TV et vidéoprojection

Les 5 (vraies) Meilleures TV 65 Pouces 2019 – Comparatif Complet

Mis à jour le 13 mars 2019

Après plusieurs heures de recherches, j’ai opéré ma sélection des meilleures TV 65 pouces parmi plus d’une trentaine de modèles disponibles pour le moment.

Ma préférée reste la Sony KD-65AF9, qui offre le juste combo entre qualité d’affichage, qualité sonore, prix abordable (pour une TV 65 pouces, s’entend) et innovation. Mais si vous désirez faire un réel pari sur l’avenir, une TV 8K comme la Samsung 65Q900R est une solution à prendre en compte.

Si vous envisagez l’achat d’une TV 65 pouces, je vous invite à lire mon guide d’achat en fin d’article afin d’attirer votre attention sur les caractéristiques à observer avant d’effectuer un tel investissement.

Meilleur pas cherMeilleur milieu de gammeMeilleur haut de gamme
Panasonic TX-65FZ800Sony KD-65AF9Samsung 65Q900R
Panasonic TX-65FZ800Sony KD-65AF9Samsung 65Q900R
Voir sur Boulanger Voir sur Fnac Voir sur Fnac

Les meilleures TV 65 pouces pas chères

Sous la barre des 3000€, deux modèles ont retenu mon attention.

Panasonic TX-65FZ800 : le meilleur pas cher

Panasonic TX-65FZ800

Prix
Avantages
Qualité d’image remarquable
Colorimétrie impeccable
Optimisation sous tout angle de vue
Son correct
Inconvénients
Système d’exploitation un peu basique
Télécommande un peu basique

Il s’agit d’une nouvelle version simplifiée du Panasonic TX-65EZ950 qui occupait jusqu’à présent la première place de cette sélection, mais est malheureusement indisponible à l’heure actuelle.

Commençons par un petit tour du côté du design (c’est non négligeable, à l’heure où la télévision devient autant un élément de décoration qu’un objet de divertissement). Je le trouve plutôt réussi, avec un téléviseur à la dalle très fine et aux bords très ténus, qui se mariera dans tout type d’intérieur. Néanmoins, son pied est fort imposant (30 cm de profondeur, tout de même !).

Cette télé bénéficie de la technologie Oled, qui garantit un niveau de contraste excellent en gérant la luminosité et la couleur pixel par pixel.

Il affiche une définition Ultra HD, avec un processeur HCX2 – le meilleur processeur Panasonic à l’heure actuelle en matière de traitement d’image –  destiné à rendre les films en 4K encore plus réalistes et précis. La qualité d’image est toujours au rendez-vous, avec une retranscription des couleurs et des détails de contraste fidèle. Son delta E (soit une mesure de différence entre deux couleurs) est de 1,6, ce qui est bien inférieur au seuil minimal recommandé de 3 (je vous invite à lire mon guide d’achat à ce sujet).

Un bonus de la technologie Oled est qu’elle permet d’excellents angles de visions, une perte de luminosité limitée, et aucune variation de noir, même si vous regardez la TV dans un environnement obscur. Où que vous vous placiez par rapport à la télévision, vous devriez avoir une très bonne vision, d’autant plus que son filtre antireflet est excellent.

Ce téléviseur prend en charge le format HDR10, une technologie d’image qui augmente les contrastes, en alliant des scènes sombres plus lisibles et des pics lumineux plus intenses, pour une dynamique palpable.

Enfin, toujours au niveau de l’affichage, il présente un temps de rémanence quasi nul, ce qui en fait un écran bien adapté au jeu vidéo, d’autant que son retard à l’affichage de seulement 21 ms réduit au minimum le décalage entre l’ordre donné à la manette et sa mise en action à l’écran. Un “mode jeu” est d’ailleurs proposé dans les paramètres de l’écran.

