Camping et randonnée

Les 7 (vrais) Meilleurs Couteaux de Survie 2019 – Comparatif

Mis à jour le 15 mars 2019

Je suis partie d’une sélection d’une trentaine de couteaux de survie pour n’en garder que les 7 meilleurs, dans trois gammes de prix.

Mes favoris sont le Ka-Bar BK-2 Becker Companion et le Esee ES6PB – Model 6, qui cachent de nombreuses astuces pour survivre et qui ne sont pas trop excessifs au niveau de leur prix.

Vous trouverez à la fin de cet article, un guide d’achat pour vous aider un couteau de survie fiable.

Meilleur pas cher
Gerber Bear Grylls Ultimate Fixed Blade Knife lame crantée
Meilleur milieu de gamme
Becker Campanion.
Meilleur haut de gamme
Benchmade Bushcrafter Couteau à Lame Fixe Mixte Adulte, Gris/Vert, 112 mm
Gerber Bear Grylls
Ka-Bar BK-2 Becker Companion
Benchmade Bushcrafter 162
66,06 €
160,31 €
220,98 €
Meilleur pas cher
Gerber Bear Grylls Ultimate Fixed Blade Knife lame crantée
Gerber Bear Grylls
66,06 €
Meilleur milieu de gamme
Becker Campanion.
Ka-Bar BK-2 Becker Companion
160,31 €
Meilleur haut de gamme
Benchmade Bushcrafter Couteau à Lame Fixe Mixte Adulte, Gris/Vert, 112 mm
Benchmade Bushcrafter 162
220,98 €

Les meilleurs couteaux de survie pas chers

On commence avec des modèles très abordables et qui restent tout à fait adaptés à la survie, pour moins d’une centaine d’euros.

Gerber Bear Grylls : le meilleur pas cher

Gerber Bear Grylls

Prix
66,06 €
Avantages
Prix abordable
Polyvalent
Solide, pratique et durable
Inconvénients
Dragonne un peu courte

Pour entamer cette sélection, je vous présente le couteau de survie Gerber Bear Grylls, qu’on reconnaît tout de suite avec son coloris orange et gris. Il pèse un peu, 209 grammes, pour une lame de 12 centimètres, mais reste un allié léger et pratique pour survivre en pleine nature et partir en randonnée.

Sa lame est en acier inoxydable, avec un fort taux de carbone : elle est donc robuste et résiste à l’usure. J’apprécie le caoutchouc de la poignée, déjà parce qu’il est stylisé, et parce que c’est une matière pratique à prendre en main, qui ne glisse pas.

Le pommeau, à la base du manche, est aussi en acier, ce qui peut être pratique pour imiter un effet marteau. Le premier modèle avait uniquement une fonction couteau, ici, on arrive sur un produit qui est conçu autour du concept de survie, et qui est donc polyvalent.

On trouve aussi un sifflet d’urgence stocké dans le cordon de la longe. Dans la gaine, un allume-feu sous forme de tige, et une petite pierre à aiguiser.

Avec ce couteau, vous ne craindrez plus de vous perdre en forêt, vous pourrez faire un feu, ou l’utiliser en tant qu’outil notamment en tant que scie avec des serrations sur une partie de la lame.

Sans compter les trois petits trous sur le manche qui permettent de se servir du couteau comme lame sur une lance, une idée qu’on ne retrouve pas sur d’autres modèles de la même gamme de prix. Le couteau est même livré avec un petit guide de survie et des instructions de sauvetage, mais attention, c’est en anglais.

L’ensemble paraît durable. La gaine en nylon, de qualité militaire, est traitée pour résister à la moisissure. Je trouve l’épaisseur et la longueur idéales pour des conditions de pleine nature. L’étui m’a l’air bien résistant à l’eau et à l’humidité.

La dragonne est peut-être un peu courte pour le transport, mais le rapport qualité-prix reste impeccable. C’est un couteau solide, pratique, à un budget raisonnable, loin du gadget !

