Divertissement

Les 19 (vrais) Meilleurs Livres Policiers de Tous les Temps

Publié le 10 mai 2019

Si vous non plus, votre esprit n’est jamais au repos, et que vous aimez analyser, enquêter, frissonner, je ne peux que vous recommander la lecture d’un bon livre policier. Oui, mais lequel ? Voici mes quelques recommandations.

Dans cette sélection, je me suis attachée au genre du roman policier en général. Vous retrouverez donc ici à la fois des livres policiers proprement dits (où l’on suit un policier qui mène une enquête), mais également des thrillers, des polars, des romans noirs ou des romans à suspense. Mes mots d’ordre ? Suspense et frissons.

Les 10 meilleurs livres policiers de tous les temps

Bon, je sens déjà votre regard lourd de critiques me transpercer à travers mon écran. Mais je vous avoue qu’effectuer cette première sélection s’est révélé très difficile.

Je ne voulais pas réitérer une énième liste à la Crime Writers’ Association ou à la Mystery Writers of America… Mais en même temps, il m’était difficile de passer outre certaines références !

Je ne voulais pas non plus occulter tout un pan de la littérature moderne, en ne m’attachant, comme c’est souvent le cas dans ce type de sélection, qu’à des livres parus avant les années 1980 (ce qui est normal, puisque ces listes ont été établies respectivement en 1990 et 1995 !).

Du coup, j’ai fait mon propre petit combo : un mixte entre les livres dont je connais parfois le nom depuis que je me suis intéressée à ma première intrigue policière, et d’autres qui ont tellement marqué l’édition des dernières années qu’on ne peut que déjà les considérer comme des classiques.

J’ai une dernière confession à vous faire avant d’entamer ma sélection : certains des livres de cette section attendent patiemment dans ma pile que je daigne enfin les ouvrir (car oui, j’ai beau lire beaucoup, je manque de temps pour lire tout ce que je voudrais). Néanmoins, leur renommée fait que je ne pouvais pas passer outre.

Notez que, pour ne pas faire de jaloux, je vous présente cette sélection en rangeant les auteurs par ordre alphabétique (vous verrez de suite quand un roman m’a vraiment – vraiment ! – plu).

Le Grand Sommeil, Raymond Chandler (1939)

Le Grand Sommeil

Prix
6,80 €

J’ouvre cette sélection avec un roman considéré comme un chef-d’œuvre du roman noir et constitue toujours à l’heure actuelle une référence culturelle majeure pour la société américaine.

L’honorable général Sternwood a des ennuis avec ses filles. Vivian, l’aînée, boit sec et perd beaucoup d’argent dans les salles de jeux. La cadette, Carmen, est nymphomane. Un libraire, Geiger, fait chanter le général au sujet des dettes de Vivian.
Excédé, le riche vieillard fait appel au privé Philip Marlowe. En visitant la librairie de Geiger, le détective voit Carmen entrer chez lui. Trois coups de feu claquent. Dans une pièce aménagée en studio photo, il découvre la jeune fille nue et droguée, le maître chanteur mort à ses pieds.Résumé de l'éditeur

Si vous êtes plutôt cinéphile, il est possible que vous ayez vu son adaptation cinématographique, avec le célèbre Humphrey Bogart campant le rôle de Philip Marlowe, devenu depuis l’archétype-même du détective privé, observateur cynique et pessimiste d’une société corrompue.

L’une des clefs de son succès est la complexité de son récit, comprenant de nombreuses intrigues à tiroir et des rebondissements à n’en plus finir… Une complexité telle que Chandler lui-même, interrogé quant au destin de l’un de ses personnages – dont je tairai le nom (au final, est-il assassiné ou se suicide-t-il ?), a répondu qu’il n’en savait rien ! Casse-tête vous avez dit ?

Et bien entendu, s’il est toujours agréable, pour les plus multilingues d’entre vous, de lire un roman dans sa version originale, sachez que la traduction française n’est autre que l’œuvre de Boris Vian. Cet argument seul m’a convaincue de le lire !

Dix petits nègres, Agatha Christie (1939)

Dix petits nègres

Prix
5,50 €

Je ne pouvais pas, dans cette sélection, passer à côté des livres de celle qu’on surnomme, à juste titre, La Reine du Crime. Par contre, le choix fut difficile. Extrêmement difficile (j’ai notamment longuement hésité avec Le crime de l’Orient-Express, également excellent, et remis à l’honneur grâce à sa récente adaptation cinématographique avec – entre autres, Johnny Depp et Michelle Pfeiffer) !

Au final, j’ai donc décidé de vous parler de celui qui m’a fait découvrir Agatha Christie et qui, bien que je l’aie lu il y a au moins 15 ans, me hante toujours tellement il m’a marquée.