“Petite” déception au niveau de l’audio : la barre de son du modèle 950 a cette fois été troquée contre un système audio plus simple. C’est là que le Z800 se distingue principalement de son prédécesseur, mais pas dans le bon sens, malheureusement. Le rendu est néanmoins plus que correct pour un téléviseur.

Niveau interface, le Z800 utilise le système d’exploitation My Home Screen de Panasonic, qui a le mérite d’être bien lisible et facile à utiliser, mais présente quelques lacunes comme l’absence de certaines applications aujourd’hui courantes comme Spotify ou myTF1. Le tout est gérable via une télécommande très simple (pas de rétroéclairage ni de micro intégré) mais complète.

Enfin, la connectique est assez classique. Située à l’arrière à droite, elle est dissimulée par un cache, et un chemin est pratiqué depuis ce cache jusqu’au pied pour offrir un système de passage des câbles bien pratique. Il comporte 4 ports HDMI 2.0, 1 sortie optique, 1 prise casque, 3 ports USB, 1 slot PCMCIA, 1 entrée antenne, 1 entrée satellite, 1 lecteur de carte SD et 1 port Ethernet. Bien entendu, il embarque le WiFI et le Bluetooth.

Au final, c’est un excellent téléviseur que Panasonic nous propose ici. Il offre une remarquable qualité d’image aussi bien en SDR qu’en HDR ou en jeu. Les seuls reproches qu’on peut lui adresser concernent son système d’exploitation et sa télécommande un peu trop basiques. Mais honnêtement, à ce prix, c’est déjà pas mal !

Samsung 65Q9FN : un téléviseur adapté au gaming nerveux

Samsung 65Q9FN

Prix
Avantages
QLED avec excellent pic de luminosité
Retard à l’affichage maîtrisé
Cablâge réussi
Interface simple et fluide
Inconvénients
Angles de vision limités
Pas de possibilité de mettre une barre de son

Le téléviseur Samsung QE65Q9FN n’embarque, lui, pas d’écran Oled, mais une dalle LCD de type VA, combinée à un système de rétroéclairage Full Led (ce qu’on retrouve généralement aujourd’hui sous l’appellation QLED).

Mais ne pensez pas pour autant qu’il n’en vaille pas le coup (je sais que la tendance est à l’Oled…) : il affiche d’excellentes performances, à l’image de son pic de luminosité à 1600 cd/m², ce qui est deux fois plus élevé en moyenne que sur un téléviseur Oled traditionnel.

Mais attardons-nous tout d’abord à son design. J’aime personnellement assez bien son pied, à la fois large et discret de par sa forme atypique. Néanmoins, il empêche l’installation d’une barre de son. Il s’agira donc d’y penser si vous envisagez d’utiliser un système de home cinéma avec votre téléviseur.

Le design du téléviseur en lui-même reste assez sobre et ses bords d’écran sont très discrets. Les finitions sont bien entendu excellentes, mais c’est un minimum pour un téléviseur de ce prix. L’ensemble est très fin.

L’écran est doté d’un système antireflet efficace. Mais surtout, avec sa forte luminosité, vous pouvez sans souci la placer dans une pièce ensoleillée tout en conservant une bonne vision. Par contre, contrairement à un écran Oled, il faudra faire attention aux angles de vision, car des pertes sont bien plus vite constatées.

Au niveau de la colorimétrie, il y a du bon et du moins bon : le delta E tourne en moyenne autour de 2,7, mais plusieurs teintes ont un delta E frôlant le 4. Le rendu général est donc bon, mais on ne peut parler de réelle fidélité.

Et le système de rétroéclairage, s’il fonctionne bien et permet d’assurer virtuellement un contraste quasiment infini, crée une instabilité au niveau des températures (même si, à nouveau, l’ensemble est cohérent). Il est par ailleurs dommage qu’on ne puisse le désactiver.