CRKT M-16 12Z : le standard militaire

CRKT M-16 12Z

Prix
60,47 €
Avantages
Goupille supplémentaire
Ouverture pratique, même en portant des gants
Robuste et tranchant
Inconvénients
Aspect général très “métallique”

On passe au CRKT M-16 12Z, un nom un peu barbare pour un couteau de survie. Le sigle CRKT fait référence à la marque Columbia River Knife & Tool. C’est un couteau de survie classique, sobre, de coloris noir, léger et tranchant. L’aspect visuel général est très métallique.

Il ne pèse que 136 grammes, avec une lame en acier inoxydable, un manche à trous en nylon et fibre de verre, et un système de verrouillage automatique.

Ce couteau de survie fait partie de la gamme M16 de la marque, plutôt populaire : c’est le modèle Z que je vous propose ici. Il est conçu pour être fonctionnel, avec une petite lame de près de 8 centimètres.

Le nylon et la fibre de verre sont des matériaux robustes : la poignée est très rigide et tient bien en main. Les bords de la lame sont à la fois tranchants et pointus, et me semblent efficaces.

L’ouverture est très pratique, on peut même l’activer en portant des gants, ce qui est un avantage notable en conditions extrêmes. Et elle sert de sécurité une fois la lame ouverte.

Une goupille supplémentaire permet de doubler la sécurité du couteau, ce qui fait que le système de verrouillage tient bien en place. Il dispose aussi d’un clip pour l’attacher aux vêtements ou à la ceinture.

Il est fourni avec une garantie à vie, encore une fois pour les défauts de fabrication ou de matériaux. À nouveau, cela ne concerne pas les mauvaises utilisations qu’on pourrait en faire, il faut donc en prendre soin.

Le designer, Kit Carson, est d’ailleurs réputé pour ses séries de couteaux. C’est un ancien soldat, vivant dans le Kentucky, maintenant à la retraite, qui conçoit des couteaux depuis déjà une trentaine d’années. Le point fort de ce modèle, petit dernier de la gamme, reste le système de verrouillage particulier qui permet au couteau de rester bien en place une fois ouvert.

Les meilleurs couteaux de survie de milieu de gamme

On passe au milieu de gamme avec trois couteaux de survie que j’ai conservé dans ma sélection pour leur polyvalence et leur efficacité. Entre 100 et 200 euros, vous trouverez des couteaux à la fois tranchants et durables.

Ka-Bar BK-2 Becker Companion : le meilleur de milieu de gamme

Ka-Bar BK-2 Becker Companion

Prix
160,31 €
Avantages
Plaquettes dévissables, pour faire une lance
Polyvalent
Robuste et fonctionnel
Inconvénients
Assez lourd

Nouvel allié de vos sorties en pleine nature : le couteau de survie Ka-Bar Becker Companion, de la marque Ka-Bar Becker. Il permet de faire à peu près tout en camping ou en randonnée, de la cuisine au petit bois pour le feu. Et il est fourni avec un étui en polyester et sa petite poche.

La lame fait un peu plus de 13 centimètres, elle est donc de taille idéale. La gaine est polyvalente, et le couteau coupe bien. La lame est coulée dans un acier robuste, et courbée à 20 degrés. Le manche est fait en Grivory, un alliage de fibre de verre solide.

Le couteau est garanti à vie. Ce modèle est plus robuste, mais plus lourd que les autres, plus de 500 grammes. On ne nous propose plus ici un petit couteau de survie à glisser dans la poche, mais un couteau robuste et fonctionnel, dont on sent le poids dans la main.

La lame est recouverte d’un revêtement de protection, et garde son tranchant même après une découpe de bois. Elle est vraiment conçue pour des travaux un peu plus lourds, pour découper des matériaux solides. Le couteau dispose d’un système de sécurité. L’attache à la ceinture est de bonne qualité et tient bien en place.

Le couteau a un bon équilibre général, mais comme je l’ai dit, reste lourd en main. Il peut même servir d’arme de défense en forêt : on est ici dans le compromis entre un couteau polyvalent et discret, et un outil tranchant qui puisse permettre de faire du bâtonnage.

La lame est d’ailleurs assez épaisse pour du bâtonnage de gros tronc.

Il est aussi polyvalent : on peut dévisser les plaquettes pour transformer ce couteau de survie en lance. On peut d’ailleurs modifier les plaquettes.

