Les Meilleurs Livres Science-Fiction

Mis à jour le 4 février 2021

Nous avons passé 9 heures à analyser les titres les plus populaires du moment, découvrez notre sélection des meilleurs livres de science-fiction, de notre coup de cœur Le Meilleur des Mondes au tout récent La prophétie de l’âge d’or : Désolation en passant par l’incontournable Dune.

 

Les recommandations de la rédaction

Le choix de la rédactionPour un retour vers le futurLe livre qui a inspiré Matrix
Le Meilleur des Mondes, d’Aldous Huxley (1932)La Machine à Explorer le Temps, de G.H. Wells (1895)Neuromancien, de William Gibson (1984)
Le Meilleur des Mondes, d’Aldous Huxley (1932)La Machine à Explorer le Temps, de G.H. Wells (1895)Neuromancien, de William Gibson (1984)
Véritable chef-d'œuvre de la littérature d’anticipation, ce roman à l’intrigue complexe met en lumière une civilisation future qui est loin d’être utopiste, contrairement à ce que son titre pourrait laisser penser…Souvent qualifié d’intemporel, ce livre est un subtil mélange entre politique et science. En véhiculant une réflexion anthropologique sur le monde actuel et son futur, il présente une critique pertinente des classes sociales.Décrit comme un roman culte, il a enchaîné les récompenses grâce à la modernité de son intrigue et sa capacité à inventer l’univers du cyberespace, sous les yeux médusés des lecteurs.
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Le Meilleur des Mondes, d’Aldous Huxley (1932)

Le choix de la rédaction

Le meilleur des mondes, d’Aldous Huxley (1932)

Véritable chef-d'œuvre de la littérature d’anticipation, ce roman à l’intrigue complexe met en lumière une civilisation future qui est loin d’être utopiste, contrairement à ce que son titre pourrait laisser penser…

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Ce livre représente ce qui se fait de mieux en matière de science-fiction. Pour cause, il a été classé parmi les chefs-d’œuvre du genre dans de multiples ouvrages de référence, grâce à une écriture simple, une structure fluide et une trame palpitante que beaucoup décrivent comme une fable prophétique. 

Alors que les derniers humains sont maintenus captifs dans des réserves sauvages, le nouvel État Mondial est dirigé par les “Aphas”, l’élite engendrée par la culture in vitro. Dans cette société où le bonheur est de mise, les castes inférieures sont conditionnées à accepter leur sort sans jamais faire appel à leur part “d’humanité”. Heureusement, lorsque le totalitarisme règne en maître, la résistance n’est jamais bien loin… 

Écrit en 1932, le roman prévoyait déjà les conséquences désastreuses du fascisme sur l’Europe. 88 ans plus tard, il sonne toujours aussi vrai.  

Pour les lecteurs et la critique, il doit son intemporalité au thème qu’il aborde : une société stérilisée, aseptisée, contrôlée et distillée. Si cette dernière rappelle étrangement nos sociétés modernes, c’est parce qu’elle prend place dans un monde où l’individualité et l’esprit critique sont – presque – inexistants. 

Cet effet miroir en a d’ailleurs horrifié plus d’un. Du lecteur lambda au critique littéraire, tous ont affirmé avoir été profondément marqués par cette œuvre aussi dystopique que visionnaire. 

 

La Machine à Explorer le Temps, de G.H. Wells (1895)

Pour un retour vers le futur

La Machine à explorer le Temps, d’Herbert George Wells (1895)

Souvent qualifié d’intemporel, ce livre est un subtil mélange entre politique et science. En véhiculant une réflexion anthropologique sur le monde actuel et son futur, il présente une critique pertinente des classes sociales.

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Il est sans aucun doute l’un des romans de science-fiction les plus célèbres de l’auteur et, de manière générale, un des plus emblématiques du genre. À travers son récit de voyage dans le temps, Wells dénonce un système qui subsiste juste qu’à nos jours, dans un style d’écriture riche mais parfois compliqué.