Ce téléviseur est bien entendu compatible HDR10, HDR10+ (qui est une norme concurrente du Dolby Vision) et le HLG. Par contre, en HDR, le delta E atteint un seuil critique de 4,4…

Mais à côté de cela, son temps de rémanence de 12 ms est l’un des meilleurs (pour un écran non Oled s’entend) et, combiné avec son retard à l’affichage de seulement 15,5 ms, cela en fait sans doute le téléviseur de ma sélection le mieux adapté au jeu. D’ailleurs, il est appréciable que Samsung aie ajouté un mode “Jeux Motion Plus”, qui active un compensateur de mouvement somme toute assez efficace, en particulier pour les jeux de course.

Enfin, niveau affichage, il est à signaler que, grâce à son système de rétroéclairage, il présente un moindre risque de clouding (l’effet nuage dont je parle dans mon guide) puisque les barres de leds sont en nombre suffisant et que le diffuseur est très efficace.

Niveau audio, il propose un système composé de 4 enceintes et de 2 caissons de basse. Le rendu global est franchement bon, même s’il tend à pousser un peu sur les basses.

Le système d’exploitation utilisé est Tizen, qui se montre très efficace : l’interface est claire, fluide, et l’on y retrouve toutes les principales applications. La télécommande fournie est très simple et ne donne d’ailleurs pas directement accès à toutes les fonctions, mais elle a le mérite d’embarquer un micro. Ça peut paraître gadget, mais on s’y fait vite !

Enfin, côté connectique, je trouve le système plutôt ingénieux : rien n’est placé au dos, tout est concentré dans le boîtier, qui n’est relié au téléviseur que par un unique câble d’alimentation (c’est le système dit “OneConnect”) que vous pouvez glisser dans le pied. Il présente 4 ports HDMI, 1 sortie optique, 3 ports USB 2.0, 1 slot PCMCIA, 1 entrée antenne, 1 entrée satellite et 1 port Ethernet.

Au final, si, dans le détail, l’écran de ce téléviseur n’est pas parfait, il n’en offre pas moins un rendu général cohérent et fidèle, avec un clouding maîtrisé. Et s’il a définitivement remporté sa place dans ma sélection, c’est surtout grâce à son retard à l’affichage record, qui en fait un téléviseur particulièrement adapté aux jeux.

Les meilleures TV 65 pouces de milieu de gamme

Les deux modèles que je vous ai sélectionnés ici ont su se démarquer sur le marché par leur qualité générale, aussi bien au niveau de l’affichage que de l’audio, et en intégrant chacun de son côté un nouveau processeur très efficace.

Sony KD-65AF9 : la meilleure milieu de gamme

Sony KD-65AF9

Prix
~4000€
Avantages
Excellent affichage
Colorimétrie maîtrisée
Qualité audio
Système vocal sur la télécommande et sur la TV
Inconvénients
Retard à l’affichage amélioré mais qui souffre de la concurrence

Ce modèle constitue la nouvelle version de la célèbre Bravia A1 qui, dans sa version 55 pouces, a été élue meilleure TV 4K. Alors, la relève est-elle à la hauteur ?

Côté design tout d’abord, c’est très probablement le téléviseur dont le ratio bords/écran est le mieux optimisé de ma sélection, pour un rendu très élégant. Par contre, on retrouve à nouveau un écran très fin, possédant pour pied cette énorme béquille lestée, qui permet d’intégrer l’ensemble de la connectique.

Il intègre une dalle Oled dernière génération, proposant des angles de vision très larges et une perte de luminosité limitée. Combiné à cela, son traitement antireflet efficace le rend parfaitement lisible sous tous les angles.

La colorimétrie est à nouveau bien maîtrisée, avec un delta E moyen tournant autour de 2,1. Et bien entendu, comme avec tout écran Oled, les contrastes sont plus que maîtrisés.

Niveau HDR, il est compatible avec le HDR10, le HLG et Dolby Vision. En HDR, le delta moyen atteint le score remarquable de 1,9 !