L’impression 3D peut permettre de personnaliser ce couteau en faisant des merveilles. Il permet aussi de faire un effet levier, vu la solidité de la lame.

Le manche, lui, est suffisamment solide pour faire office de marteau, et de brise-vitre. J’aime aussi le fait que le système d’accroche puisse se fixer horizontalement ou verticalement : on peut donc accrocher le couteau sur un sac, à sa jambe, ou sur une ceinture.

Esee ES6PB – Model 6 : un couteau à lame épaisse

Esee ES6PB - Model 6

Prix
180,99 €
Avantages
Solidité
Lame épaisse
Polyvalent et durable
Inconvénients
Aucun recensé pour le moment

Esee est une marque très connue dans le domaine, avec une histoire qui remonte à 1997, lorsque la société a été créée par Jeff Randall et Mike Perrin sous le nom de Randall’s Adventure Training (RAT). La ligne ESEE a remplacé en 2007 la ligne RAT. C’est une marque très appréciée par les utilisateurs pour la qualité de leurs couteaux !

Ce couteau Esee ES6PB Model 6 nous vient tout droit des USA et contribue à la réputation de la marque. C’est un couteau à lame fixe (construit d’une seule pièce) d’une longueur totale de 29,9 cm, avec une lame de 16,5 cm et de 4 mm d’épaisseur.

Il est fabriqué en acier au carbone 1095 avec une dureté de 55-57RC, et la poignée est en Micarta. Le Micarta est complètement imperméable, et donc idéal pour une utilisation en extérieur. Elle est un peu rugueuse au toucher pour une bonne adhérence en main.

La poignée est équipée d’une courbe pour votre index, et sa taille est pratique pour une bonne prise en main, même les grandes paluches pourront manier le couteau ! Placez votre index dans la courbe au pied de la lame pour que votre pouce tombe sur les crêtes qui ont été fraisées sur la partie supérieure de la lame. Celui-ci sera alors plus facile à diriger.

C’est un couteau très tranchant, robuste et bien fini. Il est bien protégé contre la rouille, sa lame étant traitée.

Ce modèle noir mat pèse près de 335 grammes, c’est peut-être un peu lourd, mais c’est du solide ! La poignée peut d’ailleurs être utilisée comme marteau… C’est un modèle polyvalent dans le domaine bushcraft, survie, tactique, ou pour des travaux forestiers.

Il est livré avec un étui en Zytel noir, résistant aux différentes températures, et qui vous permet d’attacher votre outil à votre ceinture. L’arrière du couteau dispose d’un trou destiné à accueillir une dragonne. Les maîtres-mots pour décrire ce produit sont robustesse et maniabilité ! Vous ne devrez pas en acheter un deuxième, car celui-ci durera des années !

Ontario RAT-3 : un couteau de survie idéal pour la chasse

Ontario RAT-3

Prix
133,70 €
Avantages
Robuste
Léger
Facile à affûter
Inconvénients
Lame fine

Le couteau de survie RAT-3 a été conçu par la société Ontario, leader parmi les fabricants de couteaux aux USA. Il s’agit ici d’une lame fixe, sans fioritures. Précurseur des couteaux ESEE, Ontario était autrefois associé à Randal (RAT), mais continue aujourd’hui à fabriquer des couteaux similaires au design des RAT. Les couteaux de cette marque ont l’avantage d’être relativement abordables !

Le RAT-3 est un couteau qui, d’après les utilisateurs, est particulièrement robuste, et qui ne pèse que 150 grammes (poids proche d’un couteau pliant). Il est principalement destiné aux travaux de finesse, et de précision.

Idéal pour travailler le bois, obtenir des copeaux, ou utiliser la partie haute par friction pour faire du feu avec une pierre à feu. C’est un bon couteau de chasse également, il n’est pas très lourd, donc facilement transportable, aussi bien à la ceinture que dans un sac.

Il est fabriqué en acier carbone 1095, il possède un bon tranchant et est facile à affûter. Seule petite part d’ombre, c’est justement l’acier qui est sujet à la rouille, même si un revêtement a été appliqué… Bon après, avant d’arriver à l’enlever, il faut déjà l’utiliser beaucoup ! Si vous voulez éviter la rouille, vous pouvez le nettoyer et utiliser de l’huile après utilisation.