Cette histoire raconte l’odyssée d’un jeune inventeur qui voyage plus de 800 000 dans le futur, grâce à sa machine. Si le monde qu’il découvre a l’apparence d’un paradis, c’est avant tout à cause de l’oisiveté que dégagent les terriens “Éloïs”. Pourtant, lorsque la nuit tombe, la vérité refait surface. Pour retrouver sa machine et son époque, l’explorateur du temps devra s’aventurer dans les méandres du monde souterrain. 

Ce livre rencontre peu d’opposants puisque tous parlent d’un classique intemporel. 

Comme pour Le Meilleur des Mondes, sa faculté à traverser les époques provient surtout de l’universalité de son thème. En plus de donner une crédibilité à l’histoire, le contexte scientifique soulève des questions de classes sociales. 

Pour la critique, le bouquin véhicule la fascination de Wells pour la science et la politique socialiste, preuve s’il en était encore besoin que la fiction peut elle aussi servir une pensée engagée. 

 

Neuromancien, de William Gibson (1984)

Le livre qui a inspiré Matrix

Neuromancien, de William Gibson (1984)

Décrit comme un roman culte, il a enchaîné les récompenses grâce à la modernité de son intrigue et sa capacité à inventer l’univers du cyberespace, sous les yeux médusés des lecteurs.

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Le prix Philip K. Dick (1984), le prix Nebula (1984) et le prix Hugo (1985) sont autant de récompenses pouvant attester de la réussite de ce roman. En plus de présenter une trame bien ficelée, il dépeint également des personnages complexes. Malheureusement, son écriture dense le rend difficilement abordable. 

Après la destruction de son système nerveux, Chase a été forcé de quitter “l’hallucination consensuelle” qu’on appelle la matrice. Alors qu’il se lance dans un processus d’autodestruction alliant drogues, alcools et trafics d’organes en tout genre, il se voit offrir la possibilité d’y retourner, mais à quel prix ? 

Considéré comme l’essence du célèbre Matrix, cet ouvrage est l’œuvre fondatrice de l’univers cyberpunk. 

Si ce dernier plaît aux lecteurs pour son originalité, certains dénoncent tout de même le style d’écriture complexe de l’auteur. 

Pour la critique littéraire, cette complexité fait écho à l’inversion troublante (mais excitante) des choses, telles que le lecteur les connaît. Le naturel est désormais subordonné à l’artificiel, lui-même gouverné par la technologie. 

Dans ce livre, l’accent n’est placé ni sur l’intrigue, ni sur les protagonistes. Au contraire, il porte davantage sur la création d’un univers qui nous échappe totalement. 

C’est bien cette réalité transformée qui fait de Neuromancien un indémodable.  

 

Les incontournables

Le meilleur des incontournablesUn space opera digne de ce nomUn récit débordant de créativité
Dune, de Frank Herbert (1965)Fondation, de Isaac Asimov (1951)Hypérion, de Dan Simmons (1989)
Dune, de Frank Herbert (1965)Fondation, de Isaac Asimov (1951)Hypérion, de Dan Simmons (1989)
Ce premier roman du cycle de Dune fait partie de ceux qui vous transportent dans un autre monde, tant son intrigue est prenante. Vous ne pourrez pas le lâcher avant de l’avoir fini.S’il n’est pas des plus positifs, ce récit se présente comme le début d’une longue épopée galactique aussi captivante que complexe. Facile à lire, il questionne son lectorat sur le concept de civilisation.L’originalité de l’histoire, la complexité de l’univers, la psychologie raffinée des personnages et les thèmes abordés sont autant d’éléments qui ont contribué à hisser l’ouvrage sur le devant de la scène.
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Dune, de Frank Herbert (1965)

Le meilleur des incontournables

Dune, de Frank Herbert (1965)

Ce premier roman du cycle de Dune fait partie de ceux qui vous transportent dans un autre monde, tant son intrigue est prenante. Vous ne pourrez pas le lâcher avant de l’avoir fini.

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Doit-on encore présenter ce livre ? Reconnu comme un ouvrage de référence dans les cercles littéraires, il remporte les prix Hugo et Nebula tout juste 1 an après sa parution. Depuis 1965, il continue de rencontrer son public grâce à sa trame immersive et la profondeur psychologique de ses protagonistes.