Il embarque un nouveau processeur, le Sony X1 Ultimate, censé être deux fois plus puissant que le Sony X1 Extreme. Concrètement, ce qu’on peut remarquer c’est une luminosité plus importante, et une image plus précise.

Le retard à l’affichage est lui aussi amélioré, avec “seulement” 27,4 ms (c’est plus que les téléviseurs présentés jusqu’à présent, mais moins que le Bravia A1 qui affichait un retard de 47,7 ms !). C’est peut-être sur ce point qu’il déçoit le plus, et ce n’est donc pas le modèle que je recommanderais en priorité pour un usage en gaming.

Au niveau du son, il améliore encore le système Acoustic Surface, notamment grâce à son processeur, mais aussi en passant de deux couples de tweeters et un woofer à trois couples de tweeters et deux woofers. Le rendu est tout simplement excellent pour un téléviseur. Certes, ça ne remplace pas un home-cinéma, mais vous pouvez sans souci vous passer d’une barre de son. Par ailleurs, vous pouvez directement le connecter à un amplificateur home-cinéma.

Son système d’exploitation est toujours Android TV, l’un des plus complets du marché, qui a subi un coup de jeune. Bien entendu, une télécommande est fournie, qui dispose d’un micro mais pas de rétroéclairage. Mais si vous le souhaitez, vous pouvez même passer outre cette télécommande et passer directement au système vocal du téléviseur, grâce aux deux micros situés sur sa base et permettent d’utiliser l’assistant Google.

Enfin, niveau connectique, on retrouve 4 ports HDMI, 3 ports USB, 1 port Ethernet, 1 sortie audio numérique et 1 sortie casque. WiFi et Bluetooth sont évidemment de la partie.

Au final, si le Bravia A1 avait remporté ma préférence en 55 pouces, la version KD-65AF9 la gagne définitivement en matière de téléviseur grand écran. J’ai du mal à lui trouver des défauts entre sa qualité d’affichage, sa qualité audio, et le juste apport de nouveautés (comme la possibilité d’utiliser la TV comme une enceinte ou le contrôle vocal via les micros intégrés au téléviseur), si ce n’est son retard à l’affichage qui reste assez élevé. C’est définitivement le modèle que je recommande le plus.

LG 65C8  : l’ex-aequo signé LG

LG 65C8

Prix
~3500€
Avantages
Design très élégant
Excellente qualité d’image
Processeur performant
Faible retard à l’affichage
Inconvénients
Télécommande pas rétroéclairée

Ce téléviseur LG embarque une dalle Oled de dernière génération ( où la structure des sous-pixels a été légèrement retravaillée, pour plus de précision) avec une définition Ultra HD de 3840 x 2160 pixels.

Côté design, on voit qu’un effort est fait de la part de LG pour diminuer au maximum les bords, au point qu’ils disparaissent presque. Il intègre cependant un pied qui n’est pas des plus discret et ça c’est un peu dommage (il fallait bien apposer le logo “LG Oled” quelque part…).

Sur la partie supérieure de l’appareil, le téléviseur ne mesure que quelques millimètres d’épaisseur tandis que la partie inférieure embarquant tout ce qui est électronique et alimentation est un peu plus large, avec 4,7 cm de largeur. Cette TV a presque la taille mannequin malgré son pied imposant !

L’écran est doté un filtre antireflet très efficace qui, combiné à sa bonne luminosité, permet une bonne visibilité en toutes circonstances et à peu près sous n’importe quel angle de vue grâce à la technologie Oled.

La colorimétrie est parfaite : le delta E moyen tourne autour de 1,8, et même 1,5 en HDR !  Et grâce à son nouveau processeur (Alpha 9), elle affiche une netteté des mouvements et une amélioration des contrastes sans précédent.

Niveau performance 4K, ce téléviseur s’en sort ici encore très bien. Tout d’abord, il est compatible avec la plupart des formats HDR actuellement disponibles. Cela inclut l’HDR 10, le HLG ou encore Dolby Vision.

