Comment choisir ses protections hygiéniques lavables : le guide ultime

Publié le 23 mars 2021 

Serviettes lavables, cup, culotte de règles ou encore tampon réutilisable, les solutions zéro-déchet ont clairement la cote ces dernières années. Pourtant, pas toujours facile de sauter le pas et de savoir vers quelle option se diriger !
Avec ce guide complet, nous espérons pouvoir vous aider à faire votre choix.

 

1 – La serviette hygiénique lavable

Qu’est-ce que c’est ? : Comme son nom l’indique, la serviette réutilisable se présente comme l’équivalent d’un modèle jetable, si ce n’est que, confectionnée en tissu, elle est lavable et peut donc être réutilisée.

Les modèles : Tout comme pour les serviettes jetables, elles se déclinent en plusieurs tailles et plusieurs niveaux absorption. Si on retrouve dans toutes les gammes des protège-slips, des serviettes de jour et des modèles de nuit, certaines marques proposent aussi des formats adaptés aux strings ou tanga, ou encore des modèles extra-larges et absorbants en cas de règles abondantes ou hémorragiques. 

Le design : Pour tenir parfaitement en place dans les sous-vêtements, les serviettes sont équipées de petites ailettes dotées de pressions. Ainsi, la fixation est assurée tout au long de la journée. Pas de panique : ces pressions sont imperceptibles. L’avantage ? Étant donné qu’elle n’est pas collée à la culotte, la position de la serviette est ajustable lors de la pose. Et, niveau esthétique, il y en a pour tous les goûts : si certaines marques font le choix de rester sobres, d’autres ne cessent de se renouveler en proposant des motifs et couleurs variés. 

L’entretien : Dans un premier temps, il est conseillé de rincer et éventuellement laisser tremper vos serviettes usagées dans de l’eau froide. Pour le premier rinçage, certaines marques proposent même des savons détachants spécifiques. Notre astuce : on peut éventuellement y ajouter une cuillère de percarbonate de soude, qui va lutter efficacement contre les taches. Ensuite, il suffit de les laisser sécher jusqu’à la prochaine machine. La plupart des modèles sont lavables à 60°C, mais certains préconisent plutôt une machine à 40°C pour préserver au mieux les tissus. 

De combien ai-je besoin ? : Tout dépend évidemment de la durée de votre cycle, de votre flux et donc de la fréquence à laquelle vous devez changer de protection. Une solution que de nombreuses femmes adoptent est d’opter pour seulement quelques exemplaires à relaver à la main et sécher pour être réutilisés directement durant le même cycle. 

La composition : En général, les marques optent pour des matériaux certifiés Oeko-tex Standard 100, soit garantis exempts de substances toxiques ou nocives. Les serviettes se composent de plusieurs couches pour une absorption optimale, ainsi que d’une protection imperméable en PUL pour éviter tout risque de fuite. L’idéal est de privilégier du coton bio, sûr et doux, pour la partie de la serviette en contact avec la peau. Et, bien sûr, favoriser la fabrication française et les approvisionnements en matières premières responsables est toujours un plus !  

La durée de vie : Si vous optez pour une marque proposant des produits qualitatifs et utilisez votre serviette en respectant au mieux les conseils d’utilisation, elle devrait pouvoir vous accompagner pendant pas moins de 5 à 10 ans.

Le prix : Globalement, les modèles proposés sur le marché coûtent entre 7 et 25 €/pièce. Tout dépend de la marque, des matériaux utilisés (certifiés bio ou non), de la taille ou du modèle choisi, etc.  

Le confort et la praticité : S’il est vrai que, comme c’est souvent le cas avec les serviettes jetables, il y a des chances que vous sentiez votre protection, le confort du tissu doux et respirant est clairement inégalable. On évite par la même occasion la rigidité, les frottements et le bruit occasionné par les protections en plastique. Les serviettes étant faciles à enlever et remplacer, il vous suffit de prévoir une petite pochette imperméable dans laquelle ranger les pièces utilisées lorsque vous êtes en vadrouille, pour ensuite simplement les sortir et les rincer une fois rentrée chez vous.

Nos recommandations : Dans notre comparatif, nous avons eu un coup de cœur pour la qualité d’absorption, des matériaux, de la fabrication et du design des serviettes de la marque française Plim. Mais si vous souhaitez tester ce type de protection sans casser votre tirelire, Imse Vimse propose des packs de 3 pièces à un prix très intéressant. 