Sur la planète de sable Dune (ou Arrakis), l’eau se fait rare. Alors que les bédouins qui l’habitent asservissent des vers géants, ils se lancent également dans le commerce de l’Épice, une drogue conférant des pouvoirs de divination et d’immortalité. Loin d’être une oasis, cette terre aride voit s’affronter les familles régnantes de l’Empire, à la manière d’une tragédie antique.   

Pour certains, cette étrange ressemblance avec le passé est paradoxale, compte tenu des prétentions futuristes du livre. Ils décrivent l’univers présenté comme moyen-âgeux, paternaliste, aristocratique et réactionnaire. 

Si ces critiques sont légitimes, nous souhaitons rappeler qu’évolution n’est pas toujours synonyme de progrès. La plupart des lecteurs semblent d’ailleurs l’avoir compris puisque le bouquin jouit d’une popularité qui ne faiblit pas. 

Considéré comme addictif par beaucoup, il est parvenu à séduire la critique, qui le décrit comme un monument littéraire unique en son genre. 

Herbert nous dépeint une société Alien avec un souci du détail fascinant et propulse ainsi le livre au rang de phénomène planétaire. 

 

Fondation, de Isaac Asimov (1951

Un space opera digne de ce nom

Fondation, de Isaac Asimov (1951)

S’il n’est pas des plus positifs, ce récit se présente comme le début d’une longue épopée galactique aussi captivante que complexe. Facile à lire, il questionne son lectorat sur le concept de civilisation.

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Comme beaucoup des auteurs présents dans cette sélection, Isaac Asimov s’est fait un nom dans le milieu littéraire. Sa popularité, il la doit surtout à son cycle de Fondation, dont le premier roman se laisse aisément dévorer, grâce à une écriture simple et la présentation d’un monde captivant. 

Lorsque l’éminent savant Hari Seldon crée une science permettant de prédire l’avenir, il est loin de se douter que l’Empire est destiné à s’effondrer d’ici 5 siècles. Convaincu qu’il peut changer le cours de l’histoire grâce à son invention, il se lance dans la conception d’une encyclopédie chargée de regrouper toutes les connaissances humaines. Une entreprise ambitieuse qui attire de nombreux opposants… 

Bien qu’une minorité de lecteurs déplore un style d’écriture trop basique, la plupart affirment que cette caractéristique participe, au contraire, à la grande accessibilité du roman. 

En alliant la puissance de l’univers galactique de Trantor à la profondeur de personnages hauts en couleur, Asimov propose un récit qui ne peut que plaire au plus grand nombre, critique comprise. 

Si celle-ci a parfois du mal à caractériser le bouquin de visionnaire (notamment parce que le monde dans lequel nous vivons actuellement semble plus dangereux et dystopique que ce qui nous est proposé), elle encense volontiers l’ouvrage pour le portrait réaliste qu’il dresse des concepts de civilisation et du libre arbitre.  

 

Hypérion, de Dan Simmons (1989)

Un récit débordant de créativité

Hypérion, de Dan Simmons (1989)

L’originalité de l’histoire, la complexité de l’univers, la psychologie raffinée des personnages et les thèmes abordés sont autant d’éléments qui ont contribué à hisser l’ouvrage sur le devant de la scène.

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Parmi les récompenses qu’il a remportées, on peut compter les prix Hugo (1990), Locus (1990), et Cosmos 2000 (1992). Si ce premier roman sert principalement à planter le décor du cycle entier, il n’en reste pas moins agréable et facile à lire. 

Sur Hypérion demeure une créature aussi crainte que vénérée par les hommes : le Gritche. Alors qu’elle attend patiemment l’heure d’une guerre apocalyptique, 7 pèlerins sont envoyés sur cette planète pour empêcher la réouverture des Tombeaux. Aucun d’entre eux ne se connait, mais tous partagent un profond espoir… 

La fragmentation du livre fait débat. Alors que certains lecteurs affirment qu’il se laisse lire aisément malgré l’alternance de différents récits, d’autres trouvent cette manière de raconter l’histoire déstabilisante. 