Le seul mode que ce téléviseur ne supporte pas est le HDR 10+. Ce ne devrait pas être un problème car jusqu’ici seul Amazon utilise l’HDR 10+, tandis que le Dolby Vision se taille la part du lion avec Netflix, iTunes et les Blu-ray Ultra HD.

Enfin, avec son temps de rémanence quasi nul et son retard à l’affichage de 20 ms, il se montre très efficace pour la pratique des jeux.

Le son, lui, est plutôt bon. La LG 65C8 embarque en effet  deux enceintes et deux caissons de basses d’une puissance totale de 40 W, plutôt puissant et de qualité et qui couvre bien toute la pièce.

L’OS LG a changé de nom pour devenir AI ThinQ, mais il conserve la même interface que le WebOS de 2014. L’ensemble est donc toujours aussi agréable, mais manque de fluidité par rapport à la concurrence. Son principal point fort reste néanmoins le système de contrôle vocal autorisé par le micro de la télécommande fournie, qui permet d’effectuer des recherches étendues, de contrôler le téléviseur ou encore, entre autres, de changer les réglages.

Enfin, niveau connectique, tout est stocké au  niveau du pied. On a cette fois 4 HDMI, 3 ports USB dont un USB 3.0, 1 port Ethernet, 1 sortie audio numérique optique, 1 sortie casque et 1 port PCMCIA. Et, bien entendu, il embarque le Wi-Fi et le Bluetooth.

Au final, si LG s’était fait une réputation avec ses téléviseurs Oled, il a enfoncé le clou avec sa gamme C8, qui intègre son nouveau processeur Alpha 9 et offre ainsi une netteté d’image remarquable. Et vu que son système audio est globalement très bon pour un téléviseur, on trouve difficilement des reproches à lui faire.

Les meilleures TV 65 pouces haut de gamme

Si vous avez environ 5000€ à consacrer à l’achat de votre téléviseur, voici un modèle qui devrait vous surprendre.

Samsung 65Q900R : la meilleure haut de gamme

Samsung 65Q900R

Prix
~5000€
Avantages
Définition 8K
Fixation murale fournie
OS pratique et simple
Inconvénients
Pas encore de contenu 8K à l’horizon
Pas de prise casque

Avant toute chose, il est légitime de se poser une question : à quoi ça sert d’avoir une télévision 8K, soit une résolution 4 fois plus nette et plus détaillée que les téléviseurs Ultra HD 4K ? La réponse n’est ni simple ni évidente. Car après tout, la résolution 4K commence à peine à vraiment pousser la HD vers la sortie…

Concrètement, la résolution 8K offre 7680 x 4320 pixels, soit 4 fois plus que le 4K et 16 fois plus que le Full HD. Mais à l’heure actuelle, les contenus 8K natifs eux-mêmes n’existent pas (du moins en Europe) ! Cela signifie-t-il que que vous ne pourrez rien regarder sur votre super TV ? Non car, en attendant, le logiciel intelligent convertit les films et autres programmes de manière à leur fournir des pixels supplémentaires. Du coup, tant que le contenu 8K lui-même n’est pas disponible, vous devez voir ce téléviseur comme un moyen d’“améliorer” encore votre expérience 4K.

Mais, comme toujours, attardons-nous d’abord un peu sur le design. Les bords de l’écran ne sont pas aussi fins que sur le Panasonic ci-dessus, mais cela reste tout de même agréable à l’oeil. Par contre, j’apprécie la forme du pied, ou plutôt des pieds : le rendu général est plutôt fin et sobre. Malheureusement, ça exclut la possibilité de placer une barre de son digne de ce nom… Par contre, un support mural est fourni à l’achat, et les pieds peuvent directement se ranger à l’arrière du téléviseur dans cette configuration. Pratique !