En résumé : Au final, il s’agit d’une solution simple qui ne brusque pas trop les habitudes, étant donné que les serviettes réutilisables sont finalement fort similaires aux jetables. On apprécie particulièrement le confort du coton, la praticité pour se changer même dans des toilettes publiques et l’investissement raisonnable surtout si vous vous fournissez petit à petit.  

 

2 – La culotte menstruelle

Source : Fempo

Qu’est-ce que c’est ? : D’apparence et d’utilisation, elle est équivalente à un sous-vêtement classique, à simplement enfiler comme tel. Mais, bien sûr, elle s’équipe en plus d’un cœur absorbant qui récolte directement les règles dans la culotte. 

Les modèles : Culotte classique, culotte taille haute, shorty, bikini, tanga, ou même string, on retrouve dans certaines collections autant de choix que pour les dessous classiques. Notez que, chez certaines marques, chaque modèle correspond à un flux particulier (shorty pour flux abondant, culotte pour flux normal, tanga pour flux léger etc), tandis que chez d’autres, chaque modèle peut être décliné en plusieurs capacités d’absorption (shorty flux abondant, shorty flux normal, shorty flux léger etc). Pour les flux abondants, il est également possible de trouver des cyclistes et shorts. Et, depuis peu, on voit également apparaître des équipements de baignade avec protection ! 

Le design : Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le look des culottes de règles ne s’apparente pas nécessairement à celui des “culottes de grand-mère”. Si certains modèles misent avant tout sur le confort et la sobriété, d’autres n’hésitent pas à ajouter quelques touches féminines et élégantes (détails en dentelle, ceinture en voile,…). Enfin, il existe des culottes dotées d’attaches sur les côtés, qui permettent de les enlever et les enfiler sans retirer son pantalon ou ses chaussures ce qui est particulièrement pratique si vous devez vous changer au bureau ou à l’école. 

L’entretien : L’entretien des culottes est assez similaire à celui des serviettes. Dans un premier temps, il est recommandé de les rincer à l’eau froide après utilisation, jusqu’à ce que l’eau essorée soit claire. Vous pouvez ensuite les laver rapidement à la main si vous comptez la réutiliser durant le même cycle, ou bien attendre de la passer en machine. La plupart des marques conseillent d’opter pour un cycle délicat dans un filet à linge. L’idéal est ensuite de les laisser sécher à l’air libre.

De combien ai-je besoin ? : Si cela dépend bien entendu de votre cycle, votre flux et donc vos besoins spécifiques, il est souvent conseillé d’opter pour deux à trois culottes pour une journée (soit une ou deux pour le jour, et une pour la nuit). Si vous souhaitez faire une tournante durant le même cycle, l’idéal est de s’équiper pour deux jours ce qui laisse le temps aux premiers modèles portés de sécher avant leur réutilisation. D’ailleurs, si la majorité des marques annoncent une protection jusqu’à 12 heures, cette estimation est à remettre en perspective selon votre cycle. 

La composition : Comme pour les serviettes, l’idéal est d’opter pour des matières certifiées Oeko-tex Standard 100. Encore mieux ? Choisissez, si vous le pouvez, des culottes en coton bio certifié GOTS. Les culottes se composent typiquement d’une couche extérieure, d’un cœur absorbant et d’une protection imperméable. Beaucoup revendiquent également l’absence de nanoparticules d’argent : utilisées pour leurs propriétés antimicrobiennes, elles posent question pour la santé et l’environnement. Et, bien entendu, par souci écologique, l’idéal est de privilégier des matières premières et fabrications le plus locales possible. 

La durée de vie : À nouveau, tout dépend de la régularité à laquelle vous les portez et les lavez. Si vous en prenez correctement soin et respectez les conseils d’utilisation, la plupart des marques annoncent entre 5 et 7 ans d’utilisation. 