Dix personnes apparemment sans point commun se retrouvent sur l’île du Nègre, invitées par un mystérieux M. O’Nyme, malheureusement absent. Un couple de domestiques, récemment engagé, veille au confort des invités.
Sur une table du salon, dix statuettes de nègres.
Dans les chambres, une comptine racontant l’élimination minutieuse de dix petits nègres.
Après le premier repas, une voix mystérieuse s’élève dans la maison, reprochant à chacun un ou plusieurs crimes.
Un des convives s’étrangle et meurt, comme la première victime de la comptine. Une statuette disparaît. Et les morts se succèdent, suivant le texte à la lettre. La psychose monte. Le coupable se cache-t-il dans l’île, parmi les convives ?Résumé de l'éditeur

Je ne peux m’empêcher de penser que ce livre, d’une manière ou d’une autre, est à l’origine des slashers qui pullulent aujourd’hui dans le monde du cinéma d’horreur (vous savez ? Ces films où l’on retrouve souvent une bande d’adolescents qui se font assassiner les uns après les autres par un tueur qui ne peut – en toute logique – que faire partie de leur entourage).

Mais si c’est le cas, l’original possédait déjà toutes les clefs du succès, et jamais jusqu’à présent une de ces inspirations n’a pu l’égaler.

On retrouve en effet de tout : une ambiance pesante, des personnages certes devenus depuis un peu clichés (le livre date tout de même de 1939 !) mais admirablement campés, un suspense tout simplement prenant et une fin complètement inattendue. Et bien que les années ont passé, l’écriture d’Agatha Christie n’a pas – selon moi – pris une ride.

Si vous ne devez lire qu’un seul de ses romans au cours de votre vie, c’est définitivement celui-là que je vous recommande.

Le Chien des Baskerville, Arthur Conan Doyle (1901)

Le Chien des Baskerville

Prix
5,90 €

Je crois qu’il est impossible, à l’heure actuelle, de passer outre l’influence de Sir Arthur Conan Doyle au sein du genre policier. Que ce soit en livre, en série, ou en film, les adaptations plus ou moins libres de la célèbre figure du détective défilent (pensons aux séries Sherlock et Elementary, ou encore au film de Guy Ritchie avec le séduisant Robert Downey Jr., pour ne citer que les plus récents). C’est une mine qui semble inépuisable.

Si le personnage de Sherlock Holmes apparaît dans pas moins de 4 romans et 56 nouvelles de son créateur, le plus célèbre d’entre eux reste très certainement Le Chien des Baskerville.

Sir Charles Baskerville, revenu vivre une paisible retraite dans le manoir de ses ancêtres, au cœur des landes du Devonshire, est retrouvé mort à la lisière des marécages, le visage figé dans une absolue terreur. Autour du cadavre, on relève les empreintes d’un chien gigantesque.
Ami et médecin de la victime, James Mortimer sait que son patient était troublé par une vieille malédiction : un chien viendrait de l’enfer pour réclamer les âmes des descendants des Baskerville. Il décide de faire appel à Sherlock Holmes pour protéger Henry, l’héritier de la victime. En acceptant, le fameux détective ignore qu’il met en péril sa propre vie.Résumé de l'éditeur

Il est amusant de constater que ce roman resté fameux dans la mémoire collective est, au final, celui dans lequel le célèbre détective apparaît le moins. En effet, au bout de quelques chapitres seulement, Sherlock Holmes déclare qu’il a des affaires plus importantes à régler, et laisse le soin à son cher Watson de continuer seul l’enquête.

Mais cela est peut-être également dû au fait que, près de 10 ans auparavant, Arthur Conan Doyle avait décidé de tuer son personnage dans Le Problème final (1893). Le voilà donc qui revient, au plus grand plaisir de ses lecteurs, dans l’un des ouvrages les plus angoissants de l’auteur.

Agréable et facile à lire malgré son grand âge, c’est un livre qu’on n’a aucun mal à lire d’une traite.

Mémoire assassine, Thomas H. Cook (1993)

Mémoire assassine

Prix
7,60 €

On change radicalement d’époque ici, avec le premier livre de ma sélection à remonter “seulement” aux années 1990. Il est l’œuvre de Thomas H. Cook, un écrivain américain qui s’est forgé une solide réputation grâce à des romans policiers qui se distinguent par leur finesse psychologique et abordent souvent des thèmes touchant aux secrets de famille, à la culpabilité et à la rédemption.

Mémoire assassine ne fait pas exception.

Mon père a tué ma mère, ma soeur et mon frère. Puis il a attendu que je rentre à la maison…  » Steve Farris a tout pour être heureux : une femme attentionnée, un petit garçon charmant, un job qu’il adore. Cet équilibre apparent va se rompre le jour où il rencontre Rebecca, une chercheuse qui enquête sur les tueries familiales inexpliquées.
Les souvenirs remontent : il n’avait que 7 ans quand il revint de l’école un jour et trouva sa mère, sa soeur et son grand frère sauvagement assassinés. Son père, présumé coupable, avait lui disparu. Qu’est-il devenu? Comment accepter l’inacceptable? Et comment échapper à son propre passé?Résumé de l'éditeur

Avec ce roman, Thomas H. Cook ne signe sans doute pas le plus palpitant de ses récits – dans le sens de celui qui regorge le plus d’action. Néanmoins, c’est très probablement celui où il plonge au plus profond dans la psyché de ses personnages. On se retrouve, à sa lecture, à soupçonner tout un chacun de tout et n’importe quoi, car un constat est indéniable : le mal est en chacun de nous.