La lame est durable, mais plus petite que celle que vous pouvez trouver sur d’autres modèles de cette sélection, puisqu’elle ne fait que 10 cm, et n’est pas très épaisse. Toutefois, elle est large, et il en est de même son manche qui facilite la coupe.

La lame qui est très fine, est donc moins propice pour bâtonner. En forme de drop point, elle est plutôt adaptée pour la chasse.

Le RAT-3 est équipé de rainures sur l’arête dorsale de la lame, et d’une encoche pour l’index. Son manche est en Micarta Canvas. Mais vous pouvez remplacer les plaquettes si vous le souhaitez pour l’attacher à un bout de bois et vous servir comme lance de chasse. C’est aussi un bon brise-glace.

La poignée est adaptée à la forme de la main, ce qui permet un bon contrôle sur la lame. Une demi garde empêche votre main de glisser sur la lame. Le RAT-3 est livré avec un étui Kydex (un matériau plastique souvent utilisé pour remplacer le cuir). Si vous recherchez un couteau de survie de taille moyenne, c’est peut-être celui-ci qu’il vous faut !

Les meilleurs couteaux de survie haut de gamme

Même dans le domaine de la survie, il existe du haut de gamme. Des petits bijoux dans le domaine de la coutellerie : voici deux modèles qui valent le détour.

Benchmade Bushcrafter 162 : le meilleur haut de gamme

Benchmade Bushcrafter 162

Prix
220,98 €
Avantages
Garanti à vie
Design classique, élégant
Robuste et fiable
Inconvénients
Lame fixe, donc prend un peu plus de place
Prix élevé

Voilà un couteau haut de gamme, sobre, mais qui répond à nos attentes : le couteau de survie Benchmade Bushcrafter 162. Son apparence est sobre et classique, mais c’est un combattant.

L’acier inoxydable utilisé pour concevoir la lame, de type CPM-S30V, est de haute qualité, très robuste. On a encore, ici, une garantie à vie contre les défauts de fabrication. Benchmade est une marque reconnue qui conçoit des couteaux depuis 1988.

L’équilibre entre le manche et la lame est bien calculé. Il pèse en tout 318 grammes. Le manche, en G-10, est imperméable, et résistant à la moisissure.

C’est aussi un matériau qui tient bien dans des conditions extrêmes, et reste stable. On aime donc bien le retrouver sur des couteaux destinés à un usage en plein air. Il faut noter que c’est un couteau à lame fixe.

On a pu voir des couteaux pliants au cours de ce guide, et ce sont deux types de produits. La lame fixe permet plus de résistance et de fiabilité, plus de facilité d’entretien, mais prend plus de place. La gaine en cuir est également de bonne qualité.

Il ne dispose pas de nombreuses fonctionnalités destinées à la survie, mais est vraiment axé sur le geste de couper. C’est un couteau, au sens propre du terme, et qui représente un petit investissement, mais c’est le genre d’objet qui se transmet de génération en génération.

C’est un exemple typique de couteau de survie, pensé pour un usage tactique. La lame est épaisse, efficace, solide, durable.

Vous pouvez toujours améliorer une lame en l’aiguisant pour la rendre encore plus lisse et nette. C’est l’idéal pour parvenir à couper du bois, du carton, du cordage, et des matériaux solides.

On sent, en tenant le manche, qu’on est là sur un couteau haut de gamme. Dès réception, il sera suffisamment aiguisé pour permettre de raser des poils, et ce, avant tout grâce à la qualité de l’acier utilisé. Pas vraiment, donc, de points noirs sur ce produit, si vous cherchez un couteau fixe.

Fallkniven A1K : un compagnon de route solide

Fallkniven A1K

Prix
235,95 €
Avantages
Lame épaisse
Polyvalent
Résistant
Inconvénients
Aucun recensé pour le moment

Surprenant par la simplicité de son apparence, ce couteau est pourtant bien étudié. Il présente une lame plein soie épaisse de 6 mm, en acier VG-10 au centre, et des côtés en inox 420. Ce couteau remplacera une petite hache, et si vous arrivez à le casser, faites-moi signe.