L’écran n’est pas Oled, mais muni d’une dalle VA où les sous-pixels ont été retravaillés. Bien sûr, cela signifie que les angles de vue ne sont pas optimisés et qu’il y a plus de perte de luminosité qu’avec un téléviseur Oled. Néanmoins, il est muni d’un bon antireflet et est fort lumineux, ce qui vous permet de placer le téléviseur à peu près n’importe où dans la pièce, du moment que vos fauteuils sont placés face à lui.

Par ailleurs, la question des contrastes, qui fait défaut sur les écrans LCD par rapport aux écrans Oled, est en bonne partie résolue grâce au rétroéclairage Full Led, qui offre virtuellement un contraste presque infini. Et à nouveau, ce rétroéclairage a le mérite de fortement diminuer les risques de clouding. Par contre, comme sur la Samsung 65Q9FN plus haut, il est impossible de le désactiver.

Au niveau de la colorimétrie, je vous avoue que je m’attendais à mieux : un delta E moyen à 2,6 a été calculé (2,7 en HDR), ce qui est toujours très bon, bien entendu, mais moins que sur le Panasonic ci-dessus.

Le HDR supporte ici le HDR10, HDR10+ et le HLG , tandis que le Dolby Vision est banni pour des raisons bassement mercantiles. Et c’est dommage car c’est un format qui est tout de même très souvent utilisé.

Enfin, niveau affichage, il faut souligner une prouesse pour cet écran LCD, puisqu’il n’affiche un temps de rémanence que de 12 ms, et un retard à l’affichage de 16,7 ms. Vous pouvez donc sans aucun souci vous adonner au jeu sur ce Samsung, même si des résultats encore plus optimals peuvent être obtenus avec un écran Oled.

Côté audio, il n’y a rien à redire. Même si la télévision n’embarque pas de barre de son, ses haut-parleurs fournissent un rendu correct. Heureusement puisque, comme je vous l’ai dit, il est presque impossible d’ajouter une barre de son digne de ce nom au vu de la configuration des pieds.

Samsung aime mettre sa connectique dans la boîte « One Connect » et cette télévision ne déroge pas à la règle ! Elle inclut 4 ports HDMI, 3 ports USB 2.0, 1 sortie audio digitale optique, 1 port Ethernet. Pas de prise casque, par contre. Personnellement, je n’utilise jamais celle de ma TV, mais je trouve cela un peu dommage, pour les gamers notamment, qui en ont souvent une utilité.

Tout ceci est donc relié par un câble quasiment invisible qui prend en charge à la fois l’AV et l’alimentation. Bien entendu, à nouveau, le tout est compatible WiFi et Bluetooth.

Enfin, on retrouve ici le Tizen Smart OS comme sur la Samsung présentée plus haut, ainsi que la télécommande possédant un micro mais pas de rétroéclairage.

Au final, il s’agit d’un excellent téléviseur, que ce soit au niveau de l’image, du son, de l’interface ou du design. Néanmoins, il est judicieux de se demander si la 8K apporte un réel plus. Sur un écran de cette taille (cela a plus d’impact sur la version 75 pouces, la Samsung 75Q900R), et tant que du réel contenu 8K n’est pas disponible, j’ai envie de dire non. Mais le 8K constituant plus que probablement la prochaine étape, avec ce téléviseur vous avez la certitude de faire un investissement sur l’avenir. Dans la mesure où, à l’heure d’écrire ces lignes, il est proposé au même prix à peu près que le Panasonic, c’est un réel choix à envisager !

Comment choisir votre TV 65 pouces ?

Vous vous lancez dans l’achat d’une TV 65 pouces ? Mais dans ce secteur florissant où l’on en rencontre pour tous les prix (enfin, surtout tous les hauts prix), quels sont les critères à observer avant d’effectuer un choix?

La qualité de l’image

On peut évaluer la qualité de l’image à plusieurs critères. Cela comprend le respect des couleurs ainsi que le taux de contraste, la linéarité des niveaux de gris et la température des couleurs.