C’est donc un roman noir qui devrait fortement plaire aux amateurs de polars psychologiques. C’est tout en délicatesse que l’auteur nous plonge peu à peu dans les méandres de la mémoire de Steve, et le parcours est tout simplement passionnant. Ce qui pourrait passer, à la base, pour un simple fait divers, se révèle au final un événement bien plus complexe à décrypter.

Seul le silence, RJ Ellory (2007)

Seul le silence

Prix
8,40 €

Je continue dans ma lancée vers des récits plus récents, avec ce roman publié en 2007 seulement, mais déjà devenu culte.

Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes.
Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient…
Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.Résumé de l'éditeur

Si ce roman a rencontré un succès fulgurant, c’est pour plusieurs raisons. Tout d’abord, Ellory entretient le suspense d’une main de maître, via ses nombreux rebondissements et les quelque fausses pistes, et en ne révélant – ce n’est pas un secret – la véritable identité du tueurs que dans les dernières lignes du livre, seulement.

Mais surtout, son écriture est puissante et profonde. Dès les premières phrases, elle vous happe et vous immerge dans la mélancolie qui berce la vie entière de Joseph Vaughan. Bien qu’on nous annonce un thriller – et même un thriller psychologique -, on est définitivement ici dans le roman noir.

Je vous garantis que vous n’en sortirez pas indifférent(e).

Le Silence des agneaux, Thomas Harris (1988)

Le Silence des agneaux

Prix
6,95 €

Faut-il vraiment vous présenter ce roman cultissime ? Certes, beaucoup d’entre vous le connaissent très probablement davantage à travers le film éponyme mettant en scène le fascinant Anthony Hopkins et Jodie Foster, mais croyez-moi : sa lecture vous marquera tout autant.

Il s’appelle Hannibal Lecter. Il est psychiatre. Emprisonné à vie pour une série de meurtres, il est la plus grande autorité du pays en matière de démence criminelle.
Pour comprendre les motivations secrètes d’un psychopathe qui terrifie l’Amérique, la police a besoin de ses « intuitions ».
Mais Lecter n’accepte de communiquer qu’avec Clarice, jeune agent spécial du FBI. Si elle veut bien lui parler d’elle-même, de son enfance, de ses peurs intimes, peut-être l’aidera-t-il à trouver le tueur… Ou le tueur à la trouver…Résumé de l'éditeur

Vous l’aurez peut-être déjà compris, parmi les livres adaptés en film, rares sont ces derniers qui supplantent leur inspiration originale. Et le film de Jonathan Demme (1991) a beau être tout simplement excellent, le livre est encore mieux !

Vous avez été séduit par Lecter (ne mentez pas !) ? Ici il vous fascinera. Vous avez eu de la compassion pour Clarice ? Vous allez l’aimer ! Quant à Buffalo Bill, le tueur traqué, vous en viendrez même, par moment, à éprouver de la compassion à son égard. La description des personnages est tout simplement juste, ni trop simple ni trop complexe.

C’est un roman que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher, bien que j’en connaisse le dénouement (mais rassurez-vous, il existe quelques différences avec le film). Et si vous voulez un conseil, j’ai, personnellement, encore plus apprécié Dragon Rouge, qui est également paru en film suite au succès du Silence des Agneaux, mais a été écrit préalablement, en 1981. Un chef-d’œuvre !

Récompenses obtenues
Prix Bram Stoker du Meilleur Roman (1988)
Grand Prix de Littérature Policière (1991)

La Maison du guet, Mary Higgins Clark (1975)

La Maison du guet

Prix
7,40 €

Bon je sais, après Thomas Harris, un livre de Mary Higgins Clark va sans doute vous paraître un peu trop gentillet (quoique ce livre est sans doute l’un des plus malsains de l’auteure au vu du thème abordé).

Personnellement, La Maison du guet, son premier roman et le plus célèbre, est l’un des premiers que j’ai lus quand je me suis intéressée au genre policier. Et des années plus tard, je me souviens encore de mon émotion à sa lecture !

Voulant échapper au terrible secret de son passé, Nancy a changé de nom, d’apparence et de couleur de cheveux, avant de quitter la côte Ouest et de venir s’installer à Cape Cod où elle a épousé Ray Eldredge. Sept années de bonheur se sont écoulées. Ils ont deux beaux enfants, Michael et Missy.
Puis, un matin, dans le journal régional paraît un article sur un procès pour meurtre qui a fait couler beaucoup d’encre en Californie et qu’illustre la photo d’une jeune femme ressemblant étrangement à Nancy. Le jour même, Michael et Missy disparaissent mystérieusement. Le passé et le présent deviennent alors inexorablement liés. Nancy a-t-elle perdu la tête à la lecture de l’article qui la replonge brutalement dans le passé ? C’est ce que redoute la police… Résumé de l'éditeur

Si, au bout de quelques lectures, on commence à connaître le raisonnement de Mary Higgins Clark et à deviner ainsi l’identité du coupable (spoiler alerte : pensez toujours au personnage insoupçonnable), il faut reconnaître qu’elle sait sait ménager le suspense d’une main de maître et mener son lecteur de rebondissement en rebondissement.

