6 précautions à prendre pour réaliser des cosmétiques maison sûrs et réussis

Publié le 20 juin 2021 

Alors que le DIY gagne toujours plus en popularité en cosmétique, aussi bien pour des raisons écologiques que de santé, il est important de rappeler que certaines précautions sont de mise pour réaliser de façon sécuritaire des produits sûrs pour la peau.
Voici donc nos conseils et recommandations à découvrir avant de vous lancer dans la confection de vos produits de soin et d’hygiène.

1 – Choisir des recettes fiables

Pour débuter en DIY, l’essentiel est de pouvoir se diriger vers des recettes testées, vérifiées et éprouvées. S’il est tout à fait possible de trouver son bonheur sur certains blogs, nous vous conseillons, dans un premier temps, d’opter pour un livre plus complet, qui pourra vous informer sur les méthodes et ingrédients en plus de proposer des recettes.

Si vous avez des connaissances dans votre entourage qui pratiquent déjà le DIY (avec de bons résultats!), n’hésitez pas à leur demander de partager leurs recettes, astuces et références. Sinon, si vous recherchez un livre en ligne, jetez un coup d’œil aux retours utilisateurs : ils sont les mieux placés pour vous donner une bonne idée de ce que valent les recettes dans la pratique. 

Pour être sûr(e) de votre coup, vous pouvez également comparer les différentes recettes proposées pour un même produit, afin de vous assurer qu’elles soient à peu près identiques et donc en toute logique efficaces. 

De notre côté, nous avons un coup de cœur pour l’ouvrage très complet Adoptez la Slow Cosmétique” de Julien Kaibeck. En plus de proposer quelques recettes, il est riche en informations pour mieux comprendre les ingrédients et actifs utilisés dans les cosmétiques naturels et bio. Pour une référence un peu plus résumée et digeste, “Le Guide Visuel de la Slow Cosmétique”, du même auteur, peut être une bonne solution.

Aroma-zone, véritable référence dans le DIY, propose également de nombreux livres de recettes (en plus de dizaines de fiches disponibles sur le site internet), dont le plus global “100 recettes de cosmétiques maison”, idéal pour commencer et toucher un peu à tout. 

En ce qui concerne la fabrication plus complexe des savons, l’ouvrage de Aline Prévot, “Savons naturels à faire soi-même”, a déjà conquis pas mal d’utilisateurs. 

 

2 – Opter pour des matières premières de qualité

Pour un résultat non seulement sûr mais aussi efficace, il faut pouvoir se fournir en ingrédients de base de qualité. Dans le domaine, la marque belge Bioflore frappe fort : labellisée bio, répondant aux valeurs de la Slow Cosmétique et caractérisée par des prix abordables, elle propose de très nombreux produits, des huiles essentielles aux huiles végétales en passant par des poudres ou encore du beurre de karité et du gel d’aloe vera

Les débutant(e)s peuvent également éventuellement se diriger vers ses bases neutres, à personnaliser en toute simplicité selon ses envies et ses besoins le tout sans passer par une élaboration de produits ultra-complète. 

Bien sûr, vous pouvez également vous rendre dans une herboristerie locale, où vous pourrez en plus discuter avec un(e) spécialiste. 

Outre leur qualité, il est bien entendu essentiel de se renseigner sur les propriétés des ingrédients choisis. Vérifiez donc quels sont leurs bienfaits, risques potentiels, concentrations maximales, etc. avant toute utilisation.

 

3 – Nettoyer et stériliser son matériel

Pour éviter toute contamination ainsi que le développement de bactéries, la désinfection ou stérilisation de votre matériel est une étape à ne surtout pas négliger. Il est donc important de nettoyer vos contenants, moules et tous vos ustensiles (éprouvette, fouet, doseur…), mais pas que : votre plan de travail doit lui aussi être d’une propreté impeccable, tout comme vos mains (pensez à bien les relaver entre chaque étape).  