Il coupe comme un sabre laser, malgré sa taille. Vous pouvez réaliser de petites sculptures, ou découper des aliments finement. La lame VG10 est très performante ! Elle  résiste également bien à la corrosion.

Selon les utilisateurs, ce couteau présente un bel équilibre entre d’un côté une lame fine proche de la poignée avec une pointe qui permet un travail délicat, et le renflé en bout de lame qui donne un effet mordant pour les coupes à la volée. Même si une garde en métal avec une poignée en Micarta serait davantage conseillé pour un tel usage.

L’étui Zytel qui est fourni avec suscite différentes réactions. Certains considèrent que si la rétention n’est pas aussi bonne que sur du Kydex, la lame a l’avantage de ne pas frotter contre les parois, et de ne pas se rayer. Cet étui reste compact, et est plutôt discret.

Le manche est en Kraton, matière caoutchouteuse agréable, qui absorbe les vibrations. Il offre un bon maintien du couteau, même si celui-ci est mouillé. Le caoutchouc peut être apprécié dans certains conditions, moins dans d’autres car il risque de s’endommager, s’il est posé sur un élément très chaud, par exemple.

Le Fallkniven A1 est un couteau de bonne facture, c’est un modèle sobre, et qui ne manque pas de tranchant ! La lame en VG10 laminée est de forme convexe, pour une coupe sans effort, et son poids d’environ 305 g réparti plus vers la lame, offre une bonne coupe à la volée.

Idéal pour le bois, la fabrication de pointe, l’artisanat, les randonnées,…

Les produits de ma sélection en promo pour l’instant

Comment choisir votre couteau de survie ?

Le couteau de survie, comme son nom l’indique, est un outil qui va vous permettre de mieux résister à des environnements hostiles. Bien sûr, il ne nous est pas toujours nécessaire de survivre au sens propre du terme.

Mais c’est savoir satisfaire ses besoins vitaux et maintenir un environnement favorable à la survie en plein air. C’est une situation que l’on retrouve en camping, en randonnée, en bivouac.

On peut parfois se retrouver bloqué, face aux forces de la nature. Il faut pouvoir alors tailler, travailler le petit bois, trouver ses aliments, se défendre contre les bêtes sauvages, ou encore se construire un abri. Difficile de réaliser toutes ces tâches sans couteau.

Il peut simplement vous servir à couper, ou il peut être muni de plein d’items de survie précieux, comme l’allume-feu, ou encore les dents de scie.

Les types de couteaux

On trouve donc de nombreux types de couteaux, pour différents budgets, qui ont des fonctions différentes. Le couteau classique est à lame fixe, dit full-tang, c’est-à-dire que la lame métallique s’étend sur toute la longueur du manche : il est conçu pour être résistant et robuste.

Cela lui permet aussi de supporter des pressions plus fortes et de moins subir les chocs. On trouve aussi des couteaux pliants, plutôt faits pour être légers et discrets, toujours prêts à être dégainés.

Un couteau pliant sera souvent moins cher, et est destiné à d’autres usages. On trouve des couteaux qui ont l’unique fonction de couper, mais qui le font bien.

D’autres proposent de multiples fonctionnalités pour survivre : certains s’apparentent au gadgets, d’autres seront de réels compagnons de route.

Ici, tout va donc dépendre de ce que vous cherchez, et de l’utilisation que vous comptez en faire : vous défendre, survivre, chasser, tailler ? On classe aussi parfois les couteaux de survie en fonction de leur usage.

Le couteau de chasse

Certains sont plus destinés à la chasse et s’inscrivent dans la vague survivaliste. Ce sont toujours des lames fixes, de plus de 15 centimètres, assez pointues et tranchantes. La lame est d’ailleurs rarement munie d’autres fonctions comme des dents de scie, mais uniquement axée sur le tranchant. C’est le même type de couteau, parfois pliable, que l’on va retrouver dans les couteaux de combat.

Le travail du bois

Un couteau, en conditions de survie, va aussi servir à travailler le bois : le petit bois pour le feu, les broussailles et branches pour se construire une cabane. Ici aussi, on est souvent sur des lames fixes, qui sont suffisamment robustes pour travailler du bois épais, non dentelé.

On peut aussi travailler le bois avec des couteaux pliants, multi-fonctionnels.

