle respectivement d’arômes marins, fumés et tourbés.

Les notes boisées ou épicées, par contre, apparaissent plutôt lors du vieillissement. On aura par exemple des sensations de caramel, de cannelle, de tabac, de toast, de miel, de clou de girofle ou de réglisse.

Et bien entendu, un whisky sera doté de nombreux arômes, en fonction de la distillerie concernée ! J’ai une nette préférence pour les whiskies un peu biscuit ou fruités, mais comme pour tout, c’est une question de goût !

La texture

La texture d’un whisky (si on peut le dire ainsi) se distingue en 2 étapes : l’attaque en bouche et le milieu de bouche.

L’attaque en bouche correspond aux premières impressions gustatives. Elle permet notamment de distinguer les whiskies secs (tranchants, vifs, charpentés, fermes) des whiskies gras (crémeux, soyeux, onctueux, moelleux, doux). On peut également discerner les saveurs fondamentales, à savoir, le sucré, l’acide, le salé et l’amer.

Le milieu de bouche, pour sa part, permet d’apprécier l’”intensité” d’un whisky, qui se manifeste à travers son ampleur, sa finesse, sa richesse, sa complexité, son équilibre et la précision de ses arômes.

Le verre

Oui, pour déguster un bon whisky, le verre a son importance. Pour le whisky de soif (celui de qualité médiocre), tout verre peut suffire, surtout le tumbler (verre droit à fond épais), mais ce n’est pas le cas du whisky dit de dégustation !

Pour la dégustation, privilégiez un verre à vin de type INAO, un verre à porto ou une copita (verre à xérès), ce dernier étant celui que l’on retrouve le plus dans les distilleries écossaises, irlandaises et américaines (Kentucky seulement).

L’ajout d’eau

On voit souvent dans les films le barman ajouter de la glace au whisky, si bien qu’on pense “bien faire” en faisant de même. Hé bien pas du tout ! La glace a pour effet de vous anesthésier les papilles, bref, vous ne le goûtez plus !

Pour ce qui est d’allonger son whisky d’eau, par contre, c’est envisageable, même si cela fluidifie davantage votre boisson ; pour les arômes, certains diront qu’on les ressent plus de cette manière, d’autres que l’eau ne va en faire ressortir qu’un. Vous l’aurez compris : le débat fait encore rage.

Le whisky en cuisine

On peut aussi bien savourer un whisky en accompagnement d’un repas, à la manière d’un vin, qu’en tant qu’ingrédient de préparations (sauces, marinades notamment). Le whisky a plus d’un atout en cuisine, vous allez le découvrir !

Les alliances mets et whiskies

Outre les cocktails (à réaliser avec d’autres whiskies que ceux proposés dans notre sélection !), on peut bien évidemment réaliser des sauces (la sauce cocktail notamment), des marinades ou des flambées (langoustines ou gambas flambées au whisky : un pur délice), mais ça ne s’arrête bien évidemment pas là !

Ainsi, certains whiskies au caractère marin se marient à merveille aux poissons fumés et aux fruits de mer. Par exemple, un Lagavulin sera parfait avec des huîtres et du roquefort ; un Talisker s’associera bien avec un saumon écossais ou du comté; bref, les associations sont aussi nombreuses qu’avec du vin !

Tout comme je le disais avec mon article sur les champagnes, on peut très bien faire son repas exclusivement avec une sorte d’alcool. C’est bien évidemment possible aussi avec le whisky, en associant un whisky à chaque plat. Pour les desserts, même remarque que pour les champagnes : c’est délicat, mais pas impossible. Il s’agit donc de ne pas opter pour un dessert trop sucré, qui “casserait” les arômes.

Le chocolat demeure, par contre, une valeur sûre ; on peut associer un chocolat noir à un whisky fumé, par exemple (l’île d’Islay propose d’ailleurs une mousse au chocolat au whisky tourbé !) ou une glace au whisky tourbé avec un caramel au beurre salé.

Le whisky et les cigares

Hé oui, le whisky ne se retrouve non seulement pas qu’en cuisine, mais peut aussi s’inviter dans le salon de ces messieurs, avec un bon cigare aux lèvres.

Avec des cigares assez doux, on privilégiera des bourbons, qui sont dotés d’un côté boisé assez agréable (surtout avec un cigare cubain ou dominicain). Pour les whiskies écossais, les accords se feront en fonction de la dominante de chacun.

Par exemple, un Macallan ou un Glenfarclas, qui ont des arômes de rancio doux et amers, iront avec la plupart des cigares, tandis qu’un Bunnahabhain se mariera parfaitement avec des cigares du Nicaragua aux arômes de sous-bois. Des whiskies herbacés ou fruités, eux, iront assez bien avec des cigares légers ou sucrés (comme les cigares brésiliens).

Mais comme toujours, c’est une question de goût !

À propos de l'auteur

Delphine Christophe

Delphine est diplômée d'un master en traduction à l'université de Liège. Rédactrice et relectrice minutieuse, elle a été responsable de la production de contenu chez Selectos jusqu'en mars 2019. Ses sujets de prédilections étaient la cuisine et le divertissement, mais elle était également capable de dénicher les meilleurs produits de n'importe quelle autre catégorie.

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