Le prix : De manière générale, comptez entre 25 et 50 € pour une culotte, en sachant que la moyenne tourne autour d’environ 32 € pour un modèle de qualité. Tout dépend des valeurs qui vous tiennent à cœur : fabrication française, matériaux certifiés Oeko-tex, coton bio, design élégant,…

Le confort et la praticité : Niveau confort, c’est une protection qui remporte souvent la palme d’or auprès des utilisatrices. La raison ? On n’a tout simplement pas l’impression de porter une protection ! Si vous avez des règles abondantes ou pour une utilisation sereine la nuit, pensez à vérifier que la protection absorbante remonte bien haut à l’avant et surtout à l’arrière de la culotte. Enfin, si vous ne tenez pas une journée complète avec une seule culotte mais n’appréciez pas devoir changer de protection au bureau ou à l’école, vous pouvez ajouter une serviette lavable à retirer en cours de journée dans la culotte, ou bien coupler son utilisation à celle de la cup ou d’un tampon. 

Nos recommandations : Si nous avons une préférence pour la composition bio, la fabrication française, le design élégant et le confort des protections Réjeanne et Elia Lingerie, les marques Modibodi, Thinx ou So’cup se distinguent par un prix plus abordable. Pour un flux abondant, nous vous dirigeons plutôt vers Loop, Marguette ou Modibodi. Pour plus d’informations sur les marques et les modèles, n’hésitez pas à vous référer à notre comparatif dédié

En résumé : Si le coût de départ peut peut-être en décourager plus d’une, ce type de protection offre pour beaucoup un confort vraiment incomparable on en viendrait (presque) à oublier qu’on a nos règles. La modularité qui entoure son utilisation (de pair avec un tampon, une cup ou même une serviette) est également appréciable. 

 

3 – La coupe menstruelle 

Qu’est-ce que c’est ? : Au vu du vif succès qu’elle a rencontré ces dernières années, plus vraiment besoin de la présenter. Mais, pour la forme, rappelons que la cup est une protection intra-vaginale qui récolte le sang comme le ferait un tampon, si ce n’est qu’il est récupéré dans la coupe et non pas absorbé. 

Les modèles : Les cups ont typiquement une forme arrondie, qui peut évoquer celle d’une ampoule, mais d’autres optent plutôt pour un format semblable à un entonnoir. Le tout est de pouvoir trouver un modèle confortable et ergonomique selon la forme et la position de votre vagin. La plupart des marques proposent entre deux et quatre tailles : la petite est plutôt destinée aux femmes de moins de 30 ans et/ou qui n’ont jamais accouché, alors que la grande est spécifiquement conçue pour les plus de 30 ans, les femmes qui ont un flux abondant et/ou qui ont déjà accouché par voie basse. 

Le design :  Sur la plupart des modèles, on retrouve des petits trous sur le haut, qui permettent à la fois d’éviter les fuites et de neutraliser l’effet ventouse pour un retrait aisé. Certains s’équipent de graduations, au cas où vous devriez surveiller vos pertes. Enfin, outre leur forme, ce qui les distingue le plus est la tige : conçue pour faciliter le retrait en vous guidant jusqu’à la coupe, elle est plus ou moins longue (ou parfois inexistante pour les plus aguerries), et peut prendre différentes formes (anneau, boule, stries,…). 

L’entretien : Vous devez, avant la première utilisation et entre chaque cycle, stériliser votre cup dans de l’eau bouillante afin de s’assurer de sa propreté. Beaucoup de marques assurent que, pendant vos règles, vous pouvez simplement la vider et la nettoyer rapidement avant de la remettre en place, utilisant ainsi une seule et même cup pendant tout votre cycle. Mais attention : certains spécialistes conseillent plutôt de stériliser la cup entre chaque utilisation. Notez enfin que les coupes dotées de trous de très petite taille ou de graduations sont parfois un peu plus compliquées à nettoyer correctement. 

De combien ai-je besoin ? : Du coup, si vous souhaitez miser sur la prudence, l’idéal est d’avoir deux ou trois exemplaires. Ainsi, vous pouvez aisément restériliser l’une pendant que vous portez l’autre, et vice-versa. Par ailleurs, notez qu’il est nécessaire de vider ou changer de cup toutes les 4 à 6 heures maximum. 

La composition : Aujourd’hui, la plupart des modèles sont fabriqués en silicone médical, qui est apprécié pour sa longue durée de vie et son aspect hygiénique. L’idéal est d’opter pour un silicone catalysé au platine plutôt qu’au péroxyde, qui le rend plus durable et plus sûr. Malheureusement, il est assez difficile d’avoir accès à cette information. Il existe aussi des modèles en caoutchouc (qui est bien souple et neutralise efficacement les odeurs) ou en thermoplastique (hygiénique et sans danger pour la santé). L’idéal est qu’elle soit souple, sans l’être trop…

La durée de vie : Utilisée dans de bonnes conditions, la cup s’utilise jusqu’à 10 ans ! Autant dire que l’investissement est en toute logique clairement rentabilisé.