Tous les ingrédients qui ont fait la renommée de l’auteure sont déjà présents dans son premier roman. Ce n’est pas pour rien qu’il reste LE roman conseillé à tout qui veut découvrir l’œuvre de l’Américaine (avec, peut-être, La nuit du renard).

L’Inconnu du Nord-Express, Patricia Highsmith (1950)

L’Inconnu du Nord-Express

Prix
7,40 €

Je crois que, depuis que le genre est exploité, les auteurs rivalisent d’idées pour mettre en scène le fameux “crime parfait”.

Et c’est probablement Patricia Highsmith qui s’en est approchée le plus, avec son premier roman. Une idée tellement magistrale qu’elle a immédiatement plu à Alfred Hitchcock lui-même, qui en a tiré son célèbre film dès 1951.

Deux hommes se rencontrent par hasard, dans un train. Chacun aimerait se débarrasser d’une personne de son entourage. Et si l’un tuait pour le compte de l’autre, il serait impossible d’établir le lien entre la victime et son meurtrier.
Bruno est un jeune homme riche qui déteste son père, nourrit des idées morbides et fomente des crimes parfaits. Cette fois, il a imaginé un chef-d’oeuvre du genre. Mais son interlocuteur, Guy Haines, architecte promis à un brillant avenir, est un homme intègre. Il sera entraîné malgré lui dans une spirale cauchemardesque.Résumé de l'éditeur

On est donc, cette fois, face à un thriller psychologique, où le lecteur se confronte à la séduction qu’exerce sur tout un chacun, à un moment ou l’autre, le crime.

Il faut avouer que la première partie de l’histoire est très rythmée et laisse le lecteur sans répit, et que cela ralentit après un certain événement (je ne vous en dis pas plus). Néanmoins, il reste impossible de se défaire de l’écriture très prenante de l’auteure et d’aller jusqu’au dénouement final.

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes (Millénium Tome 1), Stieg Larsson (2005)

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Prix
10,00 €

Je pense qu’il est impossible d’être passé à côté du phénomène : entre la mort prématurée de son auteur alors que sa série était enfin en phase d’être publiée (il est décédé en 2004), les disputes des héritiers quant à l’avenir de la trilogie (dont un quatrième tome était alors en cours de rédaction), son adaptation en série (avec Michael Nyqvist et Noomi Rapace), en film (avec Daniel Craig et Rooney Mara) ou encore son adaptation en BD, on a entendu parler de Millénium à toutes les sauces.

Et c’est une excellente nouvelle, puisque c’est sans doute LE livre qui aura permis à la littérature policière du Nord (Suède, Danemark, etc.) de pénétrer les rayons de nos librairies.

Ancien rédacteur de Millenium, revue d’investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d’une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu’un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.
 Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.
 Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être taire.Résumé de l'éditeur

On se plonge sans problème dans le récit, que ce soit grâce au portrait si bien croqué des personnages (j’ai eu un véritable coup de cœur pour Lisbeth), à l’atmosphère à la fois si détendue (le crime remonte à loin) et si pesante (finalement, est-ce bien fini tout ça ?), à la critique sociétale, ou encore à l’examen de la condition féminine…

Et si je pensais, en ouvrant ce livre, que l’analyse de l’environnement politique et économique me pèserait, il n’en a rien été, tellement Larsson nous entraîne dans l’enquête de Blomkvist et nous invite à nous révolter avec lui.

Et si, dans un premier temps, on peut se demander ce qui distingue ce récit d’un autre, c’est vite démenti, avec une intrigue originale qui dévoile progressivement sa complexité au fur et à mesure de notre lecture.

L’assassin habite au 21, Stanislas André Steeman (1939)

L’assassin habite au 21

Prix
6,20 €

Bon, il y a peut-être une partie de chauvinisme dans ce choix de roman, puisque, comme moi, Stanislas-André Steeman est belge, et même liégeois d’origine ! Mais il n’y a pas que cela, bien entendu.

Ce roman est aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre, et il d’ailleurs été adapté plusieurs fois à l’écran, notamment par Henri-Georges Clouzot.