La lame est tranchante et simple, et la poignée doit bien tenir en main.

Le couteau tactique

C’est un couteau de survie destiné à l’origine à l’usage militaire. Il dispose donc de fonctions qui vont permettre de répondre à des mises en situations précises, par exemple, quand on doit couper un harnais pour sortir d’un hélicoptère.

Il a souvent une pointe forme, une petite lame qui ne fait pas plus de 10 centimètres. Il peut être fixe ou pliable.

Le couteau fixe ou le couteau pliant

Certes, il est bon que la lame soit de qualité, mais il faut aussi savoir ce que l’on veut. Le couteau de survie fixe et le couteau à lame pliante ont tout deux des caractéristiques bien distinctes.

Ce qui est bien avec le couteau de poche, c’est qu’on peut le glisser dans sa poche, contrairement au modèle fixe. On peut l’avoir sur soi tous les jours.

Le problème est qu’il aura moins de rigidité, et que la lame peut se briser en pleine action. C’est pour cela que les lames fixes sont recommandées dans un but survivaliste, quand une lame pliable servira plutôt à randonner en forêt.

La lame fixe aura aussi plus tendance à résister aux pressions, aux températures et situations extrêmes, et est souvent faite d’un acier plus durable. Il est aussi possible de combiner les deux pour pouvoir s’adapter aux événements, même si lame fixe reste votre principale ressource.

En plus de l’usage que vous allez en faire, quelques critères peuvent définir votre choix final, au niveau de la lame, des matériaux, et de la conception.

La lame

Quel que soit le type de couteau de survie dont on parle, la qualité de fabrication de la lame est un critère fondamental. On ne pourrait pas imaginer survivre avec une lame qui ne tranche pas, qui ne remplit pas ses fonctions.

Selon les usages, elle peut disposer de différents attributs, de différentes visées. Si on doit, par exemple, vider un animal, il faut pouvoir se servir de la lame jusqu’à la pointe.

Pour un gros couteau fixe, on trouvera en général des lames tranchantes, à partir de 15 et jusqu’à 30 centimètres. L’acier utilisé dans les couteaux de qualité est en général de type 1095, 5160, ou encore 440C.

La lame d’un couteau classique mesure plutôt entre 10 et 15 centimètres. Ce type de couteau a tendance à être moins lourd, avec une poignée ergonomique qui permet de réaliser tous les gestes possibles.

Il est donc plus petit et plus maniable. Les couteaux utilitaires sont encore plus petits, avec des lames de 10 centimètres ou moins.

Le tranchant de la lame

Il existe aussi différents types de tranchants, destinés à différentes utilisations.

On a d’abord le tranchant droit, la coupe la plus classique, à l’usage le plus généraliste. On en trouve différents types, selon l’angle de coupe.

Ce dernier peut être neutre, classique, positif, ou négatif. L’angle de coupe positif va permettre d’augmenter l’angle d’attaque, ce qui est idéal pour la coupe classique. L’angle de coupe négatif va lui réduire la pression exercée sur le tranchant lors de la coupe.

La lame peut aussi être légèrement recourbée : elle va alors pouvoir à la fois tailler et sculpter, mais aussi être assez efficace pour couper.

Les lames peuvent aussi être munies de petits ajouts, comme les dents de scie. C’est un bon plan, mais seulement si elles sont de qualité, auquel cas, ce n’est finalement qu’un gadget qui amenuise la qualité du tranchant sur tout la longueur.

La longueur

Plus votre lame sera longue, plus il vous sera facile de couper et de fendre, par exemple un bâton. Mais plus elle sera longue, plus vous aurez du mal à la contrôler, à effectuer des coupes très précises, ou à tailler le bois par exemple.

Une lame de 9 à 12 centimètres sera plus adaptée aux manœuvres précises, aux petites entailles. Cela peut, par exemple, servir pour la fabrication de pièges, ou pour éviscérer les poissons que vous venez de pêcher.

Si vous voulez un bon compromis et une lame polyvalente, optez pour une longueur moyenne de 15 centimètres.

L’acier de la lame

Le type d’acier utilisé compte beaucoup : c’est lui qui définit la durabilité de votre couteau, sa résistance à l’usure et aux conditions extrêmes.

