L’étiquette énergie des électroménagers se modernise au bénéfice du consommateur

Publié le 28 février 2021 

À partir de ce 1er mars, la nouvelle étiquette énergétique devient obligatoire, après une période de transition de 4 mois initiée en novembre de l’année dernière.
Destinée à mieux informer le consommateur, elle concerne, dans un premier temps, les réfrigérateurs, congélateurs et caves à vin, les lave-vaisselle, les lave-linge et les écrans (TV/ordinateur). Elle s’étendra ensuite progressivement sur d’autres catégories d’électroménagers.

 

Si vous avez récemment fait l’acquisition d’un électroménager, l’étiquette énergétique ne vous est certainement pas inconnue.

Apposée sur les appareils électroménagers depuis plusieurs années maintenant, elle reprend des informations cruciales comme sa consommation énergétique annuelle et son niveau sonore, entre autres, mais aussi et surtout, un classement de l’appareil selon une échelle allant du rouge au vert et une lettre de D à A+++.

Mais ça, c’était avant ! Car à partir de ce 1er mars 2021, cette étiquette se modernise, avec notamment l’apparition d’un QR code à scanner pour obtenir davantage d’informations.

 

Vers une meilleure information du consommateur

Le plus gros changement intervient sur la lettre attribuée à chaque électroménager. La mention “+”, qui prêtait à confusion, disparaît pour laisser place à une échelle simple de A à G. Un appareil de catégorie A+, qui semblait plutôt bon dans le passé, pourrait ainsi s’inscrire dans la catégorie C à partir d’aujourd’hui, ce qui incite nettement plus à réfléchir.

La consommation énergétique moyenne (en électricité et/ou en eau) sera, quant à elle, calculée différemment en fonction du type d’appareil concerné. Si on reste sur une moyenne annuelle pour les réfrigérateurs et congélateurs, ce chiffre sera désormais établi sur une base de 100 cycles de lavage dans le cas d’un lave-linge ou d’un lave-vaisselle, ou sur base de 1000 heures d’utilisation en mode standard en ce qui concerne les écrans. 

Ces données devraient se montrer plus parlantes pour l’acheteur, puisqu’il peut ainsi faire la comparaison directe avec ses habitudes de consommation. 

Le niveau sonore sera, de son côté, lui aussi classé selon une lettre de A à D, traduisant ainsi si le nombre de décibels est raisonnable ou non en fonction de sa nature. 

Enfin, des précisions supplémentaires pourront être affichées, comme la durée moyenne d’un programme économique dans le cas d’un lave-linge, par exemple.

Avec toutes ces informations en sa possession, l’acheteur aura ainsi toutes les cartes en main pour faire le meilleur choix possible.

 

… et une plus grande exigence

Cette modernisation de l’étiquette énergétique était nécessaire, tout simplement parce que les performances énergétiques qui étaient autrefois plutôt rares sont aujourd’hui devenues la norme. 

La classification établie anciennement s’est donc retrouvée dépassée, d’où l’ancien ajout des catégories A+, A++ et A+++ pour les appareils ayant dépassé les attentes de la classe A. Mais ce système a fini par prêter à confusion, puisqu’il a aussi impliqué la disparition progressive des lettres C et D, les plus basses dans le classement. On aurait donc pu croire qu’il ne restait que des appareils aux bonnes performances énergétiques en ne voyant plus que des A et B dans les magasins, alors que la réalité est toute autre. 

Les exigences sont donc désormais revues à la hausse, raison pour laquelle vous ne trouverez aucun appareil de catégorie A en magasin dans un premier temps.

En résumé, un passage de A à C pour un appareil ne signifie donc pas qu’il a perdu en qualité, mais simplement qu’en regard de l’évolution des performances énergétiques des appareils actuels, ce n’est pas (ou plus) le meilleur. 

Tout cela a bien évidemment comme objectif de réduire toujours plus la consommation d’énergie des européens, qui devrait baisser de 15% d’ici 2030.

 

Un changement progressif et destiné à s’étendre

Comme nous le disions, seules 4 catégories d’électroménagers sont concernées pour le moment : les réfrigérateurs, congélateurs et caves à vin, les lave-linge, les lave-vaisselle, ainsi que les écrans de télévision et d’ordinateur. 

Seront ensuite concernés les luminaires, puis les appareils créant de la chaleur comme les fours et taques de cuisson mais aussi les sèche-linge. 

Si tous les appareils électriques seront bien évidemment soumis à ce changement d’étiquette dans le futur, cela va néanmoins prendre encore quelques années avant que la transition ne soit finalisée. Ne vous étonnez donc pas de voir cohabiter les deux types d’étiquettes à l’avenir, en fonction du produit choisi. 

Dans tous les cas, le consommateur est, lui aussi, gagnant dans l’histoire puisque cette révision obligera probablement les constructeurs à revoir leurs prix à la baisse pour les appareils les moins performants. Une meilleure information et des économies directement dans la poche du consommateur ? La nouvelle ne pouvait que nous réjouir.

 

​​​​​​​​​​​​​​​​Son diplôme en communication et ses précédentes expériences professionnelles dans l’administratif ont développé chez elle un excellent sens critique et une rigueur exemplaire. Des valeurs indispensables pour analyser et comparer des centaines de produits avec objectivité. Maman de deux enfants, elle se sert aussi de son vécu pour évaluer la praticité des produits destinés aux tout-petits.