Sept victimes en deux mois et demi – sept crânes fracassés. Et l’assassin a signé tous ses meurtres en abandonnant un bristol sur les lieux : il s’appelle Smith…
 Smith… La police londonienne est sur les dents, et les milliers de Smith de la capitale connaissent des moments difficiles.
 Jusqu’au jour où une piste fortuite conduit le Yard du côté de Russel Square.
 C’est là qu’habiterait l’assassin, au 21. Mais lequel de tous les hurluberlus – plus étranges et plus pittoresques les uns que les autres – qui peuplent la pension Victoria pourrait bien être Mr. Smith ?Résumé de l'éditeur

C’est un roman policier atypique : dès le départ, on sait qui est l’assassin… Ou presque ! On sait en tout cas où il habite, il n’y a plus qu’à le démasquer. Les amateurs de Cluedo ne peuvent qu’apprécier.

Bien sûr, il faut aimer le style, entre la transposition en Angleterre qui instaure une certaine ambiance, l’écriture qui commence à dater (le roman a tout de même été écrit en 1939), et les très (très) nombreux dialogues.

Mais c’est, au final, très ludique. Steeman lui-même intervient à deux reprises, nous demandant si nous avons réussi à démasquer le tueur, au vu des indices qu’il a déjà semé dans son texte. On se reprend alors à relire quelques pages, pour tenter de dénicher le mot ou l’objet qui détonne. Le tout est bardé d’humour et même un peu de loufoque. Bref, on ne s’ennuie pas avec ce roman atypique !

Mes 6 livres policiers coups de coeur

S’ils ne peuvent encore s’ériger au rang des classiques du genre (quoique… certains d’entre eux sont réellement en passe de le devenir, je crois), ces romans méritent tous, selon moi d’être lus.

Il s’agit en tout cas de ceux que je recommande en priorité chaque fois qu’on m’interroge sur les meilleurs livres policiers.

Le chuchoteur, de Donato Carrisi (2009)

Le chuchoteur

Prix
8,40 €

Le hasard de l’alphabet fait bien les choses, puisqu’il me permet de vous parler en premier du roman policier que je recommanderais en priorité, si je ne devais en choisir qu’un seul.

Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis le début de l’enquête, le criminologue Goran Gavilla et son équipe ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre les oriente vers un assassin différent.
Lorsqu’ils découvrent un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, ils appellent en renfort Mila Vasquez, experte en affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire…Résumé de l'éditeur

Avec ce premier roman, Donato Carrisi s’est directement imposé comme un maître dans le domaine. Et si tous les livres parus depuis sont bons (et même très bons), aucun n’a réussi à me procurer autant d’adrénaline que Le chuchoteur. C’est bien simple, je l’ai déjà lu trois fois mais il me surprend toujours autant, tant ce livre fait preuve d’une maîtrise absolue.

Je dois avouer que, le genre policier me passionnant depuis longtemps (aussi bien en littérature qu’au cinéma), rares deviennent les intrigues qui parviennent à vraiment m’étonner. Mais avec ce roman, je n’ai rien vu venir ! Que ce soit parmi les nombreux rebondissements qui jalonnent le bouquin et ne vous laissent jamais une minute de répit (je crois que c’est un des livres que j’ai eu le plus de mal à lâcher – mais je n’avais pas le choix, j’étais en période d’examens !) ou bien la révélation finale, c’est bien simple : je ne m’y attendais pas.

Les personnages qui le jalonnent, s’ils peuvent paraître clichés dans un premier temps, se révèlent en réalité bien plus complexes au fur et à mesure que se déroule l’intrigue. Enfin, pour ne rien gâcher, l’écriture est agréable, et ne souffre d’aucun ralentissement (jamais on ne s’ennuie).

Bref, vous l’aurez compris, c’est mon coup de cœur absolu !

Récompenses obtenues
SNCF du Polar (2011)

Le désosseur, Jeffery Deaver (1997)

Le désosseur

Prix
0,75 €

Bon, je l’avoue, j’ai d’abord découvert ce roman à travers son adaptation cinématographique, Bone Collector, avec Denzel Washington et Angelina Jolie. Mais même si vous êtes également dans le cas, je ne peux que vous recommander de vous mettre de ce pas au bouquin !

Le cadavre d’un homme, enterré vivant non loin d’une voie ferrée et dont juste une main émerge encore de terre, met la police new-yorkaise en émoi.
Seul un personnage de la trempe de Lincoln Rhyme pourrait faire quelque chose. Mais le célèbre criminologue, capable de dresser le portrait d’un tueur à partir de quelques maigres indices, est « hors service. »
Blessé lors d’une enquête, il est resté paralysé et a dû mettre un terme à sa brillante carrière. Son obsession d’en finir avec la vie s’estompe brusquement lorsque ses anciens collègues le sollicitent pour cette sordide affaire.
Tout d’abord réticent, Rhyme se pique au jeu. Depuis son lit, il affronte « le collectionneur d’os », un diabolique tueur qui laisse sur son passage des traces destinées à brouiller sa piste. Rhyme réussira-t-il à empêcher de nouveaux crimes ?Résumé de l'éditeur

Disons-le de suite : ce livre ne brille pas par sa qualité littéraire (il fait plutôt partie, à ce niveau, de ce que je qualifie généralement “d’écriture américaine” : c’est factuel, un peu plat, jamais prise de tête). Par moment, on tend même à s’ennuyer un peu, quand Jeffey Deaver tient à tout prix à nous montrer ses connaissances en matière de criminologie.