Il existe deux types d’aciers : des aciers qui s’oxydent, et qui contiennent du carbone, et des aciers inoxydables. Les aciers qui s’oxydent ne résistent pas à la corrosion, mais sont plus robustes, plus résistants, plus facile à affûter.

On retrouve toutefois plus d’acier inoxydable sur le marché des couteaux, malgré sa moindre durabilité.

La robustesse de l’acier dépend toutefois aussi de son indice HRC, qui désigne sa dureté Rockwell. Une dureté de 50 à 54 sera une moyenne haute.

Les grands couteaux de survie classiques sont en général conçus dans un acier non inoxydable, à forte teneur en carbone, avec une dureté allant de 50 à 54. Les petits couteaux ont une dureté Rockwell souvent plus élevée.

Concernant les aciers à forte teneur en carbone, favorisez les aciers 1095, 5160, O1 et A2. Pour les aciers inoxydables, on a aussi quelques références, notamment les aciers 420HC, 440C, AUS-8 et AUS-10.

Attention toutefois avec l’acier inoxydable : il n’est pas infaillible. Il faut bien l’entretenir pour que le couteau conserve sa brillance.

Il existe aussi certains aciers issus d’alliages particuliers qui rendent le couteau très solide, comme le AUS-8, le CPM3V Steel. Le classique 1095 est l’un des moins onéreux pour cette qualité, plus ou moins durable selon la recette utilisée.

L’acier 1.4116 est celui qui est utilisé dans les couteaux suisse, dont la recette reste un mystère.

Le type de lame

Il existe différentes formes de lames et de pointes de couteaux. La plus classique est la lame à tranchant droit, qui a un dos plat et dont la pointe se courbe vers la fin.

Elle est idéale pour trancher, couper, et a une bonne force de coupe. On la retrouve souvent sur des gros couteaux fixes. Il faut utiliser la courbe du couteau pour découper.

On a ensuite la lame trailing-point, qui a une courbe montante en bout de lame et permet de découper des tranches. Elle est légère, et surtout pratique pour dépecer.

La lame clip-point fait plus penser à un sabre, et on l’utilise souvent pour la survie. Elle a un dos concave et une pointe fine et nette.

Elle peut se glisser un peu partout. Ce sont les lames qu’on va retrouver le plus souvent sur des couteaux de survie.

On peut aussi trouver la lame needle-point, qui est plus un couteau de combat. C’est une longue lame pointue, mais qui peut facilement se briser sous trop de pression.

Le type de manche

Le manche est aussi un élément important, car il ne doit surtout pas glisser des mains. Il doit donc être revêtu d’une matière anti-dérapante, texturée dans l’idéal, par exemple en caoutchouc.

Le point faible d’un couteau, c’est souvent le point ou la lame et le manche se rejoignent. Ce point d’équilibre du couteau est appelé mitre.

La soie désigne le manche, mais en réalité ce qui est en-dessous, soit l’ossature du couteau. Les couteaux les plus solides sont ceux où la lame, la mitre, et la soie, sont faites d’une seule et même pièce.

Ce genre de couteau sera bien plus durable sur le long terme. Il arrive aussi que cela ne soit que partiel, et que la soie ne s’étende que sur la longueur du manche, et non sur sa largeur, ce qui confère tout de même moins de solidité.

Le matériau du manche

Dernier facteur à prendre en compte, qui compte aussi dans le style : le matériau dans lequel votre couteau est fabriqué. Il faut qu’il résiste aux fissures, aux possibles chocs, aux conditions extrêmes.

Il faut favoriser un matériau qui ne craint pas l’humidité. Dans le monde du survivalisme, on aime la toile et le lin Micarta. C’est une matière imprégnée de résine chauffée puis soumise à de fortes pressions pour devenir un matériau solide.

Pour un moindre coût, et une bonne robustesse, on préfère les matières composites issues de fibre de verre comme le G-10, populaire, ou le Zytel.

Pour des couteaux très massifs qui vont nous servir à hacher, les poignées sont idéalement en caoutchouc texturé.

En conclusion, quel couteau de survie choisir ?