Du côté de la critique littéraire, c’est le même constat. Certaines regrettent une utilisation excessive de flashbacks qui laisse peu de place à l’intrigue, mais la grande majorité apprécie la capacité qu’ont les 6 narrations à se regrouper pour former un roman cohérent. 

Bien que ce premier ouvrage soit source de discorde, personne n’a encore remis en question sa faculté à introduire avec brio l’une des œuvres majeures de la science-fiction.  

 

Les meilleurs livres de science-fiction du moment

Le meilleur du momentUn préquelle attenduDu post-apocalyptique par excellence
La prophétie de l’âge d’or : Désolation, de Néo Leuduc (2020)Le Chant des Fenjicks, de Luce Basseterre (2020)Un reflet de lune, de Estelle Faye (2021)
La prophétie de l’âge d’or : Désolation, de Néo Leuduc (2020)Le Chant des Fenjicks, de Luce Basseterre (2020)Un reflet de lune, de Estelle Faye (2021)
Si ce roman se veut totalement déroutant, c’est avant tout parce qu’il pose une vraie question à son audience à savoir, et si l’avenir de l’humanité telle qu’on la connaît était déjà écrit ? Alors que son livre “La Débusqueuse de mondes” a déjà été salué par la critique lors de sa sortie en 2017, Luce Basseterre revient avec un préquelle dont la force silencieuse désarme.Une fois de plus, Estelle Faye fait honneur à son titre de femme de lettres de science-fiction en entraînant son lectorat au coeur d’un Paris aussi post-apocalyptique que glauque et mystérieux.
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Le meilleur du moment

La prophétie de l’âge d’or : Désolation, de Néo Leuduc (2020)

Si ce roman se veut totalement déroutant, c’est avant tout parce qu’il pose une vraie question à son audience à savoir, et si l’avenir de l’humanité telle qu’on la connaît était déjà écrit ?

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Alors que certains pensent que ce livre s’inscrit dans la lignée des univers littéraires créés par Maxime Chattam et Christelle Dabos (notamment parce qu’il impose une atmosphère glauque et violente), il est juste de dire que celui-ci parvient tout de même à se libérer de toutes ces influences, en déployant une histoire dont la sensibilité et l’urgence ne caractérise que lui.

Printemps 2200. La guerre entre l’Afrique et l’Europe fait rage. La raison ? Une sécheresse mondiale qui a été amorcée par les Hommes dans les années 2000. Dans un élan désespéré, les Africains plongent l’espèce humaine dans le chaos. Et c’est dans ce monde apocalyptique qu’un petit groupe d’Hommes, désormais menacés d’extinction, tente de sauver ce qui reste de l’humanité.

Si ce roman présente certaines caractéristiques du genre Sci-Fi, dont un univers dystopique situé dans un avenir lointain, il traduit pourtant une réalité qui semble bien actuelle. En effet, en prenant les années 2000 et le réchauffement climatique comme point de départ à l’effondrement de l’Humanité, Leuduc place son lectorat face à ses responsabilités.

Si ce dernier peut encore agir et changer le cours des choses, il sera bientôt trop tard. À lui de voir s’il veut vivre ou survivre…

 

Un préquelle attendu

Le Chant des Fenjicks, de Luce Basseterre (2020)

Alors que son livre “La Débusqueuse de mondes” a déjà été salué par la critique lors de sa sortie en 2017, Luce Basseterre revient avec un préquelle dont la force silencieuse désarme.

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Ce nouveau roman n’est pas juste le préquelle réussi de La Débusqueuse de monde (2017). Loin de ne pas pouvoir exister de manière autonome, il déploie le récit de la transhumance galactique des Fenjicks en ne manquant pas de dépeindre un univers imaginaire dont la fraîcheur donne un second souffle au genre de la science-fiction.

La transhumance galactique est menacée et, avec elle, les Fenjicks. Traqués depuis des millénaires par les Chalecks, ces créatures cosmiques ne servent plus que de taxis vivants à travers l’espace. S’ils sont maintenant considérés comme des espèces en voie de disparition, leur mystérieux chant silencieux continue de bercer la galaxie. Il porte avec lui les notes d’un nouvel espoir : le soulèvement des cybersquales.