Le prix : Le prix d’une coupe menstruelle varie globalement de 8 à 30 € selon la marque et le modèle. 

Le confort et la praticité : Au niveau de la mise en place et du retrait, une période de familiarisation avec le concept de quelques usages (voire cycles) est souvent nécessaire. Généralement, il est essentiel d’être à l’aise avec son corps et son anatomie pour que l’expérience se passe au mieux. Mais, pour les converties, le confort est de mise : bien placée, la cup sait se faire oublier. Par contre, il peut être un peu contraignant de la vider au bureau ou dans un lieu public : l’accès à un lavabo est clairement nécessaire. Enfin, pensez à vous renseigner si vous avez un stérilet : voyez avec votre médecin les risques potentiels d’un déplacement causé par l’effet ventouse. 

Nos recommandations : Dans notre comparatif, l’OrganiCup  a remporté la première place grâce à sa simplicité, son efficacité et son design confortable. La coupe MeLuna peut être un bon choix pour les adeptes de polyvalence, alors que la Diva Cup se distingue par sa forme plus fine et allongée. Si vous préférez consommer local, la cup de Lamazuna a tout pour plaire. 

En résumé : Au final, cette option qui a déjà su séduire de très nombreuses femmes se montre particulièrement pratique grâce au peu d’exemplaires à se procurer et sa durée d’utilisation qui la rend rapidement rentable. Par contre, elle est à utiliser avec les précautions propres aux protections intra-vaginales en tête, et demande une bonne connaissance et aisance avec son corps pour une utilisation sereine.  

 

4 – Le tampon lavable

Source : ImseVimse

Qu’est-ce que c’est ? : Tout comme pour la serviette hygiénique, l’utilisation d’un tampon réutilisable est identique à celle d’un tampon conventionnel. La différence, c’est qu’il est constitué d’un bout de tissu roulé sur lui-même et d’une cordelette pour maintenir le rouleau en place et faciliter le retrait. S’il est un peu moins plébiscité que les solutions déjà évoquées, il n’en reste pas moins une option simple pour les adeptes de tampons. 

Les modèles : Rien de particulier à signaler ici : différents niveaux d’absorption sont tout simplement proposés. Le tout se montre plus ou moins équivalent aux tampons jetables en termes de forme et d’épaisseur. Mais dans ce cas-ci, c’est à vous de rouler votre tampon à la main avant son utilisation. 

Le design : S’il existe de simples tampons neutres, d’autres s’habillent de motifs colorés. Mais, au vu de leur utilisation, c’est une caractéristique qui nous semble au final assez peu nécessaire… Par contre, il est intéressant de noter que les tampons réutilisables se mettent en place sans l’aide d’un applicateur. Si cela vous semble compliqué ou inconfortable, sachez qu’il existe des applicateurs réutilisables. Attention, cependant, à les utiliser de manière hygiénique. 

L’entretien : Rien de nouveau ici. Comme les serviettes et les culottes, vous pouvez les rincer à l’eau froide dans un premier temps, pour ensuite les passer à la machine à 60°C. 

De combien ai-je besoin ? : Une fois de plus, tout dépend évidemment de vos besoins. De manière générale, si l’on compte que l’on peut porter une protection interne durant 4 à 6 heures maximum et qu’il est donc préférable d’utiliser une protection externe pour la nuit, il faudrait minimum deux ou trois tampons par jour. 

La composition : La composition des tampons est on ne peut plus basique, puisqu’il s’agit d’un simple morceau de tissu. Préférez bien entendu un coton certifié sans substances toxiques (Oeko-tex Standard 100), voire idéalement bio. 

La durée de vie : Si jusqu’à 10 ans d’utilisation sont annoncés, certaines marques assurent qu’ils peuvent réellement être utilisés indéfiniment ! 

Le prix : Même s’il est encore difficile de comparer les prix et obtenir une moyenne au vu du choix restreint sur le marché, les tampons disponibles en ligne reviennent de 2,50 à 3 € la pièce (selon leur taille et leur niveau d’absorption). 