Mais à côté de cela, l’intrigue nous tient définitivement en haleine. On assiste à un véritable jeu de piste entre la police et le tueur, et on se surprend à analyser tout ce qui nous entoure sous un jour nouveau.

Et pour ceux qui se demanderaient à quoi sert de lire un bouquin à l’écriture somme toute banale si l’on connaît déjà l’intrigue via le film, je rétorquerais que vous allez être surpris. La version cinématographique, finalement, est bien édulcorée – et même gentillette – par rapport à l’originale, qui est encore plus prenante aux tripes.

Je ne vous en dis pas plus, et vous invite à vous y plonger rapidement !

La vérité sur l’affaire Harry Quebert, Joël Dicker (2012)

La vérité sur l’affaire Harry Quebert

Prix
9,50 €

Maintenant que ce livre a été adapté à l’écran avec Docteur Mamour (alias Patrick Dempsey) dans le premier rôle, je suis certaine que vous en avez tous (ou en tout cas toutes…) entendu parler. Je pourrais d’ailleurs presque le ranger parmi les classiques !

À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.
Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?Résumé de l'éditeur

J’ai découvert ce roman alors qu’il faisait partie de la sélection pour le célèbre prix Goncourt et il m’avait directement interpellée en ce sens qu’il est plutôt rare de trouver un récit policier dans ce type de concours.

Et en effet, sous ses airs de thriller à l’américaine, ce roman se révèle en fait extrêmement bien écrit (je ne sais pas comment l’expliquer, mais les phrases semblent couler d’elles-mêmes), et constitue au final un prétexte à une réflexion sur la société américaine et ses travers, ainsi qu’un regard impitoyable sur les médias, le tout saupoudré d’un jugement ironique sur le monde éditorial.

Bien sûr, il est à la mode de dénigrer ce livre rien que parce qu’il a reçu un succès commercial. Mais croyez-moi, passez outre cette image et lisez-le sans préjugé. Comme Harry Quebert le dit à Marcus, « Un bon livre, Marcus, est un livre que l’on regrette d’avoir terminé ». Celui-ci a été très bon pour moi.

La Vérité sur l’Affaire Harry Québert est un véritable bijou littéraire. La plus grande réussite de l’auteur n’est pas seulement d’avoir su instaurer un tel suspense qu’il tient les lecteurs en haleine jusqu’à la dernière page, c’est surtout d’avoir réussi à faire d’une enquête policière un roman contemporain. Derrière l’intrigue principale se cache toute une réflexion sur le rapport à l’écriture, sur la construction d’un roman et sur la société américaine. Ainsi, Joël Dicker a sans doute écrit le roman policier capable de toucher le public le plus large que le genre ait connu. La construction de l’ouvrage est également intéressante, entre flashbacks, reconstitutions, extraits littéraires et narration traditionnelle… C’est une véritable leçon pour tous les apprentis écrivains.Pauline Perrier - Dévoreuse de livres et écrivaine
Récompenses obtenues
Prix de la Vocation (2012)
Goncourt des Lycéens (2012)
Grand prix du roman de l’Académie Française (2012)
Prix Audiolib (2013)

Les apparences, Gillian Flynn (2012)

Les apparences

Prix
8,70 €

J’enchaîne avec un autre roman qui a dû en marquer d’autres autant que moi, puisqu’il a lui aussi, depuis, été adapté en film (mais si, vous savez : le célèbre Gone Girl de David Fincher avec le beau Ben Affleck).

Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari Nick, propriétaire d’un bar, forment, selon toutes apparences, un couple idéal. Ils ont quitté New York deux ans plus tôt pour emménager dans la petite ville des bords du Mississipi où Nick a grandi.
Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, en rentrant du travail, Nick découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres aux murs brisés, et aucune trace de sa femme. Quelque chose de grave est arrivé. Après qu’il a appelé les forces de l’ordre pour signaler la disparition d’Amy, la situation prend une tournure inattendue. Chaque petit secret, lâcheté, trahison quotidienne de la vie d’un couple commence en effet à prendre, sous les yeux impitoyables de la police, une importance inattendue et Nick ne tarde pas à devenir un suspect idéal.
Alors qu’il essaie désespérément, de son côté, de retrouver Amy, il découvre qu’elle aussi cachait beaucoup de choses à son conjoint, certaines sans gravité et d’autres plus inquiétantes. Si leur mariage n’était pas aussi parfait qu’il le paraissait, Nick est néanmoins encore loin de se douter à quel point leur couple soi-disant idéal n’était qu’une illusion.Résumé de l'éditeur

S’il m’a marquée, c’est parce que ce thriller psychologique, s’il peut sembler présenter un banal fait divers, se révèle en réalité très complexe dans l’analyse de ses personnages.