Le respect des couleurs est mesuré par le delta E, qui est une mesure de différence entre deux couleurs. Plus le delta E est faible, et moins l’écart est visible. En-dessous de 3, seul l’oeil expert parvient à détecter la différence. Par contre, il n’y a pas de secret à ce niveau, vous devez, comme je l’ai fait, consulter les tests d’experts pour obtenir cette mesure.

La linéarité des niveaux de gris est mesurée par les niveaux gamma et est moins cruciale, à moins que vous n’ayez un oeil vraiment exercé.

La température des couleurs, elle, a une incidence sur la précision de l’affichage des couleurs et leur.. chaleur. Je n’ai pas d’autre mot pour décrire cela !

À ces paramètres viennent s’ajouter les angles de vision qui peuvent jouer sur le rendu de l’image lorsque le spectateur n’est pas exactement en face de l’écran (les écrans Oled étant par essence moins touchés par ce problème que les écrans LCD).

Le temps de rémanence

Les téléviseurs sont également jugés sur leur temps de rémanence. Celui-ci mesure la rémanence – en millisecondes – durant laquelle une image censée avoir disparu persiste à l’écran.

Cette rémanence doit donc être minime pour ne pas avoir d’effet ghosting dans votre TV (une image fantôme persistante).

L’audio

C’est souvent au niveau de l’audio que les téléviseurs pèchent le plus, même si certains arrivent parfois à sortir leur épingle du jeu, comme j’ai pu vous le montrer dans cette sélection.

Les constructeurs cherchent malheureusement généralement à juste restituer correctement les voix, au détriment des fréquences plus graves. On en trouvera quand même avec barre de son intégrée et woofer, qui pensent à restituer les fréquences graves avec une fidélité plus ou moins grande.

Pour une expérience optimale, je vous recommanderais tout de même d’investir dans une barre de son ou un Home Cinéma dignes de ce nom (bah oui, si on se ruine pour avoir une belle image écran “géant”, autant que ça soit accompagné d’un bon son !).

L’ergonomie

L’ergonomie a une plus grande importance pour les téléviseurs modernes que sur nos vieilles TV à tube cathodique. Il faut ainsi prendre en compte l’interface utilisateur ainsi que la connectique (le nombre de ports HDMI, de sortie audio, de connecteurs USB, etc.).

Il faut également vérifier la possibilité de se connecter à Internet, la présence d’une ou de plusieurs télécommandes ainsi que leur ergonomie générale (par exemple, une télécommande rétroéclairée peut constituer un vrai plus si vous aimez vous faire des soirées cinéma dans le noir, et un micro intégré peut réellement vous simplifier la vie).

La connectique HDMI

La connectique des téléviseurs s’est simplifiée depuis l’avènement de l’HDMI. Il vous suffira donc de compter le nombre d’appareils que vous avez à brancher et de vous assurer que le modèle qui vous intéresse a suffisamment de prises HDMI.

Prévoyez un ou deux ports en rab si possible, au cas où vous voudriez faire évoluer votre installation. Les ports USB sont pratiques pour regarder des photos et des vidéos depuis une clé mais pas totalement indispensables.

Il en va de même pour les ports analogiques, à moins que vous ne possédiez des appareils anciens non HDMI comme une Nintendo Wii, par exemple.

Le design

Les télévisions (surtout haut de gamme) changent pas mal niveau design, les constructeurs commencent à considérer leurs produits comme des meubles qui ont besoin de s’intégrer parfaitement à votre intérieur.

De plus, la technologie Oled a permis d’adopter de nouvelles formes et une plus grande finesse. Par exemple, chez Samsung, on déporte la connectique dans un boîtier externe, ce qui permet notamment de camoufler les câbles pour un rendu plus épuré et de faciliter l’accès à la connectique de l’appareil.