Le confort et la praticité : L’avantage du tampon réutilisable est qu’il s’utilise (presque) comme un tampon classique. Du coup, pas besoin de trop changer ses habitudes (contrairement à la cup, qui s’avère être un principe fort différent à découvrir). La longueur de la cordelette est aisément ajustable à vos préférences, afin de s’assurer un retrait confortable. 

Nos recommandations : Cette alternative étant encore peu présente sur le marché, ce sont surtout les tampons de la marque suédoise Imse Vimse que l’on retrouve en ligne. Confortables, bien absorbants, rapidement rentabilisés et confectionnées en coton bio, ils convainquent les utilisatrices qui les ont testés. 

En résumé : C’est une alternative facile et intuitive aux tampons conventionnels qu’on connaît si bien : pas de grand changement dans les habitudes, si ce n’est que les tampons sont lavés et réutilisés, et non pas jetés. 

 

5 – L’éponge menstruelle

Source : Moon Times

Qu’est-ce que c’est ? : L’éponge menstruelle est sans surprise une éponge à insérer dans le vagin, tout comme on le ferait avec un tampon ou une cup. Elle doit préalablement être imbibée d’eau. 

Les modèles : Plus que des modèles, on retrouve sur le marché des variétés et tailles différentes. 

L’entretien : Il est conseillé de rincer l’éponge utilisée d’abord à l’eau chaude, puis à l’eau froide. Vous pouvez la désinfecter régulièrement en la laissant tremper dans de l’eau avec des huiles essentielles (de tea tree par exemple).

De combien ai-je besoin ? : On ne le répètera jamais assez : tout dépend de votre flux et de l’utilisation que vous souhaitez en faire. En pratique, étant donné qu’il s’agit d’une protection interne, il est déconseillé de la garder plus de 4 à 6 heures. 

La composition : L’éponge menstruelle se compose… d’éponge naturelle, tout simplement. Théoriquement, les éponges sont correctement nettoyées et purifiées, voire blanchies. Cependant, certains spécialistes restent très sceptiques, et doutent de l’innocuité d’une telle protection : on retrouverait des résidus de sable, des bactéries ou même des moisissures dans certains exemplaires. Si nous tenons à souligner que ces retours semblent se baser sur des études menées dans les années 80 (et donc potentiellement peu représentatives de l’état actuel des choses), les informations relatives à ce type de protection restent assez floues et controversées, ce qui n’est pas nécessairement rassurant. 

La durée de vie : Les avis diffèrent sur la toile. Si certains parlent de quelques mois voire quelques utilisations seulement, d’autres affirment qu’elle peut être utilisée plusieurs années. L’avantage est que, coupée au-dessus de la racine, l’éponge repousse dans son milieu naturel, ce qui en fait une solution clairement durable et renouvelable. Son caractère réutilisable semble par contre plutôt limité. 

Le prix : Le prix semble varier entre 5 et 10 € la pièce environ. 

Le confort et la praticité : Selon les utilisatrices ayant adopté cette solution, l’éponge est vraiment très confortable une fois correctement mise en place. Étant donné qu’elle est souple, elle s’adapte parfaitement à chaque vagin. Par contre, c’est au niveau de la praticité que le bât blesse : il s’avère parfois bien difficile de retirer une éponge imbibée de sang sans en mettre partout… Lorsque l’on n’est pas chez soi, on retrouve la même contrainte que la cup : il faut absolument un accès à un lavabo pour retirer (et dans ce cas-ci, aussi mettre) sa protection.

Nos recommandations : Au vu du peu d’études et d’informations sur le sujet et des controverses quant à leur utilisation, nous préférons, dans le doute, ne pas vous recommander ce type de protection menstruelle. 

En résumé : Au final, si ce type de protection est plutôt prometteur sur papier, il ne semble pas être le plus pratique qui soit lors de l’utilisation. Et, au vu du manque de retours et d’études sur le sujet, nous vous conseillons plutôt de vous diriger vers un autre type de protection en attendant, en tout cas, de peut-être voir le débat s’éclaircir dans les prochaines années…

 

Un entretien finalement peu contraignant

Étant donné que le lavage est réellement le critère central des protections réutilisables, nous reprenons brièvement quelques informations et conseils pour un entretien au top.