Amateurs de camping, de promenades en forêt ou d’activités en plein air, il vous faut un couteau de survie, mais vous ne savez pas lequel choisir ?

Je vous conseille, après avoir passé en revue plusieurs couteaux de survie, le Ka-Bar BK-2 Becker Companion (avec une lame de 13,9 cm), et le couteau Esee 180E ES6PB – Model 6, deux modèles populaires sur le marché.

Esee se démarque tout particulièrement de la concurrence, par sa réputation en matière de qualité. Avec une lame en acier carbone 1095 de 16,8 cm, vous n’avez plus rien à craindre, c’est un couteau idéal pour le bushcraft ou débroussailler !

Les couteaux full-tang (couteaux dont la lame métallique s’étend sur toute la longueur du manche) de manière générale ont l’avantage d’être plus résistants que les autres types de couteaux.

Pour un petit budget, je vous conseille le Gerber Bear Grylls, avec sa lame de 12 cm en inox. Son étui comprend une pierre à aiguiser diamant et une pierre à feu, c’est un excellent rapport qualité prix.

Pour des couteaux plus soignés quant aux finitions, je vous invite à opter pour un couteau haut de gamme, comme le Benchmade Bushcrafter 162 ou le Fallkniven A1K !

Le couteau de survie était autrefois, dans le domaine militaire, le couteau qui était fourni avec le bagage de survie distribué aux équipages d’aéronefs pour survivre en milieu hostile en cas de crash ou de déjection. Un couteau de survie peut être utilisé pour se défendre, pour construire un abri, se nourrir, couper du bois, etc.

Et si vous vous décidez à partir à l’aventure, sachez qu’il existe également des kits prévus à cet effet qui comprennent un couteau de survie, une boussole, une lampe de poche,… Tout le nécessaire de base !

Vous pouvez trouver une grande partie des modèles cités, et bien d’autres encore sur le site Knives and Tools pour la Belgique, https://www.knivesandtools.fr pour la France.

Mentions honorables

CDS-Survival Axarquia : c’est un couteau conçu pour le camping, la pêche, la survie, la randonnée… Les couteaux CDS Survival sont des couteaux à utiliser dans la nature pour couper ou sculpter du bois, couper des branches voire cuisiner. La lame est en inox MOVA-58. Avec une épaisseur de 5 mm, un manche en bois en cocobolo, c’est un bon outil de survie dans la catégorie des couteaux à moins de 100 euros !

À propos de l'auteur

Christelle Claessens

Christelle a obtenu un master en communication à l'université de Liège, puis s'est spécialisée via des formations en reportage vidéo et en communication digitale. Elle est actuellement responsable des catégories maison, jardin et bricolage chez Selectos.

4 Commentaires

  • Je trouve le top bien mais j’ai l’impression qu’il y a des oubliés ou alors peut être que leur prix ne sont pas justifié un mora bushcraft lame inox ne s’oxyde pas et coûte au alentour de 25 30 euro mise à part l’étui je vois pas de défaut à ce couteau ce n’est que mon humble avis mais le bear ces un jouet trois sortie bushcraft et on lui dit aurevoir

    • Bonjour,

      Merci pou votre avis et votre retour sur ces quelques produits. Nous ne manquerons pas de jeter un coup d’oeil au Mora Bushcraft lors de la mise à jour de notre article.

      Bonne journée

  • Bonsoir,
    Pourquoi le Mora ou le Hultafors OK4 n’ont pas été pris en compte pourtant les meilleurs dans leur domaine rapport qualité/prestation/prix ? Le Berger BG un peu surfait.

    • Bonsoir Didier,

      Merci pour votre avis!

      Le Hutafors OK4, qui se situe fort dans la même gamme de prix que le Mora, avait été éliminé au profit de celui-ci. Et si on avait dans un premier temps bien noté le Mora, on a finalement décidé de l’éliminer de notre sélection car, malgré toutes ses performances, nous avons constaté que de très nombreux utilisateurs se plaignent du fait qu’il s’oxyde (très) vite.

      Par contre, pourquoi trouvez-vous que le Berger BG est surfait? Nous avons pu, bien entendu, émettre une erreur d’appréciation (l’émission d’un comparatif a toujours quelque chose de subjectif)

      Belle journée,

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