Il ne faut pas non plus négliger la forme des pieds de votre téléviseur car vous devez penser à son intégration chez vous. Des pieds très larges sont parfois proposés, qui dépassent vite d’un meuble TV ordinaire…

Plus important encore, vérifiez qu’ils ne soient pas trop encombrants pour votre barre de son, si vous envisagez d’en connecter une.

Le clouding

Le clouding ou “effet nuage” est un défaut caractéristique des écrans LCD. Il est dû à un trop faible nombre de barres de leds, associé à un panneau diffuseur de lumière pas assez efficace, générant le plus généralement des nuages gris foncé sur fond noir.

Je vous recommande de vérifier si votre téléviseur ne souffre pas de ce défaut qui peut vite gâcher votre expérience visuelle s’il est vraiment prononcé. Aujourd’hui, seuls les écrans Oled (et plasma) sont totalement exempts de clouding.

En conclusion, quelle TV 65 pouces choisir ?

Si je ne devais, à l’heure actuelle, vous conseiller qu’un seul et unique modèle de TV 65 pouces, c’est sans conteste vers la Sony KD-65AF9 que je vous orienterais. Comme je l’explique dans mon comparatif, elle combine qualité d’image, qualité audio et innovation (comme la possibilité d’utiliser la TV comme une enceinte ou le contrôle vocal via les micros intégrés au téléviseur).

Néanmoins, dans la même gamme de prix, la LG 65C8 se défend bien. En fait, c’est surtout, finalement, au niveau design général et qualité de l’interface que se joue ici la concurrence (ma préférence allant, dans les deux cas, vers la TV de Sony).

Mais si votre budget est un peu plus restreint, la Panasonic TX-65FZ800 constitue le meilleur choix du moment en termes de TV Oled sous la barre des 3000€, tandis que la Samsung 65Q9FN sera particulièrement conseillées aux gamers, au vu de son retard d’affichage record.

À contrario, si votre budget le permet, pourquoi ne pas faire un pari sur l’avenir ? Une orientation vers la 8K peut alors être un choix judicieux (vous ne devrez pas réinvestir quand les premiers contenus 8K sortiront). Et dans ce cas, la Samsung 65Q900R constitue actuellement le meilleur choix, même si j’aurais tendance à vous dire qu’il vaut peut-être encore mieux vous tourner vers sa version 75 pouces pour en bénéficier pleinement.

Mentions honorables

LG 65B8 : sous la barre des 3000€, la LG 65B8 a le mérite d’avoir énormément de points communs avec la LG 65C8, si ce n’est qu’elle garde le processeur Alpha 7, moins performant, et qu’elle présente une luminosité moindre. C’est néanmoins un excellent investissement à ce prix.

Sony KD-65AF8 : si vous êtes tenté(e) par la gamme Bravia, ce modèle est une excellente alternative (bien qu’un peu moins performante, notamment en matière de retard à l’affichage) à celui que je vous propose, et tout en présentant un design plus classique. Il a également le mérite d’être disponible lui aussi sous la barre des 3000€.

LG 65B7V : parmi les excellents téléviseurs Oled abordables, ce modèle de LG doit également être pris en considération. Son processeur LG MP16+ ne concurrence pas le Alpha 9, mais, à nouveau, la différence de prix sensible en fait un excellent rapport qualité/prix.

Philips 65Oled973 : ce modèle présente du bon et du moins bon. Son design est exceptionnel, et la technologie Ambilight de Philips est réellement appréciable en termes d’ambiance, mais la barre de son intégrée dans son pied (et qui augmente considérablement sa taille) se révèle décevante, avec des basses non maîtrisées.

À propos de l'auteur

Morgane Mathieu

Morgane a obtenu un master en communication à l'université de Liège. Liseuse et rédactrice passionnée, elle consacre aujourd'hui sa plume aux catégories Beauté/Santé et Sport/Loisir chez Selectos. Elle est également maman de deux enfants, et elle s'y connait plus qu'un peu sur les meilleurs produits pour petits.

Laisser un commentaire

>