Vous pouvez nettoyer votre matériel en le plongeant dans de l’eau bouillante, ou bien en le lavant avec de l’alcool à 90°. Pensez tout de même à bien vérifier que vos accessoires soient compatibles avec l’une ou l’autre de ces méthodes. 

Enfin, il va sans dire que tout le matériel utilisé doit être parfaitement nettoyé une fois votre séance de fabrication terminée. 

 

4 – Porter un équipement de protection

Si certaines recettes consistent en de “simples” mélanges totalement sûrs, d’autres fabrications résultent de réactions chimiques potentiellement dangereuses, comme c’est le cas du principe de saponification avec de la soude caustique qui peut causer de sévères brûlures en cas d’incident. 

Si vous souhaitez réaliser ce genre d’opération, pensez à vous protéger adéquatement à l’aide de gants, de manches longues, d’un tablier et de lunettes de protection, voire même un masque pour éviter de respirer des poudres ou volutes indésirables. Pour des questions d’hygiène, certains conseillent également de porter une charlotte.

 

5 – Tester le produit fini avant utilisation

Si cela paraîtra à beaucoup une recommandation évidente, nous tenons tout de même à insister sur ce point. Si personne n’est à l’abri d’une réaction ou irritation suite à l’utilisation d’un produit fini commercialisé et donc analysé et testé, cela est d’autant plus vrai avec des produits maison. 

En effet, une petite erreur de dosage reste possible, avec pour résultat potentiel un soin pas suffisamment doux pour la peau. Nous vous conseillons également d’être particulièrement attentif(ve) aux ingrédients réputés plus allergisants, comme les huiles essentielles ou le bicarbonate de soude (typiquement utilisé dans les déodorants), par exemple. 

Vous pouvez donc non seulement tester votre produit terminé dans le creux de votre coude, mais rien ne vous empêche de réaliser ce même test avec les ingrédients que vous comptez utiliser avant de vous lancer dans la confection du soin en question : vous éviterez ainsi une éventuelle mauvaise surprise. 

En toute logique, si vous ne remarquez pas de réaction dans les 48 heures suivant l’application, votre soin devrait vous convenir. 

Bien entendu, il est nécessaire d’être d’autant plus prudent(e) si vous réalisez des produits destinés à être utilisés par un enfant ou une femme enceinte ou allaitante. 

 

6 – Bien conserver ses produits

Pour conserver au mieux et le plus longtemps possible vos produits, une première solution est d’ajouter à votre préparation un conservateur naturel. Ainsi, la vitamine E est idéale pour éviter à vos préparations huileuses de rancir, tandis que l’alcool benzylique permet de conserver les produits à base d’eau souvent plus difficiles à stocker longtemps.  

Vous pouvez en outre ranger certains produits au réfrigérateur, et veiller bien entendu à les conserver, dans tous les cas, à l’abri de la lumière. Si vous venez à remarquer le moindre changement d’aspect ou d’odeur, n’utilisez plus votre soin.

Enfin, certains spécialistes conseillent de produire vos cosmétiques en petites quantités seulement  : puisqu’ils seront plus rapidement utilisés, vous devrez être un peu moins attentif(ve) à leur durée et leur condition de conservation.

 

Mais encore…

Pour commencer et/ou en cas de doute, l’idéal peut être de se lancer dans un premier temps dans la fabrication de cosmétiques assez “simples” en évitant par exemple la production de savons ou shampoings, obtenus par réaction chimique. Certains produits de protection, comme la crème solaire, sont aussi à laisser, par prudence, aux professionnels. 

Pour conclure, il est bien entendu important de suivre scrupuleusement les recettes, surtout lors de vos premiers essais. Et, avec toutes ces recommandations en tête, vous devriez pouvoir créer vos cosmétiques en toute sécurité !

Êtes-vous prêt(e) à vous lancer ? Ou réalisez-vous déjà vos propres cosmétiques ? N’hésitez pas à partager vos conseils et astuces en commentaire !

 

Tamara Conrod

​​​​​​​​​​​​​​​Dotée d'un esprit très critique, cette récente diplômée en Langues et Littérature est particulièrement sensible à la composition et à l’origine des produits.


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