En ce qui concerne les serviettes, tampons et culottes (soit les protections en tissu), il est recommandé de ne pas utiliser d’adoucissant ou de savon gras (type savon de Marseille). Sur le long terme, ceux-ci risquent en effet de boucher les fibres du tissu, sabotant ainsi le pouvoir d’absorption de la protection. 

Pour booster ce dernier, il est d’ailleurs conseillé de laver deux fois la serviette ou culotte avant la première utilisation. Si certains spécialistes estiment qu’un lavage à 60°C est idéal pour une hygiène irréprochable, d’autres assurent qu’un passage en machine à 40°C est suffisant, et permet en plus d’épargner les protections et de leur garantir une durée de vie potentiellement plus importante. Attention, les culottes, plus délicates, doivent être lavées sur cycle doux. 

Le premier rinçage d’une protection utilisée doit toujours se faire à l’eau froide, afin d’éviter de “cuire” le sang. Pour minimiser les taches, vous pouvez utiliser du percarbonate de soude (soit en trempage avec de l’eau avant la machine, soit directement “en vrac” dans le tambour de votre machine à laver). 

Enfin, une fois vos protections rincées une première fois, vous pouvez évidemment les passer en machine avec votre linge normal !

Une fois lavées, il est conseillé de les laisser sécher à l’air libre : évitez donc au possible le sèche-linge ou le radiateur même s’il est vrai qu’une protection en coton dotée de plusieurs couches absorbantes peut mettre jusqu’à plus d’une journée complète à sécher entièrement naturellement. 

 

Un rappel essentiel sur le Syndrome du Choc Toxique

Impossible de parler de protections périodiques sans parler du syndrome du choc toxique (SCT). Pour rappel, le SCT est provoqué par une bactérie, le staphylocoque doré. Bien que très rare, il peut avoir des conséquences dangereuses, voire parfois mortelles.

Selon de nombreux chercheurs, il serait intimement lié au port trop prolongé d’une protection intra-vaginale. En effet, le maintien du sang dans le corps serait à même d’augmenter le risque du développement de la bactérie. Donc, que vous portiez un tampon classique, un modèle bio ou réutilisable, une cup ou encore une éponge menstruelle, les risques sont vraisemblablement équivalents. 

D’ailleurs, d’après une étude menée par l’Anses sur le sujet, la composition des protections n’entrerait pas en ligne de compte : les substances controversées, trouvées dans les tampons notamment, n’auraient pas d’incidence sur le développement de cette bactérie en particulier. Mais, malgré cela, l’Agence appelle les marques à donner des informations plus claires et des consignes d’utilisation précises afin que les consommatrices aient toutes les cartes en main pour éviter tout risque. 

Si cela ne doit pas nécessairement vous décourager d’utiliser ce genre de protections si elles vous conviennent particulièrement, nous insistons tout de même sur le fait qu’il est vivement déconseillé de les porter pendant plus de 4 à 6 heures, et qu’il est donc préférable de les éviter durant la nuit. Et, bien entendu, les règles basiques d’hygiène (comme se laver les mains avant et après l’application) sont toujours de mise. 

 

Bref, des solutions pour tous les goûts

Au final, les protections réutilisables s’adressent vraiment à tous les profils. Quel(le)s que soient vos préférences, vos habitudes ou encore votre budget, vous devriez pouvoir trouver une solution qui vous convient parmi les options aujourd’hui accessibles sur le marché. 

Si le changement est logiquement bénéfique pour la planète et pour notre santé, beaucoup sont également impressionnées par le confort gagné par rapport aux protections conventionnelles.

Enfin, si la nécessité d’entretenir les protections plutôt que de simplement les jeter peut paraître contraignante au premier abord, il s’agit tout simplement d’une question d’habitude : la clé est d’instaurer une nouvelle routine dans votre quotidien.

Et, si pour une raison ou une autre, il vous est difficile de vous passer de protections jetables, vous pouvez toujours opter pour des alternatives réutilisables pour certains jours ou quelques occasions seulement. Bref, n’hésitez pas à vous lancer !   

 

Êtes-vous prête à sauter le pas ? Utilisez-vous déjà des protections lavables ? Quel type remporte votre préférence ? N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire ! 

 

​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Dotée d'un esprit très critique, cette récente diplômée en Langues et Littérature est particulièrement sensible à la composition et à l’origine des produits. Que ce soit pour prendre soin de vous ou de vos animaux de compagnie, on peut lui faire confiance pour vous proposer des sélections clean et responsables.