Il s’agit d’un roman à deux voix : on a, d’une part, celle de Amy elle-même, et celle de Nick, bien sûr. La victime et le suspect. Voici une disparition qu’on devrait pouvoir facilement résoudre non ? Eh bien non ! Sans rien vous révéler, je vous le dis : il vous faudra du temps avant de déterminer si oui ou non le mari parfait a fait le coup. Et quand vous saurez la vérité, vous serez encore bien plus surpris(e) que vous ne l’auriez pensé. Car oui, les apparences sont bel et bien trompeuses.

Gillian Flynn a su véritablement me scotcher, avec cette intrigue vraiment diabolique, qui met précisément le doigt sur les vicissitudes de la vie conjugale.

Récompenses obtenues
Grand Prix des lectrices Elle - Policier (2013)

Block 46, Johana Gustawsson (2016)

Block 46

Prix
7,90 €

Ce roman, je l’ai découvert par hasard, en me rendant sur le stand des éditions Bragelonne (que j’affectionne beaucoup en matière de littérature fantastique) lors d’une certaine Foire du livre, où l’auteure était en dédicace.

Il m’a suffi d’échanger quelques mots avec elle pour tomber sous le charme et repartir le livre sous le bras. Que j’ai bien fait !

Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.
Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.
Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…
En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.Résumé de l'éditeur

Ce que j’ai aimé, c’est l’alternance entre plusieurs récits, dont celui d’Erich, un prisonnier de guerre qui va, malgré lui, travailler au bloc 46 du camp de Buchenwald. Quel est donc le lien avec un tueur qui sévit à l’heure actuelle ?

Johana Gustawsson mène magistralement ce mélange entre le thriller et le récit poignant des camps de concentration. Une chose est sûre, que ce soit l’un ou l’autre, ils vous tiendront en haleine.

J’ai, par contre, trouvé les héroïnes (oui, c’est un récit fort féminin) un peu stéréotypées, mais je les ai retrouvées avec grand plaisir dans le second ouvrage de l’auteure, Mör (vous sentez l’influence suédoise ?). Je ne serais pas étonnée de voir Johana Gustawsson parmi les auteurs en vue des prochaines années.

J’agonise fort bien, merci, Oren miller (2016)

J’agonise fort bien, merci

Prix
8,21 €

C’est très probablement le roman le moins connu de ma sélection. Et pourtant, quel roman !

Sainte-Marie-La-Grise. Son cadre exceptionnel près de la côte d’émeraude en fait une destination de vacances des plus prisées. De magnifiques paysages, un mystérieux folklore breton et des morts qu’on a aidés à trépasser raviront les plus aventureux d’entre vous. Profitez de l’hospitalité chaleureuse des habitants qui sauront vous mettre à l’aise. Afin d’apprécier pleinement votre séjour, veillez cependant à respecter trois règles :
1. Écoutez toujours les murmures de ceux que vous ne voyez pas.
2. Gardez-vous des créatures sinistres qui frappent avant d’entrer.
3. Soyez sage. Très sage.Résumé de l'éditeur

Quand j’ai découvert Oren Miller (à nouveau à l’occasion d’une rencontre fortuite lors d’un salon), elle m’a séduite grâce à un roman de science-fiction, Le roi sombre). Étant tombée sous le charme de son écriture – agréable et maîtrisée -, je me suis lancée avec appréhension dans sa tentative de pénétrer le roman policier… Et j’ai été bluffée !

Si le titre ne vous a pas mis la puce à l’oreille, sachez qu’on ne s’ennuie jamais avec Oren Miller. Son écriture est truffée d’humour et de remarques cyniques, qui font qu’on ne peut parfois qu’éclater de rire malgré la gravité de la situation décrite.

Ses personnages sont (très) hauts en couleurs, et l’époque qui accueille leurs aventures (au pluriel, car d’autres romans sont parus depuis, aux noms toujours plus évocateurs, À présent vous pouvez enterrer la mariée et Et Dieu se leva du pied gauche) a un charme indéniable. La pointe de fantastique qui saupoudre le roman (qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui n’est qu’imagination folklorique ?) lui donne par ailleurs beaucoup d’attrait.

Au final, voilà une petite pépite qui mériterait d’être connue !

Les 3 meilleurs livres policiers du moment

Dans cette dernière section, je vous propose des livres que je n’ai pas toujours eu le temps de déjà lire, mais qui, malgré leur publication récente, font déjà beaucoup parler d’eux.

La dernière chasse, Jean-Christophe Grangé

La dernière chasse

Prix
22,90 €

Jean-Christophe Grangé aurait lui aussi mérité sa place dans la première section de cet article, grâce à son célèbre Les rivières pourpres. Mais vu que son dernier ouvrage est paru en avril 2019, j’aurais tout de même eu l’occasion de vous en parler.