Cette mélodie, on la retrouve bien évidemment dans ce préquelle. Mais, bien qu’elle soit toujours silencieuse, elle n’en reste pas moins violente et porteuse d’un message poignant.

Le monde que l’on découvre à l’intérieur du roman est toujours aussi bien travaillé mais semble, pourtant, bien différent. Pour certains lecteurs, il est abordé d’une façon tellement innovante qu’il offre un second souffle au bouquin et au genre tout entier !

Un bon point qui vaut la peine d’être mentionné, surtout quand on sait que la science-fiction continue d’être décriée dans le monde littéraire.

 

Du post-apocalyptique par excellence

Un reflet de lune, de Estelle Faye (2021)

Une fois de plus, Estelle Faye fait honneur à son titre de femme de lettres de science-fiction en entraînant son lectorat au coeur d’un Paris aussi post-apocalyptique que glauque et mystérieux.

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Dans le monde littéraire de la science-fiction, Estelle Faye n’en est pas à son premier coup d’essai. Déjà multiprimée, notamment pour Les Seigneurs de Bohen (2017) et La Voie des oracles (2014), elle revient sur le devant de la scène avec un roman post-apocalyptique qui prend Paris comme décor.

La ville lumière, un siècle après l’apocalypse. La capitale est plongée dans la pluie de printemps et Chet, dans une affaire qui le dépasse totalement. Il faut dire que depuis quelques temps, des sosies de lui apparaissent aux quatres coins de la ville pour lui faire porter le chapeau de crimes qu’il n’a pourtant pas commis. Innocent, il arpente les rues de Paris à la recherche de ses doubles mais aussi de lui-même.

Ce livre, c’est avant tout la rencontre entre le genre post-apocalyptique et le genre du thriller. Si ces deux mondes sont fondamentalement très différents, leur alliance nous donne ici accès à un récit fluide dont la force réside au sein même de l’action.

Ainsi, bien que le lecteur soit confronté à deux univers, la trame du bouquin est tellement immersive qu’il se retrouve plongé dans une réalité parallèle qui a le mérite d’être crédible et cohérente.

 

Mentions honorables

Destination Fin du Monde, de Robert Silverberg (2020) (5,00 € lors de la publication) : si cette nouvelle a déjà été publiée dans quelques magazines français sous le nom de Quand on est allés voir la fin du monde, c’est la première fois que le texte prend l’apparence d’un ouvrage à part entière, soit près de 50 ans après sa parution originale (cf. When We Went to See the End of the World (1972)). Terriblement visionnaire, il offre une porte d’entrée tout indiquée pour qui souhaite se familiariser avec le genre de la science-fiction.

Normalité, de Laurent Terry (2020) (12,99 lors de la publication) : a priori, Laurent Terry appartient plus au genre du thriller qu’à celui de la science-fiction. Avec ce deuxième ouvrage aux allures du célèbre Dôme de Stephen King, il parvient à entraîner son lectorat au cœur d’un univers cohérent, dépeint de manière fluide et juste.

Carne, de Julia Richard (2020) (19,90 € lors de la publication) : plus qu’un simple bouquin, Carne est une véritable expérience littéraire. En effet, en plus de faire appel à une bonne dose d’humour noir, chacun des éléments qui le constituent (première de couverture, pages etc.) évoque la viande rouge et/ou du sang de manière très explicite, créant ainsi un sentiment de totale immersion. Décrit comme un pur roman de genre, il stimule également le lecteur en le faisant voyager entre plusieurs moments du récit.

 

Imane Jaa

​​​​​​​​Imane écrit principalement pour les catégories Beauté et Divertissement de Selectos. Elle a un master en langues modernes et est passionnée par la lecture et les tendances lifestyle. Des simulateurs d’aube aux brosses soufflantes, elle a déjà testé des dizaines de produits et comparé des centaines d’autres durant son travail de rédactrice.


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