Le corps de Jürgen von Geyersberg, riche héritier de Souabe, est retrouvé décapité et castré. Saisis de l’affaire, le commandant Pierre Niémans et Ivana Bogdanovic, électron libre de la PJ, remontant la piste de la Pirsch, une chasse mystérieuse, multiplient les rencontres étranges qui les conduisent jusqu’aux Chasseurs noirs, un bataillon de criminels enrôlés par Himmler pour traquer les Juifs.Résumé de l'éditeur

Ce livre était attendu de ses fans, puisque Pierre Niémans n’est autre que le héros des Rivières pourpre, que Grangé avait laissé pour mort.

En fait, ce héros, Grangé l’avait ressuscité pour une série de 6 épisodes diffusée sur France 2, et ce livre est l’adaptation des deux premiers épisodes. On a donc ici affaire à un schéma inverse, par rapport à la traditionnelle parution d’un roman puis d’un film inspiré de celui-ci.

L’avis général est qu’il est agréable de retrouver Niémans, que l’histoire fonctionne bien, et que ce thriller constitue un bon livre… À condition de ne pas avoir vu la série par rapport à laquelle il n’apporterait pas grand chose.

La cage dorée, Camilla Läckberg

La cage dorée

Prix
22,80 €

J’avais hésité à vous parler de Camilla Läckberg dans ma sélection coup de cœur, mais la sortie de son dernier tome en avril 2019 m’a finalement conduite à vous en parler ici.

Faye a voué sa vie à Jack, elle a tout sacrifié pour lui. Mais lorsque Jack, coureur de jupons invétéré, la quitte pour une jeune collaboratrice, laissant Faye complètement démunie, l’amour fait place à la haine. La vengeance sera douce et impitoyable : il lui a tout pris, elle ne lui laissera rien.Résumé de l'éditeur

Camilla Läckberg s’est fait connaître depuis la sortie de La princesse des glaces, en 2003 (2008 pour la traduction française), premier tome d’une série de romans mettant en scène Erica Falck, une romancière, et Patrick Hedström, un policier.

Dans son dernier roman, pour la première fois, l’auteure délaisse son célèbre duo pour offrir un récit qui surfe un peu sur la vague du #MeToo, avec une héroïne prétexte à délivrer un message ouvertement féministe.

Je ne l’ai pas encore lu et ne peux donc vous faire part de mon avis éclairé, mais ce roman fait du bruit depuis sa sortie, divisant diamétralement les fans de l’auteure : d’un côté, ceux qui sont ravis de la voir se renouveler, et de l’autre, ceux qui trouvent ce changement un peu trop radical (et opportuniste ?). Affaire à suivre…

Luca, Franck Thilliez

Luca

Prix
22,90 €

Il était attendu, le dernier roman de l’écrivain français Franck Thilliez. Et voilà qu’il sort le jour-même où j’écris ces lignes. Donc non, je ne l’ai pas encore lu. Mais – je l’espère – ça ne saurait trop tarder.

Existe-t-il encore un jardin secret que nous ne livrions pas aux machines ?
Partout, il y a la terreur.
Celle d’une jeune femme dans une chambre d’hôtel sordide, ventre loué à prix d’or pour couple en mal d’enfant, et qui s’évapore comme elle était arrivée.
Partout, il y a la terreur.
Celle d’un corps mutilé qui gît au fond d’une fosse creusée dans la forêt.
Partout, il y a la terreur.
Celle d’un homme qui connaît le jour et l’heure de sa mort.
Et puis il y a une lettre, comme un manifeste, et qui annonce le pire.
S’engage alors, pour l’équipe du commandant Sharko, une sinistre course contre la montre.
C’était écrit : l’enfer ne fait que commencer.Résumé de l'éditeur

Si vous connaissez un peu l’écrivain, vous aurez compris que ce livre fait partie de sa série mettant en scène Sharko, l’un de ses personnages phare depuis son premier roman, Train d’enfer pour ange rouge.

Personnellement, c’est via La chambre des morts, qui met en lumière son deuxième personnage récurrent, Lucie Hennebelle, que j’ai connu l’auteur. Et bien que les influences littéraires soient visibles comme le nez au milieu de la figure (particulièrement Stephen King et Thomas Harris), j’ai immédiatement accroché pour cet auteur, bien que ses romans soient parfois assez difficiles à digérer (un peu comme Maxime Chattam, par exemple).

Ce dernier opus met en scène ses deux personnages phare dans une course contre la montre qui semble, selon les premières critiques fournies par ceux qui ont eu la chance de l’obtenir en avant-première, à la fois exaltante et surprenante. En bref, Thilliez paraît, avec son 18ème thriller, accéder à un nouveau palier dans la maturité de son écriture. Il semble être prêt à aller toujours plus loin pour surprendre ses lecteurs…

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À propos de l'auteur

Morgane Mathieu

Morgane a obtenu un master en communication à l'université de Liège. Liseuse et rédactrice passionnée, elle consacre aujourd'hui sa plume aux catégories Beauté/Santé et Sport/Loisir chez Selectos. Elle est également maman de deux enfants, et elle s'y connait plus qu'un peu sur les meilleurs produits